LE BLOG DE DANI D'ART

21 septembre 2018

Cure thermale a saujon du 4 au 25 Août 2018 (suite et fin)

Cette année 2018, la cure a changé, un air fané, un petit coup de vieux, je n’ai plus la joie de retrouver les bouquets fleuris, toutes mes amies, les femmes savantes, ont disparu avec leurs réponses à toutes mes questions, me laissant seule avec mes pensées qui tournent en rond...

Le mois d’Août ne me réussit pas, un paysage qui ne ressemble pas à celui de juillet auquel je suis habituée. Une population inconnue, un désert affectif, il faudra bien que je m’y habitue, pour cette année, je n’ai plus l’impression d’être à Saujon...la chaleureuse.

Pourtant, les commerçants sont à leur place, toujours aussi gentils, « c’est sympathique de revenir tous les ans nous dire bonjour et ...accessoirement faire une cure » !   

Un restaurant qui a remplacé l’ancien, je regrette que les patrons soient partis sans me dire au-revoir, ces patrons qui avaient fait l’objet de nombreux écrits... des projets fabuleux de retrouvailles…un jour de banquet, sous la tonnelle...

C’est très bizarre, cette année, rien n’est à sa place, le spleen me colle à la peau. Curieux de me sentir si triste, comme à l’instant de poser un point final à une histoire affectueuse qui a fait beaucoup de rencontres, de remerciements, d’internautes ravis de trouver ce qu’ils cherchaient sur la cure : le Blog prend du galon, Madame merci j’ai tout trouvé sur votre Blog, je m’inscris. Quels soins dois-je faire ? il a fallu du temps pour faire comprendre que je n’étais pas Médecin et le tandem Angèle/Danielle, je vous adresse à l'Infirmière,  a fonctionné à merveille.

Brassens a chanté « parlez-moi de la pluie, parlez- moi du gros temps, l’orage a servi de décor à Mary de Saintes, qui a découvert sous la pluie le Blog et Saujon, une amitié est née ce soir là.

Même les canards ne me reconnaissent plus, ils ne peuvent pas avoir oublié toutes mes confidences, la Seudre s’en ai régalé...

 

 REFLEXIONS

Parfois, trop émue, je fais tomber des mots

Je les retrouve dans le ruisseau,

Je ne les reconnais plus

J’ose mentir, ils ne sont pas à moi.

Aussitôt je me reprends,

Je m’explique, je ne les comprends plus

Changement de nationalité ?

Ils deviennent du Charabia

Qui me terrorise.

Quel est le mot, quelle est la phrase 

Qui m’ont bousculé ?

Et je m’inquiète parfois, de comprendre

Qu’une rumeur qui surgit, peut s’installer entre vous et moi.

            Tous mes vœux, pour que l’année prochaine, soit plus riante

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04 août 2018

CURE Thermale A SAUJON du 4 au 25 Août 2018

         

 Prologue,

 

Au-Revoir SAUJON, je quitte la cure dans une grande agitation, impossible de saluer tous les soignants, alors je fais l’impasse sur une partie de mes soins.Cette Cure Thermale de l’année 2018 a eu un petit goût de manque, d’inédit, d’unique, les joues bien  roses grâce aux nouvelles chemises Fuchsia des soignants, une chaleur caniculaire qui se moque de moi quand je passe rue Carnot, « ta valise est chez les Militaires à Rochefort » pour certaines privilégiées comme moi, ma valise s’est fait la malle, elle est passée incognito d’un train à l’autre avec l’aide d’un farceur de la SNCF. Pour ça ils ne sont pas en grève...

Je suis effondrée, ma valise n’est pas une simple valise, linge de jour, de nuit, linge de cure, dossiers pour faire travailler les curistes etc.…du sel, du poivre pour cuisiner

Le premier jour je rencontre Mr le Président du Directoire. Toujours avec ses bottes de sept lieues, réelles où virtuelles, il me lance, alors, la cure,  ça va ?

Pas de problème, à part ma valise qui fait du tourisme à Rochefort, et les curistes de plus en plus nombreux, 

Nous ferons face où ... la piscine est là ...

 Je n’ai pas réussi à lui parler d’un atelier d’Écriture exceptionnel, que j’avais soigneusement préparé.

Ce sera pour un certain jour de l’année prochaine, priorité accordée...je l’espère.

 Après cette fatigue du retour, je rédigerai le compte-rendu de la cure, cuvée 2018.

                                         Mon bon souvenir à Tintin !

 

 

Docteur DUBOIS, la couverture de votre livre baigne déjà dans la sérénité, plus qu’un pas et je serai encore là pour vous accompagner vers la guérison...de vos curistes, c’est mon plus cher souhait...

 

Merci pour votre gentille Dédicace.

                            Paris le 30 Août 2018

 

                                   DANIDAR

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03 août 2018

UNE SEMAINE EN ALSACE

Le destin m’accompagnait cette semaine-là,

Je découvre, l’Alsace et Toi !

 

L’école maternelle

A cette époque nous habitions à Boulogne-Billancourt, près de la Place Marcel Sembat, un petit appartement de deux pièces. Nous étions trois, Francis, moi et un petit garçon, Olivier.

Olivier fréquentait l’école maternelle, tout près, je l’accompagnais le matin sans qu’il se fasse prier. Les Maitresses avaient instauré un rituel pour l’heure des mamans.

Les enfants ! les enfants !  on arrête de jouer, on range tout dans les boîtes, c’est l’heure des mamans… Mot magique, les enfants courent dans toute la pièce, en un temps record, plus rien ne traine. Chut ! dit la maitresse, on s’allonge sur le matelas, on ferme les yeux et on écoute la jolie musique.

A l’extérieur les mamans attendent leur petit trésor, beaucoup de monde dans ce couloir étroit, je bouscule une dame très souriante, alors vous venez chercher votre petite Fille ?

Non c’est un petit garçon, Olivier.

C’est drôle s’écrie la maman, le mien aussi s’appelle Olivier.

Le jeune OlivierK sort le premier, son visage s’éclaire dès qu’il aperçoit sa maman, le mien vient juste, derrière, j’ouvre les bras, il court… 

Tu as passé une bonne journée ? petit grognement, et la musique classique à l’heure des mamans, c’était quoi aujourd’hui ? Olivier pose son index sur la tempe droite, réfléchit et s’écrit, je sais, c’est une musique qui s’appelle comme un fromage… tu en es sûr ? OUI ! et je comprends tout à coup, tu veux dire la Walkyrie de Mr Wagner ? Oui c’est ça et il sautille tout content.

Donc, ce jour-là, la Vache qui rit, avait été faire un tour au concert de l’École maternelle. Les mamans ont bien ri !  Et moi aussi. 

Arlette, la maman d’Olivier K, est plutôt d’humeur joyeuse, elle ne travaille pas, moi pas encore. Olivier K aura bientôt un petit frère et mon Olivier une petite sœur.

Il n’en fallait pas plus pour devenir amies, pendant que les enfants engloutissent un

pain au chocolat, au jardin, nous bavardons, invitations à dîner, échanges de recettes…. 

Arlette me parle beaucoup de Struth, village en Alsace à 50 kms de Strasbourg, où ils ont une maison de Campagne.

Le spleen s’est installé en moi, et

Arlette m’invite à passer une semaine en Alsace 

pour me reposer, pour découvrir la région.

 

A cette époque, le jeune Olivier avait 13 ans environ et moi 39 ans. Je le connaissais depuis toujours, son humeur joyeuse, son rire communicatif faisait de lui un compagnon de jeu idéal. Il connaissait l’Alsace, la campagne, les arbres, les champs, moi je ne connaissais que les vacances à la plage ; il deviendra donc mon guide préféré pendant cette semaine alsacienne.

Nous arrivons à Struth, on décharge la voiture, petit diner léger et installation dans ma chambre. J’enfile un pyjama neuf, vert émeraude en satin Arlette vient me souhaiter une bonne nuit, tu verras on dort très bien ici, aucun bruit ; oui ne t’inquiète pas, je me lève très tôt, je déjeunerai et j’irai marcher sur le champ. A vrai dire je ne sais pas très bien ce que représente le champ ….

De bon matin, l’air est très agréable, je marche, je regarde les arbres et tout à coup, je trébuche sur une puanteur dégueulasse, ignoble, je crie « au secours » je ne peux plus avancer, ni reculer, je suis piégée, je n’ose pas baisser les yeux de peur de découvrir l’horreur ! Tout le monde dort, je hausse le ton et je recommence « Au secours, « au secours » Et enfin le plus dégourdi de tous arrive, il a enfilé son pyjama à l’envers et mis les deux jambes dans la même jambe du pantalon, si bien qu’il arrive en sautillant, qu’est ce qui se passe danielle ? Regarde mes pieds et tu vas comprendre ! Olivier baisse les yeux, le spectacle de la bouse de vache déclenche un fou-rire monumental, il rit tellement qu’il tombe à genoux, moi je suis toujours avec la bouse aux pieds.

Enfin Olivier se décide à me prendre par la main, il m’accompagne à l’abreuvoir des vaches, je trempe mes pieds, il frotte avec une brosse, m’arrache la moitié de la peau et précise ne viens plus sur le champ ! j’en suis persuadée, c’est bizarre cette histoire, où est la vache qui a pondu la bouse ? mais enfin regarde devant toi, tu as le nez sur son cul !

Tu ne m’avais pas prévenue, de ton élevage de vaches,  elle est énorme, c’est immonde, tu lui donnes quoi à bouffer ? C’est la première vache obèse que je vois, je ne connais que les petites vaches mignonnes de dessins animés, sans bouse, tu comprends ça toi, le pur produit du terroir ? ce n’est pas compliqué si tu achètes une vache tu demandes garantie sans bouse, pas compliqué !

On se calme me dit Olivier, on va se réconforter avec un bon petit déjeuner et après je reprends tout, façon parisienne plus nulle que ça tu meures, jamais, j’aurais pu imaginer ton ignorance des choses de la campagne. On passera toute la semaine à t’apprendre comment vivre très simplement avec des vaches, à la campagne.

 Je t’explique notre voisin élève des vaches, il nous a demandé, étant donné que nous avons un très grand champ qui grimpe tout là-haut et pas de vaches, il souhaite donc que ses vaches viennent brouter toute la journée sur notre champ (pas fou le mec).

Ta naïveté à toi n’est pas mal non plus. Si j’ai bien compris ton voisin peut rester sur son champ, tranquille, jus de fruit, lecture, petite voisine, toi sur ton balai tu frottes le gazon tondu par ces dames en pestant « elles ont en fait des tonnes »

Mais ce n’est pas croyable le sans gêne à la campagne !

 Vivement que tu grandisses pour comprendre les choses de la vie…

 

 

Le tour de France Cycliste

 

Ce matin Olivier est très agité, il passe d’une chambre à l’autre en courant, il entre et sort à nouveau. Instinctivement je me tais, je fais signe à sa maman, c’est quoi ça ? Lui si bavard avec moi c’est le silence absolu.

Sa maman se rapproche de moi et chuchote : c’est le Tour !

Je vais tomber raide morte, Olivier participe au Tour de France en hurlant devant la télé, ; toutes les 2 mn il crie, avance ! roule ! je suis ton fan, Bernard Thévenet, je suis là, Eddy MERCKX disparaitra et tu seras Champion de France !

Comme il se doit j’enchaîne, en 30 secondes je deviens ton coach et près de toi, je hurle à mon tour : pédale,  avance, , je te le dis, tu as du plomb dans les mollets ! 

Je commence à baliser un peu, Olivier va exploser, ses joues rouges vont obliger les Pompiers à se déplacer. 

Comment nous sommes nous retrouvés tous les deux sur le Podium ?

Les lois du sport sont impénétrables.

 

 Les confitures d’Aline

 

Aline est la grand-mère d’Olivier. Elle est très gentille et tient bien son petit monde. Elle annonce demain ne trainez pas au lit, c’est le jour des confitures, on expliquera à danielle comment il faut procéder et surtout bien surveiller la mousse qui se forme au-dessus, le meilleur de la confiture destiné uniquement aux enfants, vous la gouterez!

 On utilise les fruits du verger, framboises, fraises, groseilles, sucre, cuisson, on passe le mélange dans un moulin spécial pour retirer les pépins. Ce moulin me fait penser au moulin à viande de ma grand-mère mais on ne me dit rien à voir !

Allez Danielle, essayer de tourner, c’est dur ! mais Olivier arrive, pousse-toi, on aurait dû installer une salle de sport dans le jardin …

La confiture cuit, Aline surveille la monté de la mousse, la confiture devient un nectar, que pour les enfants….Aline me prépare une petite assiette, je fonctionne à 1OO à l’heure pour trouver des adjectifs hors du commun, je goûte, je tombe en pamoison « Aline ! c’est divin, ce nectar sur mes lèvres est semblable au baiser du matin ! Autour de la table tout le monde se tait, à la campagne on ne connait pas la poésie mais il fallait qu’Olivier en rajoute : c’est qui le gars du baiser ?

 

Nous partons un jour à Saverne, très jolie ville, pour acheter de la viande et de la charcuterie alsacienne, délicieuse. 

 Le temps passe très vite, Olivier m’indique ses cachettes dans les arbres, il est d’une grande gentillesse et je promets de nous revoir à Paris.

 

Merci à toute la famille,  maintenant je connais Struth, sa campagne, ses habitants particuliers. Aujourd'hui, me dit-on, il n'y a plus de vaches à Struth, elles sont remplacées par des moutons, j'en suis contente pour Olivier, un sale boulot en moins ! quoique les moutons ???

Je me demande si ton épouse va te reconnaitre dans ce texte ?

Si non, Laeticia , je suis là pour te donner des explications, avec plaisir!

  

Je rentre  en train , des images plein les yeux, du Nectar sur les lèvres ! des fous-rires que j'ai peine à contenir !

 

 

 

DANIDAR

Paris le 3 Août 2018

 

  

 

 

 

  

 

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15 juillet 2018

PUBLIBOOK _ Editeur

 

Nous sommes ravis de lancer un concours d'écriture juste pour vous! Seuls les auteurs Publibook peuvent participer.

 

Avec pour thème "Femmes d'hier, pensées d'aujourd'hui", nous vous proposons d'écrire une Nouvelle inspirée d'une citation célèbre :

"L'acte le plus courageux, c'est encore de penser par soi-même. A haute voix" -

Coco Chanel.

 

 

COCO CHANEL

 

Rien ne laissait présager, qu’elle eut, au fil des ans, un aussi beau destin. Peut-être, sur son nom,  une interrogation « Gabrielle donnera la main au Bonheur, pour atteindre Chanel ?» une promesse à venir…une promesse bien présente.

Orpheline à 12 ans, à 18 ans elle apprend la couture auprès de sa tante. Ce Professeur improvisé, probablement au grand cœur, va lui donner le goût des belles étoffes, des vêtements confortables dans lesquels on se sent bien dans son corps, à l’aise dans ses mouvements. 

Elle met en valeur les sacs, le nouveau parfum de Chanel, la ballerine...

Modéliste et créatrice de mode, Coco révolutionnera le style, réussite fulgurante de sa Maison de couture.

Elle tient beaucoup à l’aisance des vêtements qui donnent une certaine grâce à celles qui les portent, et projette au-delà du corps, le regard masculin attiré par les étoffes chatoyantes, les formes, les couleurs 

Et pour ce faire, elle jette les corsets au feu, la torture n’est plus de son temps.

Elle introduit, dans les penderies féminines, les pantalons qui auront un succès foudroyant … les hommes seront bien obligés de partager ce vêtement, pour le bonheur des femmes…

Pour mettre une note raffinée sur cette Nouvelle,

               J’ai envie de connaitre les parfums de Coco Chanel.             

               On me dit souvent qu’on a du mal à me résister tant j’ai de l’enthousiasme, quand je suis convaincue.

Chez mon parfumeur préféré, j’explique ce Concours et mon souhait de connaitre ces parfums. Bien, bien, me dit la demoiselle, je vais vous remplir quelques petites fioles et je rajoute un cadeau de la part de Coco, attention elle est irrésistible, si vous commencez, je ne réponds de rien.

Chanel évoque l'Orient grâce à COCO, l'eau de Parfum pour femme captivante, sensuelle et voluptueuse, l'ivresse des COCOS NOIRS.

De nombreuses liaisons masculines laisseront sur son lit des motifs d’inspiration. L’amour dont elle fut entourée a favorisé une création exceptionnelle. Igor Stravinski, et les autres, ont contribué à cette production par leur générosité, leur affection.

 Coco nous dit : « Le seul intérêt de l’amour, c’est de faire l’amour », dommage qu’il faille un homme pour ça !

Bizarre cette pensée, d’un autre temps. Aujourd’hui on pourrait dire, par des temps où les femmes et les hommes souffrent de solitude, heureusement qu’un homme est nécessaire pour faire l’Amour….

 

Penser par soi-même, A haute voix, est un acte courageux, réconfortant, l’affirmation de soi nous grandit nous valorise.

 

MERCI COCO, POUR TON TALENT

qui a su nous embellir, et nous parer, à travers les âges. 

 

 

15 Juillet 2018

DANIDAR 

 

 

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17 juin 2018

LA PONCTUATION !

Et si on parlait de Ponctuation,

plus précisément du Point d’interrogation ?

 

 

Amoureuse du Point,

d’interrogation, évidemment,

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des questions, des réponses

Crainte du Point final.

 

 

Je tourne une page blanche, de mon cahier, je m’apprête à la couvrir de mots charmants pour en faire un récit quand, je t’aperçois, grand, magnifique, souriant légèrement, timide, toi qui fais partie d’une famille appelée « Ponctuation ». Je chéris particulièrement cette lignée sympathique, elle m’est nécessaire quand j’écris ou bien lorsque je lis mes Nouvelles en public…

Après une si longue absence, je me demande encore qu’as-tu fait sans moi ?   Je t’ai perdu il y a un an ou deux et je te retrouve aujourd’hui, en forme… quelle joie ! Moi je suis toujours la femme qui passe son temps a écrire, à s’interroger, à s’analyser, mais aussi charmée par ta présence ; Point d’interrogation, tu m’offres des réponses sur tous les sujets, à toutes mes questions, par tous les temps en hiver comme au Printemps, même au creux de mon oreiller quand la réponse tarde à venir et m’empêche de dormir. Mais aussi tu peux me dire, tu vas trop haut dans le rêve, ne crois-tu pas que la chute sera douloureuse ?

Très vite tu m’es devenu indispensable, j’ai osé te demander : « veux-tu être mon ami ? » feras-tu le serment de me servir loyalement, me dire le mot juste, la définition qui répond à mes attentes, afin de sortir de l’anonymat des banalités. 

Devenir ton ami ? mais je le suis depuis toujours, tu le sais bien, souviens toi, je t’ai proposé d’habiter ensemble pour travailler plus aisément. Tu n’arrêtes jamais de m’interroger sur tout, sur notre devenir, nos souhaits qui tombent à l’eau, …le nuage qui passe tranquillement en t’ignorant. 

Je me souviens, tu répétais sans cesse, j’aimerais me singulariser, me glisser à l’intérieur des mots pour changer leur sens, être quelqu’un d’autre, reprendre ma vraie place, faire peau neuve en quelque sorte.

Mes interrogations deviendront tes suggestions, tu espaceras tes fugues pour un suivi pointu de notre travail.

Je suis très contente de t’avoir retrouvé, le temps m’a paru long, on va pouvoir reprendre nos fou-rires, nos joies !!! J’ai perdu des amis, j’en ai consolé d’autres, mes Muses antiques sont toujours là, fidèles, une petite nouvelle se penche un peu trop sur mes écrits, elle s’applique à remplir mon réservoir d’idées.

Tu exagères, ce n’est pas sérieux de rester seule à travailler toute la journée, on devient fou à corriger ses écrits…

Écoute, si je devais te présenter, l’ami idéal, tranquille, qui donne sans rien donner, où voudrais-tu le rencontrer ?

J’aimerai bien près de cet arbre, adossée à son tronc, entourée de ses fleurs, je l’attendrai, en écrivant, sans m’apercevoir que tous mes écrits, parlent de lui…

 

Bercée par la musique « Après un rêve, Gabriel Fauré »,

je me réveillerai,

Un peu éblouie devant tant de beauté,

je le chercherai des yeux...

 

 « Nous ne voyons pas les choses telles quelles sont, nous les voyons telles que nous voulons qu’elles soient » (Talmud). 

                                                                                             

DANIDAR

Juin 2018 

 

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27 avril 2018

L'ABSENCE

 

Quelle est lourde à porter l’Absence, même de courte durée,  elle me bouscule pour des questions, des regrets, qui n’ont pas pu être évoqués, quand elle s’appelait Présence.

Elle avance, elle s’éloigne, moi je reste à ma place, en retrait, pour essayer de me familiariser avec ce nouveau paysage,

allégé de la Présence.

Au gré du temps qui passe, il s’éclaircit ou s’assombrit jusqu’à devenir nuit…

Je le sais bien, la Présence reviendra de son pas tranquille pour me retrouver, comme avant. Moi, Présence je suis, je resterai Présence avec mes gestes mesurés, contrôlés, mon calme étudié fait de mots semblables à ceux d’hier, sans surprise.

A son retour nous échangerons nos copies, la sienne toujours blanche, la mienne souvent alourdie, éternellement renouvelée, mes pensées précises, évocatrices d’un scénario bien rodé.

Mais il arrive parfois que l’Absence s’impatiente, rapidement elle revêt le manteau du Présent, une joie ne peut attendre. 

Je suis fébrile, pressée de l’écouter, de percevoir ses phrases à peine audibles, de comparer nos points de vue, le partage s’imposera …  

Alors, à cet instant, plus rien n’a d’importance, la Présence rentre sans bruit, l’esquisse d’un sourire sur ses lèvres ;  

 

« J’ai trouvé, au bord d’un chemin, "le Petit Bonheur" de Félix Leclerc, je l’ai pris dans mes bras, réchauffé sur mon cœur, garde le bien dans ta maison, cette joie-là, nous en profiterons"...

Ensemble.

 

 Paris le 25/4/2018

DANIDAR

 

Je déchire, je déchire encore, je suis experte en déchirements...

 

 

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20 avril 2018

AU-REVOIR LES ENFANTS !

 

 

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Les saisons se bousculent, après un Printemps tardif,  nous voilà brusquement en été, celui qui s’impose et se balade avec la Canicule, en bandoulière.

La végétation explose, seulement pour installer les feuilles sur les arbres, elles se faneront instantanément « c’est à boire qu’il nous faut… »

Le croirez-vous, je vois des enfants courir sur les trottoirs, en écartant les bras, c’est les vacances ! on est en vacances ! en imitant l’avion qui les mènera… forcément en vacances.

Il faut que j’accepte de vivre dans le désordre, des remises de Diplômes en pleine année scolaire, des vacances à toutes heures du jour ou de la nuit.

Dans cette prestigieuse École de Toulouse, toi et les autres, vous troquerez le jean pour un costume deux pièces, filles en jupe de soie, vous irez serrer la main de ce Professeur Exceptionnel.

Il vous dira, comme à chaque dernier départ : vous le savez, c’est un rituel de l’École, m’avez-vous remis votre dernier devoir :          « racontez-moi, ce que vous voudrez… »

-     D’un ensemble parfait, d’une seule voix étouffée, Oui Mr le Professeur, ils sont sur votre bureau.

-     Merci, vous aurez bientôt de mes nouvelles.

Au-revoir les enfants, mes félicitations sincères. Le Professeur se retourne, se dirige vers sa classe. Une pile de copies, une enveloppe élégante qui dépasse. Il s’en doutait un peu, cet élève, hors du commun, d’une intelligence remarquable, l’a toujours étonné par ses raisonnements, son observation, l'art de faire plaisir. Il a du mal à ouvrir cette lettre,  et puis voilà :

 

Cher Professeur,

Pendant cinq ans vous nous avez enseigné, expliqué, corrigé, encouragé, les matières imposées .

Notre École est située Toulouse, ville rose à l’aube, ville mauve au soleil, ville rouge au crépuscule.

La grande place du Capitole abrite la « célèbre Galerie des Illustres » ancien Musée de Toulouse.

Cet ensemble attrayant m’a donné l’idée de dessiner votre portrait, de le peindre aux couleurs

de Toulouse et de le rendre un peu magique ou vivant par vos expressions,  bien connues des élèves.

Il suffira de tourner autour pour comprendre le rendu de mon dessin.

Mon prof. d’Art plastique insiste, « vous avez un don remarquable » (Je crois. qu’il exagère).

Alors, cher Professeur, je vous attends demain, devant votre tableau, dans la Galerie des Illustres, 

ce sera mon dernier devoir.

 

 

 

 

Pour Jordan

Puisse tes pas te mener toujours vers le succès

Affectueusement

DANIDAR

20/4/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 avril 2018

UN PRINTEMPS PARTICULIER

 

Ainsi donc, le Printemps de l’année 2018, le 21 Mars, n’a pas voulu se montrer, la neige et la glace ont remplacé les fleurs. Toutes les conversations tournent autour du grand absent :

 - Quel dommage, j’avais retourné la terre du jardin, on m’avait livré des semis, tout ça pour rien, quel gâchis !

 - Ce matin je t’ai envoyé un Printemps de givre et de glace, s’il te plait serre le fort contre toi et renvoie-le-moi, je saurai quoi en faire.

 - Une rencontre insolite, le Printemps et l’Économie, bizarre d’avoir réuni ces deux-là, on pourra dire, cette année on a fait l’Économie d’un Printemps.

 - Incroyable ! regarde notre Printemps en Charente Maritime, tu peux imaginer pareille surprise…

- Oui, je peux, j’ai la même à Paris.

A vous entendre, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, ce Printemps d’aujourd’hui à quelque chose d’exceptionnel, ce sera peut-être le seul de votre vie qui aura échangé les massifs fleuris par des arbres givrés, brouillé les saisons d’un Printemps en hiver.

 Les Compositeurs l’ont bien compris, on peut écouter « Les Quatre Saisons », de Vivaldi, et

 « Les Saisons de Tchaïkovski », dans le désordre…

 

 

okarbreprintemps-l750-h512Perturbée, je l’ai été aussi, empêchée de sortir pour cause de verglas, j’ai dû manquer un rendez-vous très important, il faut bien que les saisons fassent leur caprice.

 

Aujourd’hui, le grand froid s’est éloigné et voilà le nouveau Printemps qui se développe sous ma fenêtre, prend la forme d’un arbre magnifique, immense, recouvert de petites feuilles d’un vert tendre.

Il pleut encore quelquefois, c'est simplement pour aider toute cette végétation à grandir ?

 Et j’écoute de la musique tout en écrivant, les fleurs n’en seront que plus belles, un peu charmées par les mélodies…

 

sur You Tube   

Dying of love – Ernesto Cordozar (Musique du Monde)

    Mahler Symphonie n°4 Ruhevoll

     Saint Saens - Introduction and Rondo Capriccioso  

    Piano Sonata in A D959 Andantino, Schubert

     E. Grieg. Peer Gynt. Chanson de solveig

 

 

 

 

Paris le 10 avril 2018

DANIDAR

 

 

Pour Corinne, Marie-Jeanne, Angèle, Myriam, Mary

quelques branches du nouveau Printemps Parisien.

Affectueusement!

 

  

 

 

 

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20 février 2018

MA DROLE DE VIE

 

 

Comment puis-je vous le dire, vous l’expliquez, ma vie est une curiosité, une recherche incessante, elle traverse des interrogations, des émotions assez vives où j’attends, encore à ce jour, les réponses à mes questions….

Je m’infiltre entre les mots pour occuper le moindre espace, pour réfléchir à l’impensable, ce que j’ignorais encore hier, s’impose aujourd’hui comme un espoir.

Mais aussi, il faut bien l’admettre, mes révoltes sont présentes à l’instant où j’ai envie de tout casser à mains nues, de vouloir à tout prix être une gagnante.

Elle est vraiment compliquée, ma vie, tristesse, ou joie intense, je ne maitrise pas mes sentiments, qui se mêlent à des souvenirs plus riants.

Je feins l’indifférence, en m’adressant à plusieurs personnes à la fois, dans un discours bien ciblé. Ce que j’ignore, je l’invente et je pense parfois au Promeneur sur la route en bord de mer. De son pas régulier, il marche en permanence derrière mon ombre, en m’obligeant à me retourner fréquemment, pour vérifier, sa présence. 

A mes côtés, lorsqu’il s’épanche, ses lettres se rétrécissent, ses mots deviennent petits comme pour parler à un enfant.

Je m’amuse de cette coquetterie qui m’émeut.

 

Mais peut-être ai-je peur de le perdre, il est une étoile qui brille sur mon champ de pensées.

DANIDAR

2O février 2018

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03 février 2018

HEUREUX ANNIVERSAIRE

 

Mon petit-fils ANTHONY

Quel heureux jour, ce 3 Février, il n’y a pas si longtemps, tu étais un jeune garçon, plein d’humour, et d’affection, tu prenais à cœur de m’aider à mijoter des bons petits plats...

à me confier tes grands secrets !

Aujourd’hui c’est autre chose,

Te voilà à l’âge de 22 ans, grand élégant, avec une situation formidable qui se profile…

 Sois attentif, suis ton chemin vers le succès, ta satisfaction sera au rendez -vous.

 Après mon écriture bleue, mets dans ta vie, des mots bleus de bonheur et de joie, qu’il en soit de même tout au long de ton chemin…

 

Avec toute mon Affection

DANIDAR

3 Février 2O18

 

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