LE BLOG DE DANI D'ART

11 septembre 2017

CHAUMONT-sur-LOIRE (Suite et Fin)

Festival international des jardins

 

Une histoire extraordinaire

Pour une si petite Gare !

(2ème Partie)

 

 

Dernier jour de notre escapade, nous terminons par l’Atelier d’Art Floral, l’animatrice Katia me chuchote,

- tu pars la première, ton train est le plus tôt, je t’accompagnerai à la gare, c’est tout près d’ici, cinq minutes.

- merci beaucoup Katia.

 

LE DEPART

 

Katia commence son Atelier avec tous les détails pour créer une belle composition : vous prenez un morceau de mousse, vous le taillez, choisissez trois fleurs, du feuillage… le temps passe très vite, Katia est très sollicitée, et moi j’ai les yeux rivés sur le cadran de ma montre.

On termine enfin… allez Katia, on y va !

Ne t’inquiète pas, me dit-elle, on n’est pas à Paris et là elle se lance dans une explication argumentée, choisissez un endroit qui vous plait dans la pièce, mettez vos bouquets en scène, prenez des perles, des étoffes tout ce que vous voulez pour les faire parler…Katia est une passionnée, elle n’en finit pas d’aider les uns et les autres, moi,  il y a longtemps que j’ai donné mon bouquet à une participante qui rentre en voiture.

Enfin, Bises à tous,  NOUS PARTONS.

La voiture est là, devant la maison de nos hôtes, je suis debout coté trottoir, Katia est côté conducteur. A l’instant même où elle va mettre la clef dans la serrure, j’ai une angoisse ; je me suis souvenue, hier, la portière ne s’ouvrait pas, il fallait s’y reprendre à trois fois, pas de garage à Chaumont, je raisonne à 100 à l’heure, portière ouvre-toi, c’est bon !

 

ON ROULE, Katia me fait remarquer, tu comprends c’était dommage de te faire dépenser 10 € pour aller à la gare, c’est si près…

Je décide de ne plus parler, on ne distrait pas le chauffeur.

ON ARRIVE ! je vois un train qui entre gare, côté arrivé, mais où est le côté départ ? Impossible de passer sur la voie !

Providence, trois dames échangent un avis sur l’histoire du train fantôme, Katia fonce, où se trouve le côté départ, vite on va le rater ?

Ah ! ma pauvre dame, je le crois bien, remonter en voiture, rouler, vous devez tourner trois fois à droite et là vous y êtes.

Katia remonte en voiture, j’entends un drôle de bruit, j’ai calé ! c’est la voiture de ma fille … 

ON ROULE, la dame a dit tournez à droite 3 fois, j’ai un doute ! on roule, je suis ailleurs, sur Internet, à me chercher une chambre d’hôtel ON ARRIVE, Katia a un sang-froid incroyable, je la crois capable de s’’accrocher au train, pour le retarder, elle prend ma valise et disparait, elle cherche le quai départ, je l’entends crier, Danielle va sur le quai, vite, il va partir ; je l’entends mais je ne la vois pas.

Ce que ne sait pas Katia, un petit détail, toutes les portes donnant sur le quai sont fermées, je ne me pose plus de questions, j’avance et enfin la dernière porte est ouverte.

Je rentre sur le quai et là, spectacle étonnant : tout au bout, à côté de la locomotive, le Chef de gare fait des moulinets avec ses bras, il est furieux, il me fait penser à un lanceur de couteaux, dont je serais la cible ;

Au milieu du quai Katia, un autre spectacle, nous avons quitté l’Atelier précipitamment et j’avais oublié sa tenue vestimentaire, digne d’une gravure de mode.  Grande, mince, vêtue d’une robe bleue pâle, un joli chapeau façon turban, elle soulève ma valise et d’un geste gracieux, la glisse dans le train, j’arrive à sa hauteur, Monte Danielle, Monte, … à partir de ce moment je perds toutes notions de la réalité, je me retrouve dans le train, sur la plateforme, ma valise près de moi.

 J'ai pensé redescendre sur le quai pour embrasser Katia et la remercier ; le temps de me retourner, le train était déjà loin, encouragé par les nouveaux hurlements du chef de gare.

Je me fais une raison, le train est parti, je tire un trait sur mes civilités et je pense soudain, pas grave, j’enverrai un mail.

 

Un moment de repos et tout à coup une interrogation. Une dame en face de moi qui somnole,

 -      Madame, svp, pouvez-vous m’indiquer si la correspondance à St PIERRE DES CORPS est facile ?

-     Madame peu importe qu’elle soit facile ou non, nous avons déjà passé la gare de SPIERRE ….

-     Excusez-moi, vous avez dû vous endormir et rêver de voir passer cette gare,

-    Pas possible, je connais par cœur ce trajet

-     Ecoutez, j’ai pris mon Billet au Bureau SNCF de mon quartier, il est indiqué départ à 17h28 d’ONZAIN, (c’est là où j’ai failli le rater) arrivée à 17H50 à ST PIERRE

-     à 18H2O de ST PIERRE

-      Arrivée à 19H26 à PARIS MONTPARNASSE. Alors ?

 

 Montrez-moi votre Billet, je vais essayer de comprendre ;

Et voilà, je m’en doutais, vous n’êtes pas dans votre train, vous avez pris un Billet TGV ONZAIN-ST PIERRE-MONTPARNASSE,

Vous ETES MONTEE DANS UN TER qui arrive à la même heure à Paris Austerlitz, ET SURPRISE, pas de correspondance, train direct.  Vous n’aurez plus qu’à prendre un taxi.

 

Ce n’est pas croyable, j’ai une idée qui me trotte dans la tête, se pourrait-il que ce soit, un coup monté des fleurs pour nous empêcher de partir, j’en aurais le cœur net. 

 

Bien tranquillement, dans ce train qui n’est pas le mien, je vais vivre en apnée jusqu’ à Austerlitz, là je vais prendre un Taxi non sans avoir auparavant examiné les roues, les vitres, le chauffeur ;      ça ne va pas Madame….

Bien sûr je suis soulagée d’être à la maison, mais je pense à Katia qui doit être peinée de cette aventure et je décide de lui envoyer un mail amusant pour la détendre : 

 

Bonjour Gentil Chauffeur,

Evidemment je suis rentrée sans encombre, mais pas sur Paris. De ce train où d’un geste élégant tu as lancé ma valise, affalée sur un profond fauteuil et à peine assoupie, j’ai entendu la voix tonitruante du Contrôleur ...  Terminus TOURS, tout le monde descend.

Sereine, j’ai téléphoné à ma famille, ne bouge pas on vient te chercher, c’est gentil de venir nous voir, ce soir on t’emmène diner à l’ECU D’OR et demain je te réserve une jolie surprise « Chaumont et son Festival des jardins ».

J'en suis sûre, tu ne l'as jamais vu ….

(On peut toujours compter sur la famille)

BISES DE TOURS

Danielle

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

Chère Danielle,

Tu as dû recevoir mon mail précédent.

Je réalise que tu as dû débourser le prix d’un billet Tours/Paris.

Quel en est le prix afin que je t’envoie le remboursement.

Katia

 

Trop drôle, Katia, je voulais te faire rire et tu as plongé à pieds joints dans mes élucubrations, garde bien tes sous…et je lui dévoile ma farce.

 

Chère Danielle 

Tu m’as bien eu ! Tu as du talent ! Si je ne m’étais pas cru impliquée, tes élucubrations m’auraient fait beaucoup rire.

C’est à écrire et à raconter.

J’y ai cru car il m’arrive d’être étourdie. J’agis souvent un peu vite.

Donc c’était crédible et je n’étais pas fière de moi, surtout vis à vis de toi que j’avais plutôt envie de protéger.

Je suis soulagée car cela m’a tourmentée. 

Finalement, ce n’était pas le bon train mais il t’a évité le souci d’un changement. Donc j’ai été bien.... Inspirée en me trompant. (Quelle élégance pour sortir du problème).

J’ignorais ton talent de “raconteuse d’histoires à dormir debout”.  Je serai vigilante à l’avenir.

Je t’embrasse et belle fin de mois d’août.

Katia. 

 

 

POUR KATIA

Avec tous mes remerciements

 

Train en gare attend

Deux personnages importants

Déroule le tapis de fleurs

Lorsque le calendrier repassera

Sur la date de nos exploits,

On s’enverra mutuellement

Un mail de congratulations.

Mot de passe évidemment

Ah ! le pouvoir des fleurs.

Paris, le 5/9/2017

Bises avec entrain

 

 

 

 

 

 

 

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09 septembre 2017

CHAUMONT-SUR-LOIRE du 8 Août au 11 Août 2017

 

Festival international des jardins

 

Si j’habitais Chaumont-sur-Loire, je logerais dans son Château. Tous les jours, je ferais un tour dans les jardins pour admirer les fleurs, leur parler, être complice des Jardiniers, des Artistes qui les mettent en scène, pour l’émerveillement des touristes.

Chaque soir, de ma fenêtre, à la Maison du Pêcheur, au bord de la Loire, j’ai vu une barque silencieuse attendre le fossoyeur des fleurs ; il arrive, installe les fleurs fanées de la journée, me fait un signe de la main « c’est certain, ne t’inquiète pas, d’autres magnifiques les remplaceront demain ».

 

La barque glisse vers la dernière demeure des fleurs....

 

Petits exercices avec la complicité des fleurs

 

 

AVEC DES SI !

Si j’étais une fleur……. Je serais Mimosa, j’attendrai mes 2 petits frères dans la cour de l’Ecole en m’enivrant d’une rasade… de Mimosa ;

Si j’étais un fleuve…. Je serais la Seudre en Charentes Maritimes, elle est joliment bordée, sur

deux rives, de roses « Trémière » qui lui racontent de belles histoires. Il m’arrive, d’écouter en silence, d’espérer qu’elles parlent de moi.

Si j’étais un légume… Je serai, Artichaut,  pour le plaisir de me  déshabiller, feuille après feuille, afin d’être prêt pour le prochain concours de striptease.

Si j’étais un Bouquet…je serais un assortiment de fleurs qui se jalousent.  

Si j’étais une mauvaise herbe… je n’existerais pas. 

Si j’étais une céréale…je serais comblée d’être dévorée par les petits enfants.

Si j’étais un château… je serais celui de la « Belle au Bois dormant », j’attends encore le Prince charmant.

Si j’étais un astre… je serais La lune, pour être toujours ailleurs.

 

Différentes fleurs :

Rose repérée par Ronsard

Marguerite à la garde-robe unicolore

Pétale, un seul suffit à mettre de la couleur

Gueule de loup, ne pas craindre

Muguet, continue à faire ce qui lui plait, ça finira mal !

Arôme, Dior ne fait pas mieux, le café aussi

Giroflée, au jardin, clou de girofle à la cuisine

Lupin à l’apéro, lapin en entrée

Lys, la distinction

Bleuet de peur

Sabot de Vénus aux pieds d’une chèvre amoureuse

Bégonia a le béguin de son amie la rose

Tulipe, en Hollande, ne connaissent pas le contrôle des naissances.              

 

 

A la façon de Ronsard

 

Mignonne allons voir au jardin,

Qui ce matin s’est éveillé

Un cadeau qui t’est destiné

Pour fêter ton âge câlin.

 Tes dix ans, ma petite chérie

Ont fait pousser des fleurs jolies,

Couleurs, odeurs, rien que pour toi,

Viens vite te jeter dans mes bras !

DD

 

Haïkus ou semblant d'Haïkus

Leçon de dessin

Le soleil brille

Le sable scintille

Ton ombre sur ma peau

Dessine un Picasso.

 

Rien ne sert de courir

Un oiseau siffle

La nuée passe

Escargot gris

Traîne sa coquille

Le train s’éloigne à l’infini

Bave de dépit.

 

Rentrée des classes

Un défi !  recouvrir ton dos de baisers,

Ne rien oublier 

Tracer des lignes droites,

Lignes obliques obliques

Angles obtus, , des cercles concentriques

Simplement pour réviser ma géométrie.

 

 

Histoire au ras des pâquerettes

Introduire :  « Faire une fleur »

L’agent immobilier me vante les qualités de son appartement à vendre.

Avec humour il me parle du quartier, de son emplacement, Place Victor Hugo

fleurie toute l’année, 5 pièces bien distribuées….

Je m’énerve, il me plait beaucoup cet appartement,  

Mais il est trop cher, faites un effort, cher Monsieur,

Avec plaisir, Madame, je vous fais une fleur,

Vous êtes le hasard d’un pari, vous l’avez gagné…

 

 

 

 

 Fin de la première partie 

A suivre :  Au-revoir Chaumont

Une histoire extraordinaire

Pour une si petite gare.

 

 

 

 

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25 août 2017

CURE THERMALE A SAUJON (Charentes Maritimes) du 3 au 22 Juillet 2017

 

Une nouvelle cure à Saujon, pour retrouver des amis, pour prendre des bains salutaires, revoir les médecins, les soignants qui gèrent les curistes si aimablement.

 

Ma nuit a été très agitée, j’ai oublié de dîner, de prendre mes remèdes, une certaine souffrance qui s’installe, j’ai du mal à boucler ma valise et dans un tourbillon de rêves, j’atteins, enfin, le bout de la nuit.

Le train est en gare, une stagiaire me propose son aide, merci Mademoiselle et nous voilà partis.

Selon la tradition, depuis quelques années, chaque fois que je prends un train, une rencontre intéressante, m’accapare. De son discours, Dominique et du mien, mon étrange fatigue s’éloigne, se transforme en une interrogation pas banale. Cette jeune femme habite à St Palais, tout près de Royan et part pour quelques jours accompagner des malades à Lourdes. Belle générosité ! Elle est très sympathique, encore en activité, nous abordons des sujets qui nous concernent.

 

Gare de Saujon, son époux veut bien me déposer à la cure, 10 mn de trajet, merci beaucoup Monsieur.

 

Et la routine commence, paiement du Studio, que je m’obstine à occuper depuis quelques années, malgré des défauts de prises électriques ; mais pour une émotion revisitée il y a deux ans, etc.…

Quelques soignants que je connais bien, sont absents, ambiance plutôt morose, je viens à Saujon pour les soins mais aussi pour toutes les personnes qui font partie du paysage, les commerçants, mes rencontres devenues mes amies. Et même Joël le jardinier, est absent, je n’entends plus

« Bonjour Danidar, vous revoilà ». Saujon n’est plus Saujon, j’avoue que ça m’attriste, mon moral dégringole.

 

Première réunion de rentrée, une chaise libre, à côté de moi, un jeune homme souriant s’installe, il me précise, je viens pour la première fois. Génial, prenez ma carte de visite et sautez sur internet, vous saurez tout sur la cure, dans ses moindres détails.

Et où habitez-vous ?

A l’étage des musiciens, VIVALDI, peut-être parce que je suis pianiste. Il a de l’humour le jeune homme,

Non ! c'est trop beau, moi je suis dans les Iles, YEU,  et je vais composer des textes que vous mettrez en musique.

Il rit, le moins qu'on puisse dire c'est que vous avez de l'imagination !

Chut ! la réunion commence, je n'écoute plus rien, je pense à mon interview, il faut que j'arrive à lui faire dire tout ce qui me sera nécessaire pour écrire un texte Musical Thermal, à lui d'y mettre des Notes.

Le musicien se prénomme Henri, il enseigne le piano à des enfants, dans un Conservatoire ; reçu brillamment à l’Etablissement Supérieur de Musique de Dijon, il va s'installer pour trois ans, dans cette ville.

Il quitte brusquement la réunion, peut-être une inspiration soudaine… 

 

Mary, une amie qui habite dans la région de Saujon, toujours fidèle, ne manque jamais de me faire signe, quand j’arrive. Ah ! tu es là, je viens te montrer ce que j’ai réservé, « Danses, Musiques, Chants - Russie et l’Ukraine », ce sont de jeunes enfants merveilleux. Je viens te chercher demain à 19h et je te raccompagne, bien évidemment.

Le spectacle fut splendide, émouvant de voir ces jeunes enfants danser avec application, une telle joie, devant nos applaudissements chaleureux. Bravo et merci Mary pour ton choix. Nous rentrons, minuit, j’oublie de diner, forcément je ne suis pas en forme. Je me sermonne, je dois être plus rigoureuse…c’est nouveau, cette manie de sauter des repas.

 

Aujourd’hui, mon premier bain du matin fut très arrosé. Trombes d’eau dans le Parc, gouttes d’eau qui tombent des paupières, qui brouillent ma vue. Curieusement ce déluge me plait, je presse le pas pour arriver aux Thermes ; trempée ou non, quelle importance, je vais d’une eau à l’autre…Je n’arrive pas à me débarrasser de mes chagrins, ils se sont faufilés dans ma valise ; j’oscille entre une certaine tristesse et des petits fous-rires qui viennent égayer ma journée. J’applique mes idées, elles me semblent si légères, mais sitôt installées sur le papier, elles prennent une dimension menaçante, insoluble.

0, joie, ce sont des retrouvailles, je rencontre Lise, perdue depuis 2 ans, sur le Pont d’Avignon. Enfin, je vais avoir ton bon Mail, fini les Undelivred

 

 

carte de visite DD

Je retrouve Thibaut, je n’en crois pas mes yeux, des petits jeux dans la piscine, à l’âge de 13 ans, le voilà à 18 ans, grand et beau garçon. Je vous ai tout de suite reconnu me dit-il fièrement, pour moi c’est difficile, tu as tellement changé, prends ma carte de visite, tu me tél. on se retrouvera dans le Parc avec ta maman, tu me raconteras ce que tu fais maintenant.

Thibaut me propose de concevoir une nouvelle carte de visite au modèle de la mienne.

Et il m’explique ses études, avant le Bac, études générales, puis Bac professionnel : Imprimerie

Concours pour une  Ecole en Animation et Jeux Vidéo, réussite à Roubaix.

En Octobre, intégration à l’école  pour 3  ans (base de dessins, ordinateur, logiciel 2 D. Thierry sait ce qu’il veut, il est très motivé, des projets pleins la tête, et en plus la gentillesse, il ira loin…(on s’écrit pour la carte, merci)

 Repas au « Commerce »comme d’habitude, on s’embrasse, on prend des nouvelles, c’est un couple chaleureux. Sur la terasse, on se reconnait, on se fait signe, c’est une grande famille qui s’adopte avec simplicité.

Ballade, téléphone, alors ou en es-tu ? Point mort !  J’ai toujours des projets à Saujon, Création d’un petit  Atelier d’écriture pour les curistes, exercices simples pour les étonner, je me charge de tout.

Concert dans le Parc si le musicien maison le veut bien, a-t-il l’habitude de se produire en plein-air mais là je crois que le Dr D. va finir par m’étrangler, pourtant je trouve normal de profiter des ressources que lui offrent les curistes.

 

Avec Mary et Claude nous avons visité le petit village de Mornac sur Seudre, ravissant, fleuri, très fleuri, un Port, Boutiques, Restaurants

« Spécialité L’Eclade » Je n’avais jamais ni vu ni goûté à ce plat. Assez spectaculaire, on installe lesmoules en rond, on recouvre d’aiguilles de pins et on craque une allumette. Une grande fumée s’envole, on s’installe au restaurant en plein air, au bord de l’eau, et on attend d’être servis. C’est très bon et assez parfumé.

Dans la région, pour recevoir des amis, pendant que d’autres font un Couscous ou une Paella, ici c’est l’Eclade…

Inutile de poser la question « qu’est-ce qu’on mange ? »

Soirée sympathique, un monde fou dans ce restaurant, belle ambiance !

Chaque année, je n’oublie pas de saluer Mme Dourlhes, sa patisserie ne désemplit pas, le Petit Fournil, la toute première rencontre à Saujon, on se salue et je la retrouve souvent devant le four à surveiller « les Cannelés »

Je me régale parfois, à la Patisserie Blandineau , petit déjeuner très tôt, je suis la première cliente avant la cure, tables installées à l’extérieur, café brûlant, viennoiseries qui sortent du four…ce n’est pas mal, pour ne pas dire délicieux !

 

Les curistes se croisent, au-revoir pour moi c’est fini, on échange nos mails, c’était qui dans les baignoires, c’était Johanna, souriante, arrangeante, je vous prends, je n’ai personne, elle est en retard, avec Johanna il y a toujours une solution.

Je fais un signe à  Céline, sereine, calme comme toujours, Frédérique qui n’a pas chanté cette année, je pense à Angèle, l’infirmière, dont je regrette l’absence.

J’ai versé, près d’elle,  beaucoup de larmes, elle a eu près de moi beaucoup de paroles réconfortantes, d’espoir, une grande franchise…Notre amitié, puis les mails et le blog ont fait le reste.

 

 

images

BONNE ANNEE TRANQUILLE à TOUS

(Chaumont sur Loire)

"Le Pouvoir des Fleurs"

Le 25 Août 2017

DANIDAR 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 juin 2017

AU FIL de mes JOURS

 

Les soucis ont envahi mes jours, mes nuits, ils grignotent mon temps, le Bon Temps, celui réservé à la rêverie, à l’écriture, l’imagination qui s’impose et modifie mon histoire malgré moi, dommage ! Je tourne la page.

Que vous soyez de passage, ou amis de « longue date », j’éprouve toujours une émotion au souvenir de notre rencontre; à Saujon, lors de la Cure Thermale ; dans un train, rencontres étonnantes, je suis surprise ; sur votre écran, la nuit, quand vous lisez, guidée par la Souris, vous oubliez de dormir… Je me réveille en souriant.

Mon chagrin a changé le cours de ma vie, de mal en pis, il a emprunté des chemins inconnus, je n’avais rien à y faire ; mais des éclaircies, ont balayé le ciel, m’ont donné l’occasion de dessiner un certain Espoir.

Des cadeaux de la vie, j’en ai reçu beaucoup, j’ai rencontré l’Amitié, si grande, à l’apparence multiple, à la voix émouvante. Je la garde auprès de moi pour ne pas la perdre, je la perds dans les méandres de mes pensées. Ces rêves de toutes sortes attendent de voir le jour, je les nourris, les embellis, impatiente, je voudrais qu’ils soient là,  bien réels.

 

canards

 

 

Je n’oublie pas les canards avec qui j’entretiens d’étroites relations de plumes et de mots, en gouttes d’eau. Etonnants, ils me reconnaissent à chaque passage, au bord de la Seudre, ils plongent pour me ramener quelques mots perdus dans la vase. Ces mots-là appartiennent à ma dernière conversation inachevée, je la reprendrai bientôt.

Enfin, je terminerai mon dossier « Transmission », des souvenirs à décrire, des textes qui les illustrent… un peu de nostalgie.

 

Je pourrai alors, tranquillement, reprendre mon Ecriture, y placer

des respirations, avec la sensation du devoir accompli.

 

 

 DANIDAR

22 Juin 2O17

 

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13 avril 2017

QUEL JOLI PRINTEMPS !

 

QUEL JOLI PRINTEMPS, cette année, douceur, fleurs et musiques m’autorisent à respirer plus  librement, à avoir des pensées joyeuses qui jouent en courant, attrape moi si tu peux …

Combien de « Merci » ai-je jeté sur  les fleurs pour leur beauté, pour arriver, aujourd’hui, à cette maturité qui me permet  d’accepter, sans souffrir, de me dire ça s’arrangera , malgré un nombre incalculable….de soucis.

 

Tout finira par s’apaiser,  par se noyer dans une rivière…J'ai bien un remède mais il est inattendu, particulier, hors du commun, un remède contre la souffrance morale, contre le désespoir. Je peux y rêver longtemps mais impossible de mettre en oeuvre mes projets,  de me dire ce sera demain, ou jamais. Bref, ma vie est bien compliquée, le seul moyen d’y arriver à petits pas, c’est d’en parler à une ou deux bonnes amies,  pour avoir un avis sincère.

 

  • Ce sera peut-être « pas mal, bonne idée, auras tu le courage d’aller jusqu’au bout ? Essaie au moins de commencer
  •  Ou, Bonjour tristesse, tu renonces à tes milliers de  projets , tu mets dans ta tête des petites idées sympas, tranquilles, ..…fades.
  • Prends garde, j’ai bien noté que tu as en toi une bombe à retardement, méfie-toi  l’explosion sera terrible., tu risques d’être anéantie alors,  sois raisonnable.

 

  • Et bien, j’en prends le risque, j’aime les bombes à retardement, pendant l’attente du grand boum mes idées particulières  me semblent, enfin, réalisables, merveilleuses, tellement jolies
  • que je recommence à vivre en apnée.

 

 

DANIDAR

13-4-2017

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05 avril 2017

Roland BARTHES

 

PETITE,

PETITE j'aimais me déguiser avec tout ce que m'offrait la mer. Des lambeaux de filets de pêcheur pour m'en faire une jupe de gitane, des jolis coquillages pour des colliers nacrés, une étoile de mer dans mes cheveux longs.

Je me trouvais alors la plus belle des gitanes et je fixai effrontement la mer, dans l'attente qu'elle me livre, celui que j'attendais.

PETITE  je m'enivrai d'une rasade de Mimosa. Si fort, si troublant, j'en étais étourdie, obligée de fermer les yeux, de m'appuyer contre le tronc, pour garder l'équilibre.

PETITE, l'amandier de la cour, dans la villa en Corse, m'attirait, je ne résistais pas, mon petit frère à l'ombre au pied de l'arbre, cueillait les amandes fraîches et je les ouvrais.On les trempait alors dans du sel et on se roulait par terre, HUM!, que c'est bon, quel délice... Après ça on courait sur la plage, et toi, dopé par les amandes, tu donnais des coups de pelle énergiques, pour avancer la construction de  ton château. Un autre délice, inoubliable, Un gateau "Fiadone" corse cuit sur une feuille de chataigner" , avec du brucchio, je vous défit de trouver meilleur goûter.

PETITE, j'aimais bien jouer au docteur, j'avais un petit frère assez docile pour m'obéir et c'était des partie de fous-

rires quand je le faisais tousser, crache je te dis, mais je n'ai rien à cracher. bon alors viens têter et après tu cracheras!

PETITE j'ai subi un premier bombardement, descendez à la cave, vite, un bruit terrible, je tremble, je pleure, je ne lâche pas la jupe de maman. Ce fut le seul bombardement,  si terrifiant, dans cette cave peinte en crépi blanc, je m'en souviens encore... 

PETITE , il m’arrivait parfois d’être un peu triste. Je m’allongeais alors sur le sable et je fixais le ciel. J’étais impressionnée de voir les nuages passer très vite, traverser des villages, des clochers. des champs. Et j’attendais alors que cette course s’arrête et emporte mon chagrin.

 

 

 

 

DANIDAR

3 Avril 2017

 

 

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19 mars 2017

IL EST ARRIVE, il est là...

 

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Enfin, mon I Mac tant attendu est installé à la maison. J’ai débarrassé sa chambre, lavé les rideaux, aucun rapport me direz-vous, mais c’est réconfortant pour moi de voir un Mac, d’une élégance incroyable,  installé près d’un voile blanc. Sa lumière intérieure éclaire mon bureau et je jette un coup d’oeil à toutes les Applications installées sur le Dock. Il va falloir tout réapprendre, pas à pas. Je n’ai pas encore envoyé un seul mail, il fallait s’y attendre, rien envoyé, rien reçu. Ce n’est pas croyable, une quinzaine de courriers par jour avec le vieux Mac et maintenant  l’élégance, la finesse du nouveau a tout remplacée.

 

Ne craignez rien, je vais me rattraper et, pour commencer, je vais lui présenter quelques amis qui reviendront sur l’écran, régulièrement.

                 

                Soisik

                Mary

                Corinne

    • Marie-Jeanne
    • Marie-Claire
    • Monique ou  « SoeurJumelle »
    • Angèle
    • Un Point à l’endroit …
    • Marie-Claude 
    • Chantal
    • Brigitte
    • Myriam 
    • Danielle Danielle
    • Arnaud, et bien d’autres encore.

 

Nous écouterons ensemble des musiques aimées, celles qui m’émeuvent jusqu’aux larmes, celles que j’aime bien partager avec vous.

 

Assise dans un angle, près de la fênetre, je jetterai un coup d’oeil à une Muse de ma connaissance qui m’a servi dans des temps plus heureux. Nous parlions légèrement de tout et de rien, tout était sujet à rire, à dire « écoute moi bien, n’oublie jamais de me dire au-revoir pour alléger ton départ". Mais les promesses sont faites pour ne pas être tenues… les rêves pour rester à l’état de rêves.

 

A bientôt, au 3 Juillet, pour ceux qui traineront du côté de Saujon.

 

PARIS, le 19 mars 2O17

Danidar

 

 

 

 

 

 

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05 mars 2017

POESIE

Travail sur l’Ecole de Rochefort

Ecrire un poème en vous servant le plus possible des rimes imposées : Soir-Désaffecté-Entendre-Mains-Plate-Destin-Etiez-Ensablés-Plus-Larmes-Moi-Foule-Prophète - Ailleurs.

 

La soirée de Décembre

 

  

Il tombe, enfin, le soir,

Dans la maison désaffectée

Où je t’attends,  depuis si longtemps.

Pourtant, il me semble entendre,

Le claquement de tes mains,

Qui frappent sur la pierre plate,

Pour sceller ton destin.

Vous étiez ensablés                                                  

Vous l’aviez déclaré,

Plus de guerre, plus de larmes,

Ensemble toi et moi,

Au milieu de la foule,

Tu jouais au Prophète.

 

A quoi bon aujourd’hui,

            Je te cherche encore,  ici ou bien ailleurs,

               Dans cette maison désaffectée,

               Où je m'endors, en t'attendant.

 

                                                  

 

 

DANIDAR

3 mars 2017

 

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12 février 2017

MELANCOLIE

 

   Ecrire un Texte,  en vous basant sur ce tableau exposé au Musée d’Orsay.

 

Atelier d'Ecriture Brassens

 Albert Bartholomé (1848-1884)

 

 Je rentre me mettre à l’ombre, je suis toute étourdie des senteurs du jardin, des couleurs qui me grisent. Je t’avais dit, accorde moi une heure de promenade et je rentre…

J’ai tant de souvenirs ici, les bouquets ravissants que je trouvais à mon réveil, l’odeur du café,  de la brioche dorée, les cris des enfants, les chamailles des plus grands.

Je reviens vers cette maison des jours heureux, sur le pas de la porte je n’ose entrer de peur de rencontrer, de ne plus reconnaître, les enfants devenus grands, de t’apercevoir, avec ton journal,  que tu lis d’un air supérieur.

Je crois entendre des invités rirent et boire joyeusement, des chaises se renversent, allons vite au jardin, il est magnifique en cette saison…

 Qu’as-tu fait de notre bonheur ? Ou s’est-il égaré ?

Si tu revenais aujourd’hui, je n’accepterai de toi,

qu’un Bouquet frais du jardin....

DANIDAR

11 Février 2017

 

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11 février 2017

DES SEMELLES DE LUXE !

 

 

Pour la première fois,  je consulte un Médecin Rhumatologue, douleur vive au pied droit ; malgré cette gêne, je suis d’humeur plutôt joyeuse.

Joli Cabinet spacieux, décoré de tableaux colorés. A l’accueil une jeune fille mignonne, soignée, accueillante comme il se doit.

Le médecin est de taille moyenne, souriant,  non très souriant, il pourrait annoncer une catastrophe, on la recevrait avec son sourire. Pour parfaire le tout, un léger embonpoint qui me fait penser à un « bon vivant ». 

Malgré la douleur, à cet instant, l’heure n’est plus à mon pied droit. Le médecin s’évade, je le suis…

   - C’est le Dr B. votre médecin référant, comment va-t-il ?

   - Bien, mais débordé, il a un monde fou ! Malgré tout, nous avons parfois des fous rires lorsque

   - je cible un ou deux patients de sa salle d’attente, il faut bien s’occuper en attendant !

  - Le médecin s’arrête d’écrire, racontez ! racontez ! me dit-il l’œil brillant...

  - Ah ! je vais le mettre en boite avec ça ?

 - Surement pas, je n’aurais plus de médecin après, chut ! Vous ne dites rien ! Et le médecin

de rire, je blaguai !

 

  La consultation reprend son cours : qui vous a fait ces semelles ?

                     Monsieur D.

                      Waouh ! Vous avez pris ce qu’il y a de meilleur!

                                         La ROLLS des semelles !

 

 

Vous vous en doutez, la formule est trop belle, pour qu’elle passe inaperçue, un cadeau pour moi. La comparaison est si inattendue, j’en oublie le médecin, je m’envole par la fenêtre ouverte, vers un parking de voitures, je choisis une Rolls couleur sable, j’installe  les semelles dans mes  chaussures et je conduis. Sur une route tranquille bordée d’arbres, je me dirige vers la campagne…

 

 

 

 

Semelle-De-Soutien-Voute-Orthopedique-Orthese-Confort-Chaussure-_1

C’est un plaisir de conduire une Rolls avec des semelles

aussi douces…

 

 

Danidar       

8 Fév. 2017     

 

 

 

 

 

 

 

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