LE BLOG DE DANI D'ART

26 décembre 2011

BONNE ET HEUREUSE ANNEE

 

DANIDAR vous présente ses

 

VŒUX POUR L'ANNEE 2012

 

Que cette nouvelle année vous soit légère,

Alourdie simplement, d’une belle santé.

Du Bonheur, installé dans un joli panier

De la tendresse, délicate comme une nappe en dentelle.

 

 

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A mes lecteurs, 

Mes amis sincères, ma famille

A ceux qui comprennent ceux que les autres ne voient pas.

 

 

 

A ceux qui m’ont dit  Waouh ! Super !

je reste  interloquée, comment te souviens-tu ?

A ceux qui ont avoué, quelle émotion ! je me suis retournée sur nos  années passées !

Aux Bravos, quel joli texte et quelle présentation ! Vous êtes une artiste !

Aux tristes, aux moroses qui lisent en cachette, les mains sur les yeux en écartant les doigts !

Quand une Nouvelle paraît, je laisse tout tomber, je m’installe et je lis.

A travers ton écriture, je pars en voyage, bien au chaud sous la couette,

Bravo Mamy, j'ai bien rigollé en lisant ce texte, tu as beaucoup d'imagination!

Très beau texte, tu as décidément un vrai talent pour l’écriture,

Merci de tout cœur de ce magnifique témoignage d’amitié ; je vous savais artiste, créatrice, mais narratrice aussi ...


Et bien d’autres encore.....

 

 

Je souhaite vous dire

 UN GRAND MERCI !

 

Votre chaleur, votre générosité me vont droit au cœur, me font rire ou me bouleversent !

 

« L’amour c’est le cœur qui s’émeut en même temps que l’intelligence »

Georges Perros

 

 

 

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16 décembre 2011

UN GRAND PATISSIER s'est INSTALLE DANS MON QUARTIER

 

Laurent DUCHENE, Meilleurs Ouvrier de France

(Avertissement du Rédacteur : cette Nouvelle est à lire avec modération)

 

 

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Bonne nouvelle, mes amis, un grand Pâtissier vient de s’installer dans le quinzième arrondissement, tout près de ma maison. Par chance mes pas,  ou plutôt mes commerçants,  sont sur le trottoir d’en face si bien que j’ai bonne conscience à ne pas traverser pour faire du lèche–gâteaux.

Seulement voilà,  j’ai une amie,  Petit Clairon,  qui bien qu’ayant une discipline de fer, pas pour tout, je vous rassure, sans le vouloir, sur le trottoir interdit, ralentit devant la vitrine du pâtissier et s’arrête.  On regarde, on commente : « comme ces gâteaux sont beaux, bien présentés, jolies couleurs,  ils doivent être délicieux .... Puis elle fait mine de partir pendant que je m’attarde et revient tout doucement pour me chuchoter à l’oreille : » regarde le rose on dirait un sein avec son téton ».

Ce genre d’observation lui  ressemble si peu que je suis très surprise. Je rétorque aussitôt : « mais ou vas-tu chercher cette ressemblance, tu ne deviendrais pas un peu obsédée à mon contact ».

 

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On rit on se sépare….bonne cure me dit-elle. Tout pourrait s’arrêter là mais Clairon n’a pas réalisé ce que sa petite phrase amusante  va faire naitre en moi.

Et l’amie au grand cœur, le Petit Clairon, me console, ne t’en fais pas, reposes toi bien  et de sa belle voix de Clairon chantonne « ce n’est qu’un au revoir ! » pour alléger notre séparation.

 

Le lendemain, le rideau du pâtissier est encore baissé, il est tôt, il est cinq  heures, le quinzième s’éveille ;  pendant que certains parisiens s’étirent dans un demi sommeil, dans la boutique du Pâtissier Laurent Duchêne,  on est réveillé depuis longtemps, on s’affaire, on se bouscule. Une certaine tension dans l’air, un je ne sais quoi....

Le Maître de maison veille, c’est un homme de perfection, un coloriste tout en douceur.

Premier jour de rentrée des classes,  les élèves finissent de s’installer,  les visages sont reposés, les esprits attentifs.

Comme tous les ans, le Pâtissier propose de faire le point sur les évènements vécus lors des vacances.... Racontez-moi en levant la main, chacun son tour.

 

Tout à coup, il s’impatiente : «  les Eclairs ! Il me semble vous avoir dit, ne vous mettez plus ensemble, évitez de vous mélanger les crèmes, toi le chocolat met toi à l’ombre, et toi le café installe toi près du Bar. Croyez-vous qu’un jour vous obéirez, c’est épuisant à la fin.

Chaque gâteau sentant la nervosité du chef, raconte brièvement :

 

Le Millefeuille lève timidement le doigt : « je voudrais changer de nom, je ne veux plus m’appeler millefeuille »

- Mais enfin c’est quoi cette fantaisie, viens ici, explique à tes camarades le pourquoi de ce caprice !!

- Et bien, quand on me déguste, tous les convives soulèvent mes feuilles une à une pour voir ce qu’il y a dessous, c’est insupportable,  c’est obscène, je ne veux plus avoir 1000 feuilles !

 

 

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- La Religieuse  au chocolat se lève calmement et dit tout doucement :

« pouvez-vous, s’il vous plaît, installer sur ma collerette un livre de prière en pâte d’amande pistache ? J’en serais ravie, le chocolat et la pistache  

 

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s’entendent à merveille  ; dans la vitrine, j’emploierai mon temps libre à prier.

-  Le Baba au rhum, un peu pataud, tout emprunté, réclame un peu plus de liqueur, QUOI ! S’écrie Laurent, mais tu t’es vu, regarde tes pieds, tu dégoulines de partout, ce liquide jaunâtre, je ne te fais pas un dessin !!

Le Maitre Pâtissier éclate en sanglots, pitié  il n’en peut plus de ces gâteaux, c’est quoi ça, une manifestation !

Du coup, les pâtisseries se déchaînent, courent dans tous les sens, les Tartelettes Pomme Caramel  dégoulinent, les tranches de pommes se transforment en compote,

Les cakes maison bombent le torse brillant décorés de fruits, orange ou chocolat, ils font les fiers,  ils se prennent pour le Chef et passent en revue les Petits Gâteaux.....

Les Verrines  « Murmure » et « Volupté » glissent sur les glaçages et se renversent, catastrophe !!!!

SILENCE ! SILENCE le Maitre Pâtissier hurle, il sanglote,  il craque.

Alors, du fond de la salle, arrive en courant la Critique Pâtissière - Danidar – mandatée par son Journal « La Gazette du palais » . Elle doit écrire un article sur le Pâtissier Laurent Duchêne.

Danidar est écœurée  devant le comportement des gâteaux, émue aux larmes de comprendre que le Chef n’est pas loin de la dépression. Alors,  elle prend l’affaire en main, elle monte sur l’estrade et tape de grands coups de règle sur le bureau TAISEZ VOUS !!! c’est une honte, je vous plains, vous n’avez pas de cœur, pendant que vous partez en vacances, dans les belles pâtisseries de Tôkyô, lui, pauvre Laurent, enfermé dans son laboratoire, fait des recherches pour des meilleures crèmes, des nouveautés, toujours se remettre en question ;   Danidar s’approche de Laurent, le console, l’embrasse, voyons mon ami, reprenez vous, ce ne sont que des enfants insouciants, ça va aller.... elle chuchote à l’Eclair « va vite lui chercher un Café Gourmand »

 

 

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Voilà ! Dégustez tranquillement et après repos obligatoire. Laurent remercie, que ferait-il sans cette amie sincère..... Les gâteaux se regardent, Danidar serait-elle amoureuse de Laurent ? Ce serait formidable si on préparait une Noce !

 

Tout à coup !! Deux petits coups timides à la porte Toc ! Toc ! Les gâteaux s'inquiétent, qui ça peut bien être ? La porte s’ouvre et...... OHHHHH, qu’elle est belle, magnifique, dans cette agitation, personne n’avait remarqué l’absence  de la plus belle pâtisserie,

 

 

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gâteau Fraîcheur 

 

Le gâteau FRAICHEUR, une Princesse, une Reine  d’une élégance parfaite, Dacquoise amande, Mousse pamplemousse rose, Confiture de fraise.

 

Mais oui,  vous l’avez tous compris, c’est bien lui, le petit têton de mon amie Clairon, qui installé dans la vitrine de la pâtisserie lui a fait un clin d’œil ! Ah ! Ce Clairon quel coquin ! Si son ami savait ça ?

  

L’arrivée de Fraîcheur a changé l’atmosphère,  tous les petits diables l’entourent, que vous êtes belle, un peu dénudée certes mais  ça vous va si bien et des yeux tellement beaux......

 

Alors Fraîcheur,  de sa petite voix douce annonce, j’ai quelque chose d’important à vous dire, asseyez-vous SVP ! Ecoutez-moi, voilà, le 31 décembre vous êtes tous conviés à une Noce spéciale, beaucoup d’invités, grandiose. Alors,  devinez, d’après vous, qui sont les époux ?? Les petits ne comprennent  rien, ils ne voient vraiment pas, ils jettent des coups d’œil furtifs, à Danidar,  à  ....Laurent,  on donne notre langue de chat, on ne voit pas ....

 

 

Tendrement, « Fraîcheur » se retourne, tend la main vers  Laurent ragaillardi et glisse sa main sous son bras. Voilà mon époux que pour le meilleur, j’espère, venez vite nous embrasser.... C’est l’euphorie générale, les gâteaux courent embrasser « Fraîcheur » ils en profitent pour lécher sa robe rose, ils sont heureux sincèrement ; Danidar restée en arrière regarde la scène avec attendrissement, évidemment elle était au courant, surement elle était là pour couvrir l’événement.

Le quart d’heure tendresse s’effiloche, Danidar suggère aux 

 

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Gâteaux de passer en cuisine pour faire une bonne toilette, n’oubliez pas de changer votre caissette et allez prendre un peu de repos, à toute à l’heure.

 

Après ces émotions, les pâtisseries,  dans leurs papillotes se sont prises à rêver..... De la belle fête qu’on allait organiser, de la toilette qu’ils porteraient, du beau garçon délicat, prévenant, généreux  ou de la jolie fille  gracieuse, enfin ils pensent tous à leur propre mariage. 

Les Macarons rêvent du jour où ils prendront le train pour aller retrouver leurs amis au bord de la mer. Dès  que les Ado les aperçoivent, ils courent sur la plage et font du bouche à bouche en criant : hum ! Quel délice, quel régal ! Sacré petits gourmands de Caen !

 

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La Duchesse  des beaux quartiers vient montrer sa toilette ; les gâteaux sont ébahis, quelle élégance  chère Madame, vous allez faire sensation ! Venez  DANIDAR nous donner votre avis, que pensez vous de cette symphonie en rose ?

 

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J’en pense que du bien, c’est parfait, nous allons tous œuvrer pour que ce mariage  soit une réussite.

 

A partir de cet instant, on  alla quérir un chargé en Organisation d’événements, un as en la matière, Mr Tony, qui vint prendre les mesures des pièces pour la décoration, il donna des idées pour le repas qui ne devait pas être que sucré. Il se chargea également de la liste des invités.

 

 

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Décoration de la salle 

 

 

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Chorale de Père Noël

 

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Mr Tony fit livrer le Champagne

Alors on pensa à la musique, le choix des morceaux, l’entrée des mariés. On fit appel au talentueux  Jojobac  qui nous proposa  des musiques entrainantes OLE !  OLE ! D’autres plus mélancoliques où plus endiablées pour entrainer les Hora..... Bref, on travailla dur et de répétitions en répétitions le grand jour arriva.

 

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Alors, pour l’entrée des mariés on avait placé des petits gâteaux pour former une haie d’honneur et « Fraicheur » avait insisté pour que Clairon joue la Marche Nuptiale et Danidar tienne la traîne. 

Après l’émotion passée, on se déchaîna, Jojobac,  un pied en l’air,  se mit à jouer avec ses copains, il créa une ambiance du tonnerre ; il fit le tour des tables en chipant au passage un macaron par-ci , un macaron par-là, on dansa, on prit une collation, on applaudit vivement  Mr Tony pour la déco de la salle très réussie ;

 

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Il y vit rapidement un avantage et distribua largement ses cartes de visites

 

  

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L'animateur, associé à Jojobac à réussi à entraîner tous les invités

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Un peu lasse Danidar alla s’asseoir au fond de la salle. La Duchesse rose la rejoignit : « allons ma chère pourquoi cette mélancolie sur votre visage, que se passe-t-il ?

Ce n’est rien Duchesse,  juste un souvenir des temps heureux, sur une jolie plage, 3 enfants mes 2 frères et moi, ils s’amusaient  à prendre avec leurs mains en coupe, la dentelle de l’écume des vagues, ils s’en faisait  des barbes blanches et me criaient « viens vite on va te faire une robe de mariée. Ils étaient drôles, ils étaient heureux, ils riaient......

Mais c’est un très joli souvenir ! Bravo de l’avoir gardé en mémoire.

Allez Duchesse, je vous invite à danser, sur la Musique Klezmer, j’adore, on y va !! et 

 

VIVE LES MARIES!!!!! 

Regardez,  les patisseries offrent ce cadeau aux mariés


Sur You Tube - Verdi - Traviata Gourmande - Choeur des Bohémiens

  Ce petit spectacle est attrissant !

Bravo!

 

 Paris le 16 Décembre 2011

 Danielle DARMON

 Merci, petit Clairon, pour m'avoir inspiré

 cette Nouvelle peu ordinaire !

 

 

 

 

 

 

 


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17 novembre 2011

AUX ARMES, ma FAMILLE !! AUX ARMES, mes AMIS !!

Il est de bon ton d’expliquer, de donner une définition pour que vous compreniez, pour que vous vous fassiez une idée du MAL.

La Dépression Bipolaire est une gueuse,  une méchante, une infâme dont j’ai été la proie.

Je vous explique, j’ai besoin de vous, c’est urgent, ne vous défilez pas, je pense que vous pouvez m’aider à combattre cette calamité.

 

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J’ai préparé le nécessaire, un grand sac rempli de couteaux, des aiguilles assez longues, des tenailles, des fourches ....

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Je lui ai tendu un piège,  organisé un Guet-Apens. Comprenez-moi, elle a jeté son dévolu sur moi, je lui ai plu,  la salope!

Chacun de vous aura un rôle étudié ... selon ses aptitudes à faire du mal.

 

Donc, je reprends :

Mon but est que cette dépression soit anéantie, ne détruise plus jamais personne.

Comme je la connais bien,  je sais qu’elle emprunte tous les lundis, le même chemin. Avec moi, elle ne se méfiera pas, l ‘horrible fille, j’irai à sa rencontre, je lui parlerai de tout et de rien.... Vous, cachés, à mon  signal, je lèverai ce petit bâton derrière mon dos,  alors vous interviendrez tel un commando.

     Allons  voyons, écoutez–moi, soyez attentifs :

 - Toi qui es grande et musclée, l’honneur te revient pour donner le premier coup. D’un large revers de main tu la jettes sur le sol, de préférence sur le bord du trottoir et tu la menottes rapidement ;

 


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- Toi, la Dentiste, arracher des dents tu sais faire, il ne s’agit pas d’une anesthésie, mais plutôt de te servir de ces grandes tenailles, tu dois arracher ses grosses dents de monstre en  retirant des morceaux de gencives, ne t’occupe pas de ses hurlements, souviens-toi qu’elle est sans pitié quand elle frappe, elle enferme la personnalité des malades affaiblis pour les réduire à néant, pour les donner en pâture aux profiteurs sans scrupules ;  Ne t’inquiète pas, nous serons tous à tes côtés pour intervenir si besoin est.

 

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 - Toi qui a toujours aimé la couture, je t’ai trouvé des aiguilles longues, longues, tu les enfonceras dans les yeux, elle perdra la vue, elle ne pourra plus repérer ses proies......

Voyez-vous ce qui est terrible avec cette scélérate, c’est qu’elle vous fait croire que vous êtes guéri : « tu as bonne mine aujourd’hui me disait-elle, inscrits toi à des Ateliers, fais de l’encadrement, c’est formidable, tu es douée, c’est très joli ...; et maintenant pourquoi pas de la Sculpture, chante pour faire plaisir à ton frère et voilà comment elle m’a fait tomber dans ses filets, puis reprendre un fol espoir, celui d’en finir avec le malheur.

J’ai fait tout ce qu’elle m’avait recommandé chaleureusement,  j’ai eu du succès dans mes ateliers mais, inexorablement, la gueuse est revenue pour faire son travail de destruction.... 

 

Excusez-moi, je me reprends, quand elle ne sera plus qu’une loque, tous les coups seront permis, à  coups de pieds, à l’aide de fourches, vous la ferez rouler jusqu’au bord de sa fosse, je l’ai faite creuser en lisière de bois, je serai au fond, je vous attendrai pour réceptionner le cadavre puant.

 

 

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Oh ! La ! Là ! C’est l’heure, allons-y, vous avez bien compris ?.... Très bien. Les outils sont là, j’ai fait porter l’huile bouillante près de la fosse !!

 

La voilà, regardez-là, personne ne peut imaginer  ce que contient cette horreur, c’est une malédiction !...... OUI ! ALLEZ-Y, BRAVO, frappez, là c’est bien, trop drôle, formidable, allez les amis, tapez sur vos casseroles, il  faut faire beaucoup de bruit pour l’impressionner,  FRAPPEZ, les dents, arrachez, frappez, crevez-lui les yeux,  continuez,  je cours  près de la fosse... Je descends tout au fond, je vous attends.

Ne hurlez pas, jetez-là, BRAVO ! C’est du bon travail, elle n’en a plus pour très longtemps....

 


Mais alors,  que fais-tu, remonte, on t’attend pour jeter l’huile bouillante...

Enfin,  tu dors, on t’a installé une échelle, monte, on va t’aider, ne nous oblige pas à descendre....

 

 

Je vous en prie, taisez-vous, je ne peux pas, je ne veux pas la tuer, c’est impossible, impensable pour moi ; écoutez moi au lieu de crier, taisez-vous, je suis si lasse :

C’est par sa volonté farouche d’être odieuse, une perfidie  agrippée à moi, dans le seul but de me faire souffrir, c’est au milieu de cette noirceur que, tranquillement, dans un halo de douceur, par le plus grand des hasards, j’ai rencontré un Etre peu ordinaire, je l’appellerai « Mon Ange ». Il est tantôt ici, tantôt là-bas, tout près de moi à dire ne t’inquiète pas, écoute mes conseils, tu verras des jours meilleurs changeront le cours de ta vie ...

Alors, prisonnière de mon malheur, Mon  Ange,  très rapidement, m’a sorti des ténèbres, m’a installé au soleil,  administré ses remèdes magiques. Et le miracle a opéré.

 

 

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Se peut-il que cette  méchanceté immonde m’ait mené vers un si grand bonheur. Après avoir tellement souffert, reprendre goût à la vie, me retrouver à faire des projets merveilleux, des envies irrésistibles de remuer ciel et terre pour qu’il me regarde et me baigne de son sourire, avoir des trésors d’imagination pour disposer, sur du papier,  des écrits délirants, du plus sage au plus fou. 

 

 

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Mes fleurs, du jardin magique, ont-elles trouvé grâce à tes yeux ? Ne respirer que par lui, ne voir que par ses yeux et enfin  lui faire don de ma personne.


 

Pourquoi ma destinée a-t-elle été si cruelle ? J’ai perdu mon enfance, ma jeunesse, j’ai raté l’occasion de vivre ma vie de jeune adulte insouciante, entièrement tournée vers la joie que me procurait mes enfants ; faire de si jolies rencontres enrichissantes, moi qui aime tant les  gens !  Mais toi mon Ange merveilleux, quand je t’ai rencontré, toi que je place si haut, tu m’as fait partager tant de moments d’émotion, tu as fais naître sur mes lèvres un vocabulaire nouveau, étrange et je me suis étonnée devant ces mots que je te disais ; la jolie poésie a servi d’échange entre nous, la tendresse, la musique  qui nous console où nous exalte, les promenades en forêt,  les bouquets de fleurs que nous avons cueilli en riant,  nos rires confondus,  emmêles comme les branches des arbres.

 

 

 

 

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Vous comprenez, cet Ange particulier ne ressemble à personne, il me déroute, tantôt d’une douceur extrême, tantôt sévère me plongeant au bord du désespoir ; alors, j’attends sans espérance, son retour généreux. Que lui dire, j’ai si peur, je lui parle sur la pointe du cœur, lui semble avoir oublié et, à nouveau, ses paroles, comme un baume, sa voix unique soignent mon chagrin toujours présent, même dans les bons moments.

J’ai eu des instants très difficiles, seule au fond de mon lit, j’ai pleuré bien souvent habitée par la peur de mourir et puis souhaitant qu’elle arrive enfin. Une amélioration et mon caractère volontaire, sa main dans la mienne a fait en sorte que la cruauté s’est effacée et j’ai retrouvé la vie dans la proximité de la mort.

Aujourd’hui je peux dire, l’égoïsme, la bêtise,  se sont  acharnés à me détruire  mais Mon Ange défenseur,  jamais très loin,  m’a protégé.

C’est pour cette raison ou plutôt pour ce grand bonheur si étonnant, au-delà du raisonnable, que je ne veux pas l’achever, elle est à l’origine d’une perfidie, d’une noirceur sans pareille, mais surtout, indépendamment de sa volonté,  elle m’a permis d’accueillir cet Ange merveilleux.

Nous avons mené  un combat sans merci, lui et moi, affaiblie, amputée d’une partie de ma vie,  lorsqu’il  s’éloignait de moi.

"Un membre en moins c’est dur, alors vous pensez, le cœur en mille morceaux...."

 

Aujourd’hui, je le sais,  j’ai semé en lui quelques petites graines d’immortalité ; lorsque qu’il partira, où qu’il aille, obligatoirement, je le suivrai, parce qu’il est ce qu’il y a de plus beau dans ma vie, un cadeau que rien n’arrivera jamais à égaler.

Tu as réussi, Bel Ange, réjouis toi, mission accomplie, pardonne moi mes excès, mes débordements, mais tu m’as procuré tant de joie, si peu habituée  à un tel éblouissement. Après un chemin  si long, si douloureux  pour arriver à cet instant de plénitude, et pouvoir te dire  à ce jour, « J’ai presque tout compris enfin,  je suis sur une piste de sable et de soleil » mais je ne  peux encore ignorer la nausée si présente en moi. Peut être, un jour, forte de tes conseils, j’arriverai à devenir indifférente, à regarder ailleurs vers l’espoir, à laisser tomber la bêtise à mes pieds sans me retourner. Un bienfait pour toi, tu as tant œuvré pour ce résultat....

 

Aujourd’hui, je peux vous dire avec sérénité, c’est fini ! J’ai tourné une page particulièrement douloureuse, cette page qui a failli me détruire. Je l’ai expulsé de mon cœur, jeté au fond de cette fosse, elle y restera à tout jamais.

 

Voilà, je vous ai tout dit, enfin presque, maintenant, je remonte parmi vous, je crois que c’est fini, elle ne bouge plus, jetez votre huile bouillante  et elle disparaîtra à tout jamais .....

 

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Merci à tous, famille, amis,  pour votre aide précieuse.


 

 

Je dédie cette Nouvelle

 

A mon Bel Ange !

Pour tout ce qu’il sait de moi,

Pour certains de mes écrits qui l’ont bouleversé

Pour le rôle multiple qu’il a occupé  dans mon cœur.


Avec tous mes remerciements affectueux!

 

Danielle DARMON

Paris le 3 novembre 2011

 

 

L’équipe qui a rayonné autour de moi, Médecins, amis, journalistes a été particulièrement chaleureuse et patiente, d’une grande écoute ; ce fut un échange, un enseignement réciproque qui  a fait ce que je suis devenue,

Aujourd’hui  ils insistent pour que je raconte mon « Histoire Hors Normes »,  pour mes Petits-Enfants., disent-ils!

Ecrivez me dit-on, ne vous censurez pas, plus tard ils apprendront qui était leur véritable Grand-Mère.

Confiez ce recueil à une personne de confiance.

 

Alors j’écris .....

 

 

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La vie est une fleur, l'amour en est le miel

(Victor Hugo)

 


 

 

Posté par danidar à 20:21 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
01 octobre 2011

CROISIERE sur le DOURO (Portugal)

Du ler au 8 Août 2011

Sur le MS VASCO de GAMA 

 

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Ma valise bouclée, je réalise soudain, je ne me suis pas documentée, je n’ai pas acheté de guide, ça va être dur de paraître  « Madame je sais tout ».... on verra bien, j’ai des souvenirs de ce pays  alors ....

Aéroport ....on s’installe, pour ne pas perdre mon temps,  je sors mon bloc, compagnon de tous les instants,  pour prendre des notes, j’engrange les mots perdus, ceux qui tombent à mes pieds ; les impressions, les situations cocasses s’installent en moi, les mots me reconnaissent...et les sourires aussi.

 

Lorsque nous arrivons à Porto, mes souvenirs du Portugal sont revenus en force. Je m’attendais vraiment à voir les splendeurs de ce pays, avec le modernisme, toutes les images seraient encore plus belles.

Je partais sur un charmant bateau CroisiEurope  faire une croisière,  sur un fleuve mythique nommé DOURO.

 

 

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               Vasco de Gama

            Navigateur Portugais

 

Un pied sur la passerelle, je cours, je monte sur le pont et je me penche.... je cherche.

On vogue sur une eau claire, nous croisons des jolies barques pleines de fruits juteux, des bambins  aux joues rosies par le soleil, me font signe « Et !  les français, on arrive, on va monter sur le bateau vous offrir tous ces fruits, ....on arrive ». Quelle grâce, quelle gentillesse !

 

 

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Et de l’autre côté, d’autres barques, les unes chargées de Porto,  d’autres  de nappes ornées, pochettes finement brodées, petits paniers remplis de bijoux ciselés en filigrane ... Mesdames, c’est pour vous, on arrive !

Je pensais voir sur l’eau, la longue silhouette d’Amalia Rodrigues, la chanteuse fadiste, la Reine du Fado qui me faisait pleurer, des larmes libératrices d’un trop-plein d’émotion..... Agrippée sur le pont, j’ai un peu attendu, on  nous a prévenu, repas dans 20 mn, j’ai regardé le Douro « Ça t’arrive souvent de te moquer des gens ? De leur faire perdre leurs illusions ?

 

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Pauvre Douro, il n’était pas responsable, tout était de ma faute, j’avais confondu mes rêves de beauté, mes illusions de bonheur ineffable et la réalité tout simple.

 

Un adage évoque le caractère des différentes villes portugaises : « Pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille ». Alors Porto, je vais te regarder travailler.

Je découvre  ma Cabine spacieuse, fort agréable, la fenêtre sur le Douro laisse apparaître le fleuve, petite activité.

 

Toutes  personnes ayant participé à une Croisière, savent que tout se joue au premier repas.

En effet, l’instant est décisif, du choix  des passagers de notre table va dépendre la réussite ou non de là Croisière. Si vos compagnons sont sympas,  votre voyage sera agréable. A l’inverse,  s’ils font la tête, taciturnes, attitudes qui vont vous faire dire « mais que viennent-ils faire sur cette Croisière », alors c’est fichu, voyager sans pouvoir dire un mot (merci,  j’ai déjà donné), sans échanger des anecdotes de voyages, c’est perdu d’avance.

 

 

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Le cœur battant nous nous présentons dans la salle à manger, une hôtesse nous dit mettez-vous à cette table, je déplace ce monsieur tout seul et vous aurez 2 places. Très gentiment le monsieur accepte de glisser sur la table d’à côté, Ciel ! Seul homme à coté de cinq femmes, le pauvre, ça va être difficile ou peut être va-t-il découvrir des horizons nouveaux.

 

A notre table, un grand Monsieur filiforme nous dit brusquement,  je vais vous aider à vous placer. Un peu surprise, je me dis c’est un « petit plus » des Voyages Rive Gauche qui ont décidé de nous encadrer, et il continue sa mission : « je vous conseille vivement de changer de place à chaque repas de façon que personne ne soit lésé et profite de la vue sur le Douro (très pertinent !) Mais ne séparez pas les couples, (MDR)  je ne veux pas de larmes à la fin de la Croisière. Alors, je me hasarde,  pour décrisper les rictus qui s’installent sur les lèvres : « et qui vous dit que justement ce n’est pas l’occasion de se connaître, Rive Gauche est bien directive cette année ». Alors, le grand farceur éclate de rire, « mais je suis passager comme vous, ça réussit à tous les coups, vous voyez, à peine installés  vous vous connaissez tous ! Quel homme généreux ce Jean Pierre !

Nous voilà donc installés à table, je suis détendue, ce que je perçois de la conversation me laisse supposer,  je suis entourée de passagers sympathiques, qui se racontent facilement ; ont-ils pressenti qu’ils ont en ma personne, une Artiste sensible qui va se faire un plaisir de raconter leur vie, leurs petits défauts,  leurs grandes qualités ?

Au déjeuner, on parle de voyages, de ceux que l’on a fait, de ceux que l’on fera, de nos nombreux projets....

Et de l’incontournable cuisine portugaise, des beignets de morue,  plats bien présentés ,mais hélas un peu gras, un peu trop copieux, mais surtout les conversations tourneront autour du vin servi sans restrictions aucune. 

Le rosé, bien frais, le délice de Michèle, le Vin rouge que tout le monde veut goûter, le Vin blanc qui arrive avec le poisson, et s’avère assez bon.

Nous sommes 6 à table, je suis la seule à ne pas apprécier le vin ou très peu. Les passagers, l’œil brillant, sont ravis, par la force du destin, d’avoir à leur table une buveuse d’eau qui leur cède sa part de breuvage sacré. Mais pas un seul n’a eu la politesse de me remercier, « Danielle, par votre abstinence, nous avons eu quelques verres supplémentaires de vin, merci ».

 

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Il arrive que pour un seul repas nous buvons une bouteille de rosé, une de rouge, une de blanc, deux bouteilles d’eau gazeuses, une  d’eau plate. 1 ou 2 bières.  Normal ou énorme, je n’en sais rien, quand on aime on ne compte pas.

En plus de son  bon goût, ce breuvage crée une atmosphère légèrement joyeuse, sourires un peu béats. C’est joli d’être détendu, on s’aime, on se dit des mots gentils, s’il te plaît, merci, après vous. De mémoire de Douro on n’a jamais vu ça !

 

 

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A notre table,  Jean le bâtisseur, d’origine italienne. Je l’imagine très bien construisant des maisons en chantant « quand le bâtiment va, tout va, tout va !»

C’est un homme grand,  il parle très peu mais, il observe beaucoup...

C’est aussi un sportif qui joue aux cartes de temps en temps, pour rencontrer..... des amis.

Jean, les photos ci-dessus sont placées à votre attention, vous constaterez le temps presse, vous devez aider Porto à sa reconstruction !

 

 Sa charmante épouse, Gabrielle, répondra à mes questions, sur le Pont Soleil.  Gabrielle adore l’eau gazeuse, ça pétille....me dit-elle, est adhérente à un club de Gym, et passe le plus clair de son temps à participer à des voyages variés. Adepte, des l’Agence Rive Gauche, surtout pour le 

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qui vient vous chercher à domicile ; Gabrielle me précise, bientôt nous irons à la fête de la châtaigne, puis à Deauville pour un séjour Bien Etre.

Alors là, je n’y comprends plus rien, pourquoi passer par un voyage organisé pour aller à Deauville ?

« On ne s’occupe de rien, tout est réservé, Bel Hôtel, les  clapotis des vaguelettes, massages, repas .... Evidemment, vu sous cet angle, elle a raison.

 

Gabrielle sait vivre !

 


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Quel bonheur, Gabrielle apprécie (non pas elle mais son sosie)

 

 

Michèle, épouse de Jean Pierre le farceur,   (vous suivez,  j’espère) adore nous faire participer à ses petites mésaventures. De nature généreuse, elle n’omet aucun détail et commence au début.

En l’an 19.... Nous avons été cambriolés. En rentrant du travail, un jour où les astres  s’étaient ligués contre nous, je m’aperçus,  soudain....s’en suit profusion de détails qui vont nous mener tranquillement vers la chute ; dans mon armoire, en soulevant le drap rose, repaire où je planquais ma réserve de chéquiers neufs, je m’aperçu, Oh ! Fatale imprudence, que l’un d’entre eux avait disparu.

Déclaration à la police, quand le Commissaire est venu à la maison.... (Et là, Jean-Pierre, assis près de moi,  marmonne à voix basse : « on s’en fout du Commissaire !! »). Il m’a fallu beaucoup de sang froid pour contenir mon fou rire.

 

 

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Michèle imperturbable raconte la suite, je vous mets en garde, vous ne pouvez pas savoir tous les problèmes que ce chéquier a provoqués, les coups de téléphone à tous les commerçants, incroyable !!!

 

Après ce récit, nous étions consternés et je fis signe au Maître d’Hôtel, de servir un supplément de dessert, un supplément de bonne humeur à notre table,  afin que les passagers retrouvent le sourire.

Je ne sais plus qui a raconté une histoire un peu grivoise et le chagrin fut oublié rapidement.

 

Michèle,  encore en  activité,  travaille à Air France. Elle a une tâche délicate, importante, La  Formation du Personnel. Et entre deux cours, elle voyage aux quatre coins de là Planète. La Veinarde !!

 

 

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C’est  une bonne vivante, doublée d’une bavarde sympathique.

Il est à parier que Jean-Pierre et Michèle se sont rencontrés en l’air, chacun sur son avion, coucou par hublot !

L’Homme volant au-dessus des nuages,

La Femme, rêveuse, pensant à son voyage 

 

 

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Jean-Pierre, en activité, était entre autre,  responsable de l’équipage commercial, d’un Boeing 747. Chef de Cabine, il attribuait  leur rôle aux Hôtesses, répartissait leur poste de travail.

De surcroit également  Responsable de la sécurité à bord.

Ce qui compte pour lui c’est le service impeccable, pour des passagers jamais très rassurés, jamais contents de la place qui leur est attribuée, du whisky qu’ils souhaitent boire pour s’enivrer un peu. Dans son avion, Jean-Pierre est maître à bord, sa ligne d’horizon,  son harem d’hôtesses.

 

 

 

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Il a bon goût le Chef !


 

A la retraite, il a été élu,  Président d’un club de Bridge.

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A l’instant où je vois les bridgeurs, il me vient cette écriture :

 

Lorsque le Pique prétentieux

S’installe dans la main

Il annonce  l’Atout

Je réaliserai mon Contrat

Mais le ur sensible et délicat

S’installe près du Carreau

Pour voir passer la Belle

S’il entame une idylle

S’il a une ouverture

Il lui offrira, à coup sur

Un bouquet de Trèfles frais

Avant que le Mort ne se relève

Pour une nouvelle partie.

 

Un clin d’œil à Annie et Jean

Chers bridgeurs,

Et Jean-Pierre le farceur.

 

 

Il sait parfaitement  jouer au Golf. 

Retraité actif, mots croisés (je peux témoigner) esprit curieux, bavard (oh là, là, vaut mieux que je me taise), toujours en mouvement.....

 

 

Françoise n’est pas vraiment à notre table, mais c’est tout comme, elle est installée tout près, à la table d’à côté.

Au cours d’une excursion, je me trouve près d’elle, nous marchons côte à côte, une ou deux phrases et nous nous reconnaissons, compagnes de galère.  Fille sympa, elle s’est battue et a vaincu en brandissant le drapeau de la victoire. Aujourd’hui, sac à dos bien posé, tel un globe trotteur, elle parcourt le monde  elle rattrape le temps perdu.

Le soir au dîner, je la cherche des yeux, non pas pour faire la mère poule, qui s’inquiète de son poussin, mais pour admirer ses jolies tenues vestimentaires ; chaque soir une nouvelle tunique qu’elle porte avec élégance.

Mais quel genre de valise a-t-elle pour contenir tous ces frous-frous ?

 

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Appétissant  ce beau raisin !

 

 

 

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Lorsque je vois ce beau raisin,

Je rédige un petit acrostiche !

 

Porto noyée dans tes tonneaux

     Boit ton breuvage sucré

Oublie tes enfants qui ont faim

     Parents forcés de s’exiler

Rince ton linge coloré qui

     Sèche au soleil brulant

Tu diras au Douro, éternel voyageur,

     Qu’il raconte ton histoire

Ou qu’il chante ton espoir de devenir un jour,

 une ville dorée, parée de ses dentelles,

     De son Or ciselé, enivrée de son vin

     A la célèbre renommée.

 

 

Tout au long de la Croisière, nous avons participé à de nombreuses excursions. Elles furent intéressantes.

 

Pour mémoire, 

 

PORTO, une des plus anciennes villes d’Europe, dont le centre historique est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mais Porto, c’est avant tout, le vin de Porto.

Visite des Caves où vieillissent lentement, et dans le plus grand secret, ce vin d’exception.

Dégustation des « précieux nectars »

 

 

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Nous avons passé des écluses magnifiques, immenses, une précision surprenante qui nous ont offert un spectacle grandiose. Ainsi, sur le Pont Soleil, nous avons commenté, un charmant grand-père et moi,  l’adresse du Commandant, l’efficacité du Personnel à mettre à l’abri chaises longues, matériel pour cause de chutes d’eau. Puis la conversation a dévié vers le sport ; classé en Hand-Ball, natation, ce Monsieur  était sur ce bateau avec ses adolescents de petits enfants et son épouse. Il avait une certaine philosophie de la vie, ses paroles m’ont réconforté .....

 

 

 

 

 

 

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J’ai fais  également une excursion à Salamanque en Espagne. Cette ville est éblouissante de beauté, pierres roses qui scintillent au soleil, trésors architecturaux.

 

 

 

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              Plazza Mayor à Salamanca

 

 

 

 

 

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Manoir de Solar de Mateus

Son plan d'eau , la noyée, les jardins

 

 

 

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Les jardins

 

 

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Nous avons beaucoup visité, nous avons eu des guides intéressants, et une bonne dose de dégustation de vins. Alors en rentrant de ces ballades, un jour,

 

 

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Sur le Pont Soleil, allongée,  j’oublie le Vin et ses adjectifs, je ferme les yeux derrière mes lunettes de soleil et je pense à « mes petits bonheurs ». Mais quand j’ouvre les yeux sur la montagne face à moi, Ciel ! Une publicité énorme de Porto Sandeman s’étale en lettres majuscules (non c'est moi qui a cru l'avoir vu)

 

 

PORTO JE N’OUBLIERAI JAMAIS

TON PORTO,

Qu’il soit rouge ou blanc,

dans tes tonneaux ou en bouteilles,

sur les montagnes, les autobus, dans les journaux,

PORTO, le DOURO est ton berceau odorant.

 

 

 

 

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  Les Vignes

 

 

 

La fin du voyage se profile avec son cortège de nostalgie, d’images de plage abandonnée, même le temps s’y met et le ciel nous regrette, touristes les plus sympas !

Alors la douce Gabrielle, la meilleure d’entre nous, sentant venir nos larmes, essaie de nous distraire en annonçant : « connaissez-vous le Carnaval de Dunkerque ? Non à l’unanimité, nous connaissons celui de Nice, celui de Venise, de Rio, mais Dunkerque !! Jamais entendu parler !!!!

Et Gabrielle ravie, tente de nous expliquer, c’est extraordinaire, plus de 1000 personnes, hommes déguisés en femmes avec de vieux vêtements colorés. Si vous y allez, soyez très prudents, vous serez entourés, serrés, prisonniers de ces hommes éméchés, qui vous conduiront à l’Hôtel de Ville.

Cette histoire m’intrigue, je ne comprends pas l’intérêt  de ce Carnaval. Alors je m’étonne, mais enfin que vont-ils faire à la Mairie ? Quand la foule arrive, 

 

 

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le Maire procède à des jets de Harengs sur les gens. C’est trop drôle, je vois très bien le tableau, tous ces gens qui sautent, bras tendus, pour attraper le précieux butin, bon appétit à tous, et merci Gabrielle, grâce à vous nous avons terminé la soirée dans la bonne humeur, nous avons une idée pour un prochain week-end.

 

 

 

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Des murs réveillés par la lumière des "Azulejos"

 

 

 

 

 

 

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Coucher de soleil sur Porto

elle n'est pas belle ma photo ?

 

L'Equipe du Bâteau

 

Le Commandant Raymond

La Commissaire de Bord Solange

L’Animatrice Sylvia

Le Cuisinier Alexandre et son équipe

L’équipe des hôtesses de Cabine

L’équipe de salle, barman, barmaid

La lingère......et bien d’autres

Je vous remercie de votre accueil sympathique, votre professionnalisme,

 présence discrète.

 

Un petit clin d’œil au Commissaire de Bord Solange qui a  glissé, dans ma cabine, les renseignements qui me manquaient.

Merci encore 

 

  

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Un dernier petit verre de Porto avant de se quitter,

près de ce

Tonneau Bar, très amusant TCHIN ! TCHIN !

 

Et vive les vacances !

  

 

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Danielle DARMON

1er Octobre 2011

Posté par danidar à 11:42 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
06 septembre 2011

MA CURE THERMALE à SAUJON (Charente Maritime)

du 4 au 23 juillet 2011

Mes soins, mes rencontres, mes émotions.

 

DEPART :

Paris, Gare Montparnasse, un monde fou, nous sommes au mois de Juillet, dit "mois des vacances".

Dans ma voiture, près de moi, 3 adolescents, les parents derrière. On s’installe, je suis contente, voyager avec des ado, on va pouvoir discuter et je pourrai comparer avec mes petits enfants, leurs jeux, leurs lectures, la musique. Génial,  je pourrai, nonchalamment, faire étalage de  ma culture auprès d'eux, j’en ris d’avance !

Enfin, tout ce petit monde est installé, mon nuage mélancolique se fond dans le paysage. Je m’apprête à faire connaissance – je n’ai jamais aucun problème à aborder des inconnus,  ce serait plutôt à les quitter que ça devient difficile -

Et tout à coup, chacun des trois enfants sort de son sac à dos, une boîte en fer carrée, probablement remplie de bons gâteaux ; j’estime que c’est un peu trop pour un petit voyage, mais tout le monde le sait, les ado, ça mange !

Sitôt les boîtes sorties, c’est le tour des écouteurs, chacun visse sur ses oreilles des embouts, moi je n’entends rien de cette belle musique classique, mon moral dégringole, je ne vais pas pouvoir échanger...Alors les boites s’ouvrent, pas de gâteaux, mais des cartes de monstres pour un jeu dont j’ignore tout. J’en suis restée aux jeux des « Mille Bornes », du « Scrabble », des « Petits chevaux » etc. ... Les enfants ne  se parlent pas, l’œil vague, les tueries en action. Quelle misère, j’ai beau m’agiter, je suis transparente, constat implacable, j’ai raté une bonne occasion de rajeunir ! Je n’arrive pas à me concentrer sur ma  lecture, occupée à guetter celui qui va se lasser de combattre ....

 

Midi, la maman distribue un sandwich à chacun, on tend la main sans même se retourner, sauf un garçon qui claironne : je suis mal, j’ai envie de rendre, je ne peux rien avaler ; il me paraissait pourtant en bonne forme.

Les parents acceptent ce petit malaise avec une belle indifférence, les autres mangent de bon appétit.

En fait le malade imaginaire voulait terminer sa partie de monstres avant de déjeuner. Sitôt fait, repas englouti.

Je suis effondrée, un temps de voyage où j’aurais pu m’instruire, écrire une Nouvelle sur les Adolescents... J’ai perdu une occasion de me faire connaître auprès d’un jeune public, hélas,  je n’ai pas échangé une seule parole ; alors je me décide, je me retourne pour dire aux parents ma façon de penser sur l’éducation de leurs enfants quand, Oh, misère,  avec leurs écouteurs  sur les oreilles, ordinateur tablette, ils tapent sur un clavier invisible... Que faire, les larmes aux yeux, je retombe sur mon siège, plus que découragée.... Et voilà ma station, NIORT où je dois changer pour Saujon.

 

J’oublie ma déception, nouveau train, une jeune femme, face à moi, sort un classeur et semble réviser des cours, elle écrit, très studieuse, plongée dans son travail ; un visage fin , elle affiche une certaine sérénité. Je suis attirée par ses gestes délicats et sa façon  de rouler une longue écharpe autour de son cou. Comme elle arrête un peu son travail, je plaisante « ne craignez rien, vous savez tout, vous aurez une bonne note ...». Et voilà, la glace est rompue. Cette jeune femme m’apprend qu’elle va donner des cours de Shiatsu dans un centre de Bien être. Toute ma frustration du 1er train va se rattraper ici, nous abordons « la Méditation », « la relaxation » la « Sophrologie »..... Je suis intarissable et elle aussi.  Elle envisage de quitter l’Education Nationale -  elle est professeur dans un quartier sensible, élèves peu motivés -  pour ouvrir un cours de Shiatsu  à Paris.

Ma réaction est immédiate, « soyez prudente, étudiez bien cette reconversion, prenez un temps de réflexion, mais il me semble que vous portez en vous tous les ingrédients d’une  réussite, alors bonne chance .... ». Voilà,  je joue à la mère, cette fille est très sympathique. Evidemment je parle de mon Blog et nous échangeons nos cartes de visite.

Cette jeune femme remplaçant largement le mutisme des Ado, mon voyage se termine avec une certaine sérénité empruntée au Prof.

Les propriétaires sont à la gare et m’accompagnent pour me faire découvrir l’appartement.

Je m’installe, je fais un tour du quartier et constate, je suis bien située, dans une rue piétonne, la rue Carnot,  commerçants tout proches.

Je repère l’Etablissement thermal, le Parc désert et je me dis, ne perdons pas temps, photos, fleurs, repérages immédiats.

 

 

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UN PEU D'HISTOIRE , en bref.


Saujon est le centre touristique de la vallée de la Seudre, à 15 km de Royan.

Chef-lieu de canton de plus de 6 500 habitants, Saujon propose ses services, commerces et animations et vous fait profiter de sa douceur de vivre.

Mais Saujon est surtout une « ville thermale de la détente », l’occasion de se « laver l’esprit au vent du large et de regarder dans de nouvelles directions».

(Belle perspective !)

Les thermes de Saujon sont spécialisés dans le traitement des difficultés psychologiques  et des désordres de l’anxiété.

L’eau de Saujon est une eau millénaire. Lent distillat du passé, elle apporte la sagesse  d’autres temps à des  troubles d’une grande actualité : les dérèglements nerveux.(Ce n’est pas moi qui le dis, je l’ai copié sur la brochure du Guide Thermal).

 

Mes soins débutent à 6 h30 et je commence à être habituée, ponctualité impérative sous peine de suppression du soin, (ça m’est arrivé deux fois, « Mme Darmon vous n’irez pas à la piscine, vous avez cinq minutes de retard !) Il m’a semblé entendre, « vous aurez 1 h de colle, dans la piscine » là je veux bien, ce genre de réflexion, ça laisse des traces.

Donc,  pour éviter à nouveau cette mésaventure, réveil à 5 h 30, petit-déjeuner indispensable à ma survie, je vérifie pour la 3e fois mon sac,  gracieusement offert par l’administration (attention, ce sac est obligatoire, aucun autre sac n’est permis, même pas celui d’un grand maroquinier), sac  en plastic blanc transparent au logo de l’Ets Thermal. D’accord on a compris : sandales en plastic, bonnet de bain pour la piscine, maillot etc. ....et le précieux Planning.  Moi j’y ajoute un bloc et un crayon, ça peut servir.

 

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Le sac du curiste et son Planning, à gauche c'est un intrus 

 

 

 

 

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SUR LE CHEMIN DE LA CURE

 

Ce n’est pas vrai ! C’est bien ma veine, mitoyen à mon immeuble, « Le Petit Fournil », boulangerie qui, à mon passage, fait exprès d’étaler les croissants, les pains au chocolat tout chaud qui embaument la rue.


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Je n’ai vraiment pas de chance, moi qui ai mangé consciencieusement mes trois tartines de pain complet grillé, je suis assaillie par des effluves délicieux qui me chatouillent les narines. Je me fais la morale « tu exagères, aucune volonté, c’est comme ça que tu crois arriver à tes fins, tu vas devenir une matriochka !! »

Mais c’est joli, une poupée russe ! J’adore ! 

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Ouf, c’est bon, j’ai réussi à passer la zone dangereuse, boulangerie hors de ma vue, j’ai résisté et mon attention est distraite par un jardinier de la ville, voiture électrique avec un  réservoir d’eau. A l’aide d’une lance, il caresse les jolis bouquets de fleurs qui ornent les lampadaires, en leur donnant une gorgée d’eau. « Bonjour Mr le jardinier, quel joli métier faites-vous là   ! Il me regarde en souriant, les fleurs ont pris la place des pains au chocolat.  Bonne journée !

 

Je presse le pas, il ne s’agit pas de flâner,  pas rapide de la curiste qui se rend non pas à un rendez-vous galant, mais soignant. Rue  déserte, je suis surprise par la légèreté de l’air, un coq  chante au loin, mi- ville, mi- campagne,  et je vois tout à coup une autre curiste, munie du sac plastic des thermes. C’est formidable, ce petit signe de reconnaissance va me permettre de dire « Bonjour, vous allez là où je vais ? », Oui me dit-elle, mais  vous vous engagez sur la mauvaise rue, venez avec moi, on va gagner du temps. Quelle merveilleuse rencontre, ma vie est pleine d’imprévus, je la suis,  on tourne là où je n’aurais jamais été et nous voilà  devant la  façade tant espérée.

 

 

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MES SOINS

 

Vous qui envisagez de faire une cure thermale pour la première fois, ma générosité m’oblige à vous décrire ci-après,  cet éventail divers et varié de soins ; pas d’inquiétude,  lisez attentivement ce qui suit, vos  angoisses disparaîtront. Ainsi,  vous pourrez dire un jour: « Saujon m’a sauvé »

 

A peine entrée, Anne-Marie règne en Chef efficace au Vestiaire. Une impression de rajeunissement ne me quittera plus, toute la matinée.

Votre nom,  pointé, elle vous met sur les bras, un  peignoir de bain en éponge bleue, (lourd), une  ceinture destinée à fermer le peignoir (indispensable), une  serviette bleue azur (ton légèrement plus clair que le peignoir) et un valet rouge qui va servir à déposer tous vos vêtements de ville ;

mais attention, une dernière formalité importante, avant de plonger dans les délices de l’eau thermale,  Anne-Marie recommande gravement de retenir le n° gravé sur le valet sous peine de rentrer en peignoir mouillé, ou tout nu à la maison  (ça m’est arrivé deux fois et là, j’ai bien vu que ce n’était qu’une menace, j’ai dû passer par les coulisses pour chercher moi-même mes vêtements sur mon valet au milieu d’un tas de pantalons, de vestes, chaussures et j’en passe....) et je suis rentrée habillée à la maison.

 

Donc, revêtue du peignoir de bain trop lourd, du sac de cure en main et du fameux planning indispensable au bon déroulement de mes soins, je commence le marathon.

 

Pour 3 ou 4 soins par matinée réfléchissez, combien de fois  un curiste regarde son Planning ?

Etant donnés les horaires minutés 

7h 48 – 8h 06- 8h 23..... Et bien on le regarde au moins 7, 8 fois, nous n'avons  pas de montre, alors on se trompe, et puis on demande, et l’on perd du temps compte tenu du fait que cet Etablissement n’a pas de pendule pour faciliter notre vie.

Mais vous pouvez rêver, pour être chouchoutés vous irez peut-être à l’Espace Philae où sont prodigués des soins de Bien-être différents  de la Cure.

 

 

MON 1er SOIN : LA PISCINE


Jolie, agréable, on n’a rien à faire si ce n’est de se placer devant un jet réglable en hauteur et recevoir une douche dorsale et ventrale pendant cinq mn. Alors,  j’en  profite pour questionner les uns et les autres sur les traitements, le nombre de cures effectuées, les lieux, les résultats.... Il est difficile de se faire une opinion, les unes s’emballent pour un rien, « extraordinaire », mon œil ! D’autres pensent qu’il faut persévérer et en faire plusieurs, d’autres encore me disent « bof ! On verra bien ».

C’est fini ! Vite, planning,  je cours vers ma cabine de massage, je ne la trouve pas, et les minutes s’écoulent, la voilà enfin,  je suis sauvée !

 

Là,  c’est autre chose,

2èmesoin : LE MASSAGE SOUS L'EAU

Dispensé par une kiné sous eau thermale à environ 37°, je suis étendue sur un matelas afin de recevoir la pluie fine d’une rampe,  située au-dessus de moi. Massage plus eau chaude, égal J’AIME ! Cette technique est préconisée pour les troubles du sommeil. Génial ! ça c’est très bon pour moi, j’ai gagné 1 heure, réveil à 5h au lieu de 4h.

 

J'ai le choix entre transat, musique, soda (faut pas rêver)

et lit de repos en petits carrelages, pour la décoration!!!

et la salle de repos.

 

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Après ce massage j’aurais bien aimé me détendre dans la salle de repos, mais impossible, les informaticiens des thermes de Saujon n’ont pas prévu une respiration entre les patients, sous peine de traiter quelques personnes de moins

....Alors, vite  c’est l’heure du


3ème soin : BAIN AVEC DOUCHE EN IMERSION 

Vaste espace, 3 ou 4 cabines de bain et 1 cabine de douche colonne

Là j’ai eu une très grande chance. C’est Frédérique qui est responsable de ce  secteur.

Elle m’accueille avec un sourire, me demande de mes nouvelles. Et elle va employer un certain vocabulaire, approprié aux soins, façon bel canto :


  - C’est à vous ouuuuuuuuu

Quand je suis dans le bain :

  - La températurererererere ?

  - à tout à l’heure, heurrrrrrrr

  - Voilà madame. C’est finiiiiiii

(dommage, il manque le son pour que vous appréciez « la Callas bis »

 

Décryptage :

C’est à vous signifie,  c’est à votre tour.

La température, c’est pour savoir si les degrés me sont agréables, pas trop chaaaaaaauds, pas trop froids,  elle peut moduler Frédérique,

A tout à l’heure,  c’est pour vous faire comprendre, vous n’avez aucune crainte à avoir, je passe vous voir dans un instant pour vérifier, que tout va bien. Et pendant ce temps-là, Frédérique, remplit la baignoire d’à côté, fait sortir la curiste la plus loin, installe une autre personne.... Il y a de quoi avoir le tournis !

Mais elle, tranquille, a intégré mentalement tous ces remplissages et vidanges de baignoires, si bien qu’elle sait à la minute près, si elle doit remplir la 4, vider la 2, fermer le robinet de la 1 une larme avant que le  bain ne déborde. (Je suis sûre, qu’en classe, Frédérique  était la première en maths, quand il s’agissait de problèmes de robinets !!)

Femme orchestre, elle est partout, elle veille à tout, toujours de bonne humeur. Pourtant, ces gestes répétitifs pourraient engendrer une certaine monotonie.

Je m’étonne  de ce travail si minuté et demande,  j’espère, au moins, que le dimanche c’est le ravissement ?

Oui me dit-elle,  pour moi ce n'est pas un verre d’eau thermale mais un Whisky frappé accompagné de petits salés bien choisis,  une bavette à l’échalote  et des frites croustillantes. Quel régal!

Ah, gentille Frédérique, vous l’avez bien mérité ce festin de Roi !

 

En plus de ses baignoires, Frédérique s’occupe  de la Douche colonne. Debout, une rampe vous entoure et diffuse une eau fine ; vous pouvez chanter, c’est permis « dansons sous la pluie » ou bien « toute la pluie tombe sur moi »... mais 3mn seulement.

 

Vous constaterez, Frédérique et ses collègues ont fort à faire, elles prennent leur travail à cœur, elles sont consciencieuses et charmantes.

Tout près de Frédérique se situe le cabinet de l’Infirmière qui surveille notre tension, veille sur nos petits malaises et, chaque matin, tel un Professeur appliqué, inscrit sur un tableau blanc le dicton du jour.

 

Voilà, à peu près,  en quoi consistent mes soins de la cure.

 

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La source des Chalets 

L' EAU THERMALE


Tous ces soins sont alimentés par de l’eau thermale, de puissance, inégale :

-  Celle qui coule dans les petits gobelets, la plus calme,

- La plus élégante  est la douche colonne, sur la pointe des pieds, 3 mn de cet exercice et vous vous sentez  aussi légère qu’un éléphant avec un tutu rose. A peine mouillée on entend le fatidique « C’est fini ». Ça contrarie en début de cure, ça laisse indifférent à la 2e semaine et vous dites « vivement la fin des soins » à la 3e semaine.

 

La baignoire infernale

- L’eau du bain en baignoire est une eau infernale, eau chaude excitée par une machinerie bruyante qui anime des remous, une eau dure, sans pitié, des bras qui font des moulinets semblent vous dire : « tais-toi et subis ». Alors,  on s’allonge dans l’eau chaude, une bouche placée  sur une rampe crache un jet très violent, il est précisé : si vous dirigez le jet sur l’abdomen c’est pour les intestins, mais si vous le placez sur le sternum, c’est pour le stress. Ce soin ne me déplait pas, on sent bien que l’on est là pour quelque chose !

- La dernière eau, sous forme de pluie très fine  sur le dos,  agrémente un massage.

 

 

Au fil des jours, à l’heure de mes soins, je sympathise avec quelques dames, j’écoute des bribes de leurs histoires.

Tout d’abord, j’ai connu Marie, Intermittente du spectacle elle se donne à fond  pour s’occuper des artistes, de leurs costumes, de leurs déplacements. Lors de  ses très longues journées on la sollicite sans cesse, encore et encore. Surmenage et grosse fatigue,  épuisement....

Marie vous me faites penser à un petit soldat, vous en avez livré des batailles aux dépens de votre santé, de votre équilibre. Vous m’étonnez par votre courage, votre force de caractère, cette façon de braver le regard des autres... Vous me donnez une leçon ! Marie,  je vous félicite,  j’en suis sûre, vous êtes sur la bonne voie, ... Je pense à vous !

 

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Marie-Christine me parle de

son travail,  de ses problèmes de  santé, des miens, sa solitude. Elle est en voiture et me propose gentiment de visiter ensemble Royan, le village de Talmont....

A Royan, elle a un rendez-vous chez un médecin et moi j’espère bien pouvoir être reçue à la Boutique  Orange pour dépanner mon téléphone. Dans ces lieux, un monde fou et je vais attendre, attendre. Dans sa salle d’attente un monde fou  et elle va attendre, attendre. Finalement le temps consacré à la visite va s’effilocher. Je ne connaitrai pas Royan... Et Marie-Christine, hélas, a dû renoncer après 3h d’attente, à sa consultation.

Pour Royan, ce sera une prochaine fois !

Toutes les autres visites se sont faites agréablement, Talmont, Mornac, Saintes et son Musée, le train des Mouettes (quel joli nom), sous la houlette de mon Ministre du Tourisme. Merci Marie-Christine.

 

 

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Il y eu aussi la jeune Sophie, je ne la connaissais pas et me voyant passer dans un couloir me dit : « venez ici Mme Darmon, il y a une place...,  je la regarde,  étonnée d’avoir si peu de mémoire et questionne, nous nous connaissons ? Oui, moi j’entends souvent votre nom, vous êtes bien l’écrivain ? Stupeur ! mais ce n’est pas possible, c’est une blague, c’est la caméra cachée ? Mais non me dit-elle, le bruit a couru qu’un écrivain faisait la cure.

Alors,  j’ai rectifié ses croyances exagérées et nous avons parlé. Il se trouve que Sophie est très renseignée dans certains domaines qui m’intéressent mais, zut on m’appelle... avec sa grande gentillesse  elle me copie tout, adresses, tél,  etc. et me glisse,  dans ma cabine de soins,  le papier en  me précisant : je vous ai mis mes coordonnées, si vous avez un doute appelez-moi. Sophie, très sympa de votre part.

 

 

 

 

 

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Après la cure, je finis vers 8h30, j’emprunte la rue commerçante, la rue Carnot. Il semblerait que tous les marchants se soient installés ici, c’est bien pratique, je fais mes courses en rentrant à la maison.

 

LES COMMERÇANTS DE LA RUE CARNOT


Le  poissonnier Nicolas ROY et son équipe offre un étal de poissons variés, de crustacés... Les personnes sont aimables et n’hésitent pas à donner des recettes faciles et gouteuses. J’ai largement profité de ces poissons bien frais, et des conseils. Quand je passe le matin, très peu de monde, mais vers 10h c’est la foule, à la queue S.V.P......

 

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Tout près du poissonnier, un primeur, beaucoup de fruits et légumes qui vont me faciliter la composition de mes repas ; je descends tranquillement la rue et me voilà de retour à la case départ.

 

 

 

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« Le petit Fournil » est toujours là, vous comprenez bien,  je suis obligée d’entrer pour acheter mon pain et ce qui devait arriver, arriva, j’achète un petit pain au chocolat, je discute avec une jeune fille charmante (c’est agréable de constater qu’en Province on sait accueillir les clients en prenant son temps pour faire parfois office de Maison du Tourisme) ; elle va m’indiquer un joli village à ne pas manquer et bien d’autres visites  avec une amabilité  sans égale.

Survient la Boulangère qui veille à tout et m’explique, à ma demande,  ce qu’est ce pain énorme. Il est dénommé Pain des Ménages, cuit pendant 30h et après quelques jours est débité en morceaux, vendus au poids. Comment résister, comment ne pas gouter à cette spécialité, franchement qu’auriez fait à ma place, il était fort bon et plus particulièrement pour moi qui adore le pain.  Merci chère Madame.

J’allais oublier la « Tarte aux Pommes » unique, j’en ai mangé des tartes aux pommes, jamais comme celle-ci. Une pâte ronde et par-dessus des tranches de pommes disposées en spirales pour former un dôme. Le goût indéfinissable, une épice délicieuse, mais quoi ?


Ce qui m’agace chez moi, c’est d’aimer presque tout, c’est déprimant à la fin !!

 

La fatigue se fait sentir et j’abrège les courses pour rentrer à la maison, je savoure le deuxième petit déjeuner amélioré, avec délice, je prends mon temps et je laisse tout le petit désordre pour me coucher. Levée si tôt,  je m’endors rapidement pour rêver de jets d’eau, de fontaines en couleurs, de farandoles sous la pluie ! De poupées russes qui applaudissent..... 


 

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Parmi les commerçants, de l’autre côté du Petit Fournil, un Caviste. Je l’avoue,  je ne suis pas amatrice de vins, la vitrine de ce caviste, fort jolie pourtant, ne m’avait pas particulièrement attirée. Mais voilà, un jour, à la maison, il n’y a plus d’électricité, et ce Monsieur va abandonner sa boutique ouverte pour m’accompagner aux compteurs de l’immeuble. Tout fut réparé, mais tout de même,  laisser une boutique pleine de jolies bouteilles sans personne, ça m’a interpellé ; où il n’y a pas de voleurs à Saujon, où c’est un homme assez généreux et serviable. Merci  Monsieur, je suis désolée, je ne suis pas une ingrate, ma valise était  pleine à craquer, il m’était impossible d’y loger une bouteille de Pineau des Charentes.  Un jour, peut-être.....

 

 

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Les journées sont longues, entrecoupées parfois d’activités, de conférences, de petits marchés dans le Parc des Thermes, séances de gymnastique.

 

Des les premiers jours, lorsque j’arrive dans une ville, pour moi c’est un passage incontournable, je rentre à l’Office de Tourisme, je rafle des tas de documents, je demande des renseignements.


L’Office de Saujon est accueillant ; placé en centre ville, on vous fournira tout pour être un curiste curieux, satisfait,  heureux.  J’ai dû y revenir au moins quatre  fois et à force,  je  sympathise avec ces dames.

Avec le temps, j’ai acquis une certaine  facilité à parler de mon Blog, ce Blog que je présente comme mon enfant chéri ou comme un amoureux et je dis : « lisez, vous verrez comme il est beau, un grand moment de divertissement .... ».  Alors,  je provoque le rire, qu’importe, je l’ai placé !

Quel intérêt, me demandent ces dames ?

Comment, quel intérêt, si vous saviez l’ivresse, le ravissement, l’euphorie, j’irai jusqu’à dire les transes que me provoquent les mots, vous me diriez où, où, peut-on le voir ? 

 

 

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Quelques photos et tout à coup je pose la question : par hasard, y a-t-il une Bibliothèque à Saujon ?

Bien sur, vous êtes passée devant ! C’est une belle Médiathèque. 

 

 

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Et voilà, à cette minute précise, le sort d’une curiste,  accroc d’informatique,   va se jouer, plus de temps libre,

Après la course aux soins,

C’est le temps de la course à l’ordinateur n°10.....

 

C’est une très jolie Médiathèque, grande, spacieuse, bien aménagée. Un petit coin salon pour lire la Presse, tout le rez-de-chaussée est consacré aux livres, des grands et des petits inquiète, j’interroge, je ne vois pas les ordinateurs ?


On me précise, l’Espace Multimédia se trouve au 1er étage, j’emprunte la rampe le coeur battant et là,  Oh surprise, je pensais voir un ou deux petits ordinateurs et je découvre 10 ordinateurs immenses, magnifiques, fonds d’écran superbes, un champ garni de rouleaux de paille sous un ciel plombé, je me recule brusquement, l’orage arrive !!!

 

Je me présente, on m’explique les petites formalités pour avoir accès aux ordinateurs, un rien, quelques euros seulement et je fais la connaissance de Christine et Stéphan responsables de ce secteur. Ils veillent à tout, surveillent l’argent qui tombe dans les caisses, surtout le nôtre, pauvres curistes ! Mais chut, je dois dire,  Stephan a du avoir pitié et m’a glissé à l’oreille « comment travailler plus en dépensant moins ». Génial, c’est sans faille à condition d’être vigilant. J’étais plus détendue après, il faut comprendre, passer d’un beau Mac élégant à un magnifique PC, ce n’est pas évident.

Pendant que je travaille comme une forcenée, j’observe des allers retours de Stefan entre notre étage et celui du dessus, toujours une tasse à la main, ça m’énerve de ne pas comprendre, de ne pas savoir. Alors, nonchalamment, j’interroge Christine, «  mais là-haut, que  peut-on consulter façon ? "j'ai besoin de trouver des renseignements sur la ville de Reims ?" Non me dit-elle c’est privé », je suis nulle, j’ai mal posé ma question.

Aujourd’hui je pense qu’il y avait des litres de café au chaud et Stephan en buvait toute la journée. Comment un garçon si intelligent peut-il nuire à sa santé ? Ce n’est pas raisonnable !

Mais à  son égard, il a répondu à toutes mes interrogations quand j’appelais au secours. Moi, ce n’était rien à côté d’une dame charmante, d’un âge certain, qui avait une soif d’apprendre incroyable. Stephan sollicité sans arrêt, je me disais il va craquer, j'ai retenu des fous-rires, mais non une patience comme j’ai rarement vu. La dame était très sympa, nous avons discuté un court instant ...parlé du Blog, échangé nos cartes comme il se doit, et  (catastophe je l'ai égaré).

Stephan  et Christine sont responsables également de la Formation et devinez quoi,  ils donnent des cours avec l’aide de « Gabriel de Vodeclic », le même Gabriel qui vient sans arrêt sur mon écran pour me faire des propositions ......Il est partout ce racoleur !!

Donc au premier étage  on ne s’ennuie pas,  toujours beaucoup de monde et je courre pour avoir l’ordinateur n° 10, le plus beau, le plus grand, le plus magnifique.

 

Au rez-de-chaussée, Véronique et Marie-Christine sont responsables  des livres.

20 000 documents sont proposés au public,

Accueil des scolaires et Ecoles maternelles (contes). Une fois par mois, Pierrette Labattu anime les crocolivres, séances de lecture destinées aux moins de 3 ans.

J’avoue, je ne me suis pas attardée au rez de chaussée, on ne peut pas être partout à la fois !

 

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J’ai discuté un peu avec Véronique ou Marie-Christine, une parisienne, qui s’adapte à Saujon, de bonne grâce ; tous mes vœux vous accompagnent pour votre vie dans cette localité et ses environs, certes ce n’est pas Paris, mais il y a des bons côtés et c’est plus reposant ...

 

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             L'étage du Multimédia

 

 

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Le plus beau, l'ordinateur n° 10

 

Aussi, pour le lieu agréable et accueillant,

Pour son personnel et pour les ordinateurs,

j’ai passé pas mal de temps à la Médiathèque de Saujon.

J’en garde un excellent souvenir.

 

Comme il se doit, il y a des jours de fermeture. J’en profite pour m’aérer un peu,  je suis le cours de la Seudre à l’ombre des arbres de la Taillée verte.



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Il fait bon marcher à l’ombre, s’asseoir sur un banc, rêver au temps où le petit port du Ribérou était le théâtre d’une intense activité. J’ai fait cette promenade plusieurs fois, seule, accompagnée, je m’en suis donnée à cœur joie pour les photos, maisons fleuries ; rive droite, rive gauche, le point de vue est différent....


Avant de quitter Saujon, je n’ai pas  pu m’empêcher de monter dans « le Train des Mouettes », fort bien entretenu par des bénévoles, des fondus  du rail (ça je connais). 

 

 On refait un voyage comme au XIXe siècle, avec le privilège de se faire tracter par la plus vieille locomotive à vapeur de France (1891), classée monument historique.

 

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Jolie promenade, sur le trajet arrêt à Mornac-sur-Seudre, pour visiter ce charmant village. Des  petites rues qui serpentent, des artisans, village gracieux.

 

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Une coquette maison, pas loin de la gare, attire mon attention. Un monsieur s’affaire, sécateur en main, à élaguer une végétation luxuriante :

« Quel travail pour planter toutes ces fleurs magnifiques ?»

Mais pas du tout me répond ce monsieur, je n’ai rien planté, ça pousse  tout seul, les roses trémières sont partout chez nous, dans les rues, sur les trottoirs, dans les cimetières, dans les jardins....Je suis stupéfaite,  quel cadeau de Dame Nature !

 

ELLES POUSSENT PARTOUT !

 

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Pour conclure

MES OBSERVATIONS

 

 Les soins sont trop rapprochés, impossible de se détendre, on doit aller de l’un à l’autre en courant ,

Il manque cruellement de musique dans les couloirs, dans les bains, enfin partout. morceaux bien choisis, volume bien réglé, ce serait un plus pour la détente, la rêverie. Je ne dis pas qu’on est pas bien chez vous, mais je suis en manque de musique pour être ici et ailleurs ...

 

 Il faut comprendre, avec toute cette eau, on a le geste lourd, il manque de grâce, le bras a du mal  à enfiler, entre chaque soin, un peignoir humide,  trop grand,  alors je me lamente,


« je me sens toute rouillée. ».. Mais c’est normal me dit-on, regardez la composition de l’eau, si vous pensez que vous êtes toute la matinée dans l’eau, le fer + l’eau, ça rouille, tout le monde sait ça....CQFD. Etourdie,  je n’y avais pas pensé.

 

 Et des pendules partout.....


 

 

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AU-REVOIR SAUJON


Pour les soins ou pour le plaisir, si je reviens un jour 

j'irai dire bonjour aux mouettes, sur le train,

saluer les jardiniers, les commerçants, chiper une rose trémière et

semer la panique à la Médiathèque ....

 

 

 

 

Paris, le 7 Septembre 2011

Danielle DARMON 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2011

LE MUR de mon DENTISTE !

Lundi dernier il faisait beau, l’air était léger,  j’avais rendez-vous chez mon Dentiste. Comme d’habitude, j’avais pris l’autobus 62, ce même transport utilisé pendant des années pour me rendre à mon bureau.

Toujours en  avance, j’ai horreur d’arriver en retard à un rendez vous, trop respectueuse du travail d’autrui.

Je vous l’affirme, rien, vraiment, rien ne laissait présager ce qui allait m’arriver ce jour-là.

 

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Donc, en avance, Salle d’Attente et selon les consignes du Médecin, j’enfile des SUR chaussures en plastic bleu, pour éviter la propagation des microbes  puis je passe aux toilettes pour me laver soigneusement les mains ; et là, au-dessus du lavabo, je suis attirée par un beau carrelage. Je me recule un peu, pour apercevoir, sur le mur au-dessus, d’un brun marron glacé, une phrase inscrite en jolis caractères :

 

« ETANT DONNE UN MUR,

 QUE SE PASSE-T-IL DERRIERE ? »

Jean Tardieu

 


 

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J’en ai le souffle coupé, je tremble, instantanément, je suis hypnotisée.  Je l’ai souvent dit,  je suis une éponge à mots,  j’absorbe, et je restitue immédiatement,  si j’en ai  la possibilité, sinon les mots s’installent dans ma bibliothèque personnelle, pour un usage ultérieur, le tout inconsciemment.

En une minute, je deviens très nerveuse, je me pose mille questions, que signifie ce texte, pourquoi avoir gravé ces lettres... j’attends avec impatience mon tour pour obtenir du Dentiste son histoire, cette phrase,  que cache t-elle ? J’en ai bien une petite idée mais j’attends la vérité.

Enfin, c’est à moi et j’attaque d’emblée : « avant de me parler de mes dents, la phrase ....dans vos toilettes,  c’est étonnant.... une émotion très violente, expliquez-moi, SVP, votre aventure, l’histoire de votre mur.... d’accord vous avez des patients qui attentent derrière moi, je suis prête à laisser ma place.

Le Dr R. a du mal à retenir un rire étranglé, et moi je prends ce retard à parler,  pour un accord à me dévoiler un récit incroyable.

Il n’a pas le temps de dire que j’enchaîne  « et d’abord c’est qui ce Jean Tardieu, comment se fait-il.....jamais entendu parler ?

Je m’arrête enfin pour laisser parler mon Dentiste qui m’annonce :

 - Mais je n’en sais rien !

 - Comment rien, vous l’avez bien choisit pour quelque chose ? Qui est-ce Jean Tardieu ?

 - Je ne sais pas !!

 - Vous vous moquez de moi, comment,  vous êtes dans votre Cabinet et vous ignorez tout, ce n’est pas possible !!

 - Mais oui je suis dans mon Cabinet, mais je l’ai racheté à un autre Dentiste et c’est lui qui a décoré les toilettes (coup de grâce, je m’attendais à tout sauf à ça).

J’allais lui demander le n° de téléphone de son  prédécesseur, mais j’ai entendu un petit avertisseur dans ma tête STOP, ça suffit.... Alors, déçue, comme vous ne pouvez imaginer, je me suis effondrée sur le fauteuil et je me suis laissé faire, anesthésie, etc. .... L’échec était trop rude, si près du but avoir raté une explication pas banale, magnifique !

Je n’ai plus rien senti, mes dents sont devenues secondaires,  un coma littéraire, qui m’a permis d’entendre une radio qui jouait des airs connus et d’apercevoir mon Médecin, grand, mince, allure sportive, dans un Bal populaire dansant  un rock endiablé ! Je n’avais pas remarqué,  il portait une queue de cheval .....

 Voilà ! C’est fini pour aujourd’hui ;  donc, prochain RV lundi, même heure.

Je sais que la semaine prochaine, je glisserai dans mon sac, mon appareil de photos, sans demander la permission, en cachette, je prendrai quelques clichés pour comprendre pourquoi,  une simple phrase, certes pas ordinaire, peut déclencher en moi, un amour fou des mots, une histoire.....

Morosité, je rentre à la maison, le cœur gros, avec un sentiment de  « manque ». Mais, quand je suis interpellée d’une façon aussi pressante, je ne renonce jamais et j’échafaude des plans, façon  Sherlock Holmes, pour le prochain rendez-vous.

La journée se passe sans entrain, je ne me confie à personne, sait-on jamais !!

Et comme d’habitude, après diner,  je vais retrouver mon Mac et lui demander de l’aide :

Procédons par ordre, d’abord

 

Jean TARDIEU 1903-1995

(zut,  j’aurais pu le connaître, tellement plus simple d’aller à la source)

Ecrivain et poète français

Auteur dramatique.

 

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Ce n’est pas assez fourni pour moi, je continue mes recherches mais je m’éparpille et le lendemain je fais un saut à la  Médiathèque de mon quartier ; plusieurs livres, une bibliothécaire s’en mêle, consulte son Catalogue pour finir par trouver un  seul livre sur Jean Tardieu, mais qui n’est pas recensé dans le 15ème arr.

Devant mon amertume, « ne vous inquiétez pas,  je vous le fais rentrer, vous l’aurez dans deux jours, il est à la Réserve Centrale ; je vous contacte dès qu’il est ici !

Et elle ajoute, quand on fait des recherches, on commence petit et on progresse, ne vous découragez pas ! »  Et me voilà élevée au rang de Maître de Recherche en Littérature. Quelle promotion !

C’est mieux que rien et de nouveau le soir je travaille dans ma chambre ; mon écran est moins vif, un peu terne ; tout à coup j’entends un bruit inhabituel, je me retourne, le mur solide derrière moi se met à frissonner à la façon d’un étang sur lequel j’aurais lancé un gros caillou. La surface du mur irisée, se met à onduler pour laisser apparaître un couloir, qui m’invite soudain à avancer.

Un peu hésitante, je m’interroge, comment se fait-il, je ne me suis jamais aperçue que ma chambre communiquait avec un autre appartement ? Bizarre, aucun bruit !

J’avance, doucement, prudente, démarche souple et silencieuse d’un tigre, prêt à bondir sur sa proie. Tout au bout de ce couloir, des portes fermées. J’hésite un peu inquiète, qui peut bien habiter ici, ai-je le droit de pénétrer dans cette maison ?

Puis tranquillement, rassurée, je choisis une porte particulière, capitonnée. La main sur la poignée, j’ouvre doucement.

 

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Une pièce spacieuse, monumentale, des  baies vitrées jusqu’au plafond, sur trois côtés, laissent apparaître un paysage grandiose, la Mer somptueuse, qui s’étale  autour de la pièce et s’étend à perte de vue. Les vagues ne sont pas uniformes, des petites  comme un clapotis semblent jouer sur le sable avec les coquillages et tout à coup, venues du fond de l’horizon, des vagues en furie, immenses, dressées, qui arrivent au bord de la plage en traînant derrière elles une robe d’écume.

Une lumière à la fois douce  et scintillante, baigne l’ensemble du paysage étrange, venu d’ailleurs.

Derrière la vitre je regarde cette plage, je suis sans émotion, lisse ; un léger papillon pose délicatement un sourire sur mes lèvres, je suis le témoin impassible d’un  spectacle qui se joue devant moi.

Je me pose souvent,  beaucoup de questions, mais là tout me paraît normal.

La mer s’est calmée pour laisser passer une foule immense, bigarrée. Je suis étonnée,  je me trouve dans une drôle de situation, aucune ouverture dans la pièce, je ne peux sortir pour rejoindre ces spectateurs, mais je vois tout, j’entends tout.

Tout à coup, Ciel ! j’aperçois  une silhouette familière, je vois passer Jean Tardieu, au milieu de cet auditoire, tranquille ; il faut qu’il me voie, je saute, je lui fais des grands signes :

« Alors et votre mur, où est-il ? »

Il me montre, sous son bras, un morceau de Mur, découpé grossièrement.

Je m’inquiète  brusquement «  avez-vous pris soin de ne pas casser la phrase, vous l’avez entièrement,  j’espère ? »

« Oui, je l’ai découpé  chez votre Dentiste »,

« Oh! mais il va s’apercevoir de son absence, il va me soupçonner ? »

Mais non, aucun problème, me dit Jean Tardieu, j’ai l’habitude il ne verra rien. »

Rassurée, je suis folle de joie, Jean Tardieu et sa phrase m’ont enfin retrouvé !

 

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Par un simple geste de la main, les grandes baies vitrées s’effondrent très lentement et me libèrent. Je saute au cou de ce poète, si vous saviez toutes mes recherches....

Alors, l’auteur me suggère « vous avez tant aimé mon propos, voulez-vous  lire quelques vers ? »

Vous vous en doutez, je suis ravie de faire découvrir cet auteur, à cette foule, dans un décor naturel, celui de mon enfance ;


Jean Tardieu - Par Emilie Noulet

Poètes d’aujourd’hui – Ed.SEGHERS

 

Les « Jean Tardieu » sont multiples : Poète, Dramaturge, Prosateur.

 

« Deux personnes vraiment vivent en lui, l’une à peine réelle qui se meut et parle et qui porte son nom, l’autre, beaucoup plus réelle, mais à peine  entrevue, qui voudrait parler et ne peut que disparaître – toutes deux se cherchant, se quittant, se saluant... ce qui expliquerait le titre de son  recueil »:

 

MONSIEUR  MONSIEUR

 

C’est un livre triste.

A cause de son humour,

A cause de ses regards narquois.

Comme est triste la vérité. Et le persiflage de nos vaines ambitions.

 

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LE TOMBEAU de MONSIEUR MONSIEUR

(1954)

 

Dans un silence épais

Monsieur et Monsieur parlent

 

C’est comme si Personne

N’avait jamais été.

Aussitôt disparu

Qui vous dis que je fus ?

 

Monsieur répond Monsieur,

Plus loin que vous j’irai :

Aujourd’hui ou jamais

Je ne sais si j’étais.

Le temps marche si vite

Qu’au moment où je parle

Je ne suis déjà plus

Ce que j’étais avant.

Si je parle au passé

Ce n’est pas même assez

Il faudrait je le sens

L’indicatif néant.

_ C’est vrai répond Monsieur

Sur ce mode inconnu

Je conterai ma vie

Notre vie à tous deux :

A nous les souvenirs !

Nous ne sommes pas nés

Nous n’avons pas grandi

Nous n’avons pas rêvé

Nous n’avons pas dormi

Nous n’avons pas mangé

Nous n’avons pas aimé

Nous ne sommes personnes

Et rien n’est arrivé.

 

 

AMBIGUITE

Le mort qui est en moi

S’impatiente

Il tape avec sa canne

A bras raccourcis

Il voudrait qu’on le montre

Une dernière fois.

 

Quand au vivant

Ça va pas mal merci

Pour le moment        (1977)

 

(J’adore, J’adore)

  

 

RENGAINE à PLEURER

          (Résigné mais clairvoyant)

 

J’ai beaucoup appris

Et tout entendu

Je n’ai rien compris

Et rien entendu

 

J’avais entrepris

J’avais entendu

Je m’étais perdu

Je m’étais repris

Puis j’ai tout perdu.

 

Quand ils ont compris

Que j’étais perdu

Ils m’ont attendu

Ils m’ont entendu

Ils m’ont confondu

Puis ils m’ont tout pris

Puis ils m’ont pendu.

 

Puis m’ayant pendu

M’ont donné un prix

Un prix de vertu.

 

Alors,  j’ai compris :

Tout était perdu.

 

 

 

CONVERSATION

Sur le pas de la porte avec bonhomie)

 

Comment ça va sur la terre ?

_ Ça va, ça va, ça va bien.

Les petits chiens sont-ils prospères ?

_ Mon Dieu oui  merci bien.

Et les nuages ?

_ Ça flotte.

Et les volcans ?

_ Ça mijote

Et les fleuves ?

_ Ça s’écoule.

Et le temps ?

_ Ça se déroule.

Et votre âme ?

_ Elle est malade

Le printemps était trop vert

Elle a mangé trop de salade.

(J’ai retrouvé cette poésie avec émotion, apprise à l’Ecole Primaire) 

 

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Jean Tardieu me remercie, fait un signe à la foule. Avant de partir, il me dit,  as-tu compris ma phrase, Derrière le mur,  chacun y met un peu de soi, un espace,  une tranche de vie, un chagrin, une personne aimée.... Tu trouveras dans les carnets du Professeur Froeppel des explications.

 

Voici les explications : (Google)

  

Ouvres posthumes du Professeur Froeppel

 

Petits problèmes et travaux publics publics
 

 

L'ESPACE
Etant donné un mur, que se passe-t-il derrière ?

Quel est le plus long chemin d'un point à un autre ?

Etant donné deux points A et B, situés à égale distance l'un de l'autre  comment faire pour déplacer B, sans que  A s'en aperçoive ?

  

Jean Tardieu  est parti,  avec un morceau de son mur,  pour le mettre dans un ailleurs !!!

 

C’était un amoureux des mots.

 

 

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 Moi je reste, mélancolique, avec tout près de moi, une main dans la mienne, une voix douce qui me chuchote « Je resterai toujours près de toi.... »

 

 « A mon bras la douceur

à ta santé amour

le monde à ton image

à la vie à  la mort. »

 

 

 

 

REMERCIEMENTS

 

 Tout d’abord,  une pensée reconnaissante, a titre posthume, à Jean Tardieu.

 

 Ma  gratitude  à

Marie-Claire et Pierre 

pour avoir bien voulu partager généreusement, leur Chirurgien-Dentiste.


Et une mention particulière à ce Chirurgien-Dentiste : 

- J’ai volé six photos de votre Mur, enfermée dans les toilettes,

- ma grande émotivité  les a fait passer de mon téléphone mobile à mon appareil de photos, 

là j’ai eu peur !

 

- Pour ne pas avoir voulu me confier votre secret, j’ai fait d’innombrables recherches,

 

MAIS, c’est l’essentiel, je suis arrivée à mes fins, enfin presque !

  

A coup sur, je n’oublierai jamais 

Jean Tardieu 

Et son mur !

 

 

Pour en finir Docteur, vous ne refuserez pas, cette fois-ci, de me donner une dernière information :

 

pouvez-vous m’indiquer si vous faites  des statistiques concernant le nombre de personnes qui vous interrogent  sur la phrase de Jean Tardieu ? Merci infiniment.

 

 

 

Evidemment, je suis :  

Une éponge à mots, 

Une éponge à émotions, 

Une éponge à blessures,

 

J’ABSORBE !

 

Ceci expliquant cela.

 

 

 

Paris le 22 Juin 2011     

Danielle Darmon

 


 

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Un mur


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des murs

 

 

  

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Le mur que je préfère



 

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22 mai 2011

FAMILLE, FAMILLE, Je vous aime !

 

A la retraite, les femmes de ma famille se sont découvertes une passion pour la Peinture. Elles ont pris des cours, travaillé sérieusement. Les résultats furent bons, il me semble (je ne suis pas Professeur d’Art Plastique).

Mais voilà que ces dames souhaitent avoir des commentaires, des compliments inscrits sous leurs tableaux, lors d’expositions ou sur leur BLOG.

Et elles vont me prendre pour cible, prétextant que j’écris bien. Je vais être sollicitée très souvent, encore et encore. Moi qui ne demandais qu’à avoir la paix, à prendre mon temps pour faire en sorte, que ces commentaires soient un plaisir, le ton va monter entre nous et me conduire à écrire cette Epitaphe, un jour ou je suis excédée :

 

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EPITAPHE

 

Ci-gît une Critique d’Art

Qui voulut toujours aider

Les artistes en mal de mots.

On exigeât d’elle des louanges,

Compliments et  fariboles,

Des sacs pleins d’hypocrisie.

Elle fut donc contrainte d’apprendre,

Prit des cours d’Affirmation de Soi 

Pour pouvoir catégoriquement dire « NON »: 

« Je ne vous dirai pas les adjectifs flatteurs 

« Que désespérément, vous attendez de moi,

« Je vous  parlerai seulement, des compliments sincères

« Qui sont au bord du cœur, qui provoquent  l’émotion,

Suggérée par des couleurs, des formes, paysages harmonieux, 

L’émotion qui permet le rêve, et s’impose au final. 

« Je ne dirai jamais ce que vous attendez, mais ce que je ressens, 

N’espérez pas de moi, lunettes sur le nez, Marque d’un Grand Couturier : 

« Oh ! Ma sœur, mes nièces, vous êtes sublimes, vous avez un talent à faire pâlir d’envie les peintres de renom, pour l’éternité, vos noms seront  inscrits.....» 

Voilà, chère famille, je voulais vous le dire 

Afin qu’à  jamais tout soit clair entre nous. 

Plus de reproches, « ....et pourtant mon professeur m’a dit... » 

Plus de sous-entendu chagrinés, rancuniers. 

Une solution existe, adressez vous ailleurs, 

A des gens qualifiés, des peintres, des photographes, 

Et même des Professeurs à l’œil exercé. 

N’oubliez jamais, je ne peins pas, je lutte sans cesse entre l’envie irrésistible de vous faire plaisir,

E t l’obligation impérative de vous dire ce que je ressens sincèrement.

Famille, vous garderez de moi,

A défaut d’un écrit gravé sur une pierre,

Lettres, mots, inscrits sur un simple parchemin.

  

Paris 6 octobre 2009   

 

 

 

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« Ailleurs » par Elisa Levy


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 « Concerto pour violon » par Annie Lasry

 

Quelques temps après cette Epitaphe, je reçu un mail en colère, non pas des principales intéressées :

 

« Qu’es-ce qui t’autorise  à exprimer sans retenue aucune, ce que tu as découvert dans l’inconscient des autres ?? »

Ciel, en regardant les tableaux de mes sœurs et nièces, j’ai découvert ??? ....Oh ! Là ! Là !  Je n’ose vous le dire. Je suis terriblement flattée de savoir qu’un simple regard m’a transformé ce jour là, en Psychanalyste artistique ;  trop drôle ! 

Pourquoi s’interposer entre ma famille et moi, les artistes peintres n’avaient pas demandé  un arbitrage particulier et surtout pas d’une personne ignorant jusqu’aux couleurs, elles sont assez grandes pour s’exprimer, elles savent se faire comprendre, croyez-moi!


 

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« Lauren » par Véronique  MELLUL

 

Pourquoi certaines personnes utilisent des mots dont elles ne connaissent pas le sens. Il y a des dictionnaires et maintenant Google en complément .....

Après cet épisode  des tableaux, qui continue encore aujourd’hui, mais plus en douceur, je donne toujours mon avis, lorsqu’il est sollicité.

 

Il y eut, une autre sorte de demande, provenant de ma petite nièce V. et ce fut un grand plaisir, « Ne veux-tu pas passer à la maison, je voudrais relooker mon living, donne moi des idées, on déjeunera ensemble... Mais oui, je passerai, et sur place, je fais quelques observations : trop de tableaux sur les murs, trop serrés, pas de respiration pour le visiteur et pour toi..... Aurais-tu peur de l’espace et du vide ? Et j’ajoute, des tableaux de la famille  c’est ta peinture qui me touche le plus .....

Elle m’expliqua qu’en cours de peinture, effectivement on lui avait fait cette observation  ....

Et je lui ai confirmé : je n’ai aucune compétence pour juger de la  réussite  ou de la beauté d’un tableau mais une très grande sensibilité, une perception du détail, des couleurs, du dessin et mon sentiment vis à vis de la personne qui l’a peint va s’inscrire dans mon appréciation.

Il ne faut pas perdre de vue que mon opinion est donnée sur des œuvres picturales  de personnes qui me sont très proches et très chères. Je les connais assez bien.

Ce jour là, après en avoir fini avec les projets de rénovation, elle m’aidera à réaliser un vieux rêve, retourner voir l’immeuble où nous avions habiter  à Boulogne, quand les enfants étaient petits.....

 

Quelques temps après elle m’écrit : « tu avais raison, j’ai tout retiré, ça va mieux, je n’ai posé que très peu de tableaux, la pièce paraît plus grande ; du coup, j’ai envie de  tout changer, j’ai commandé d’autres meubles, tu viendras voir ?

 

Elle est d’un dynamisme incroyable, prospection beaucoup par internet, petit fauteuil, bibliothèque originale, Canapé etc ...

Je pense qu’elle avait surtout besoin d’un ailleurs dans sa maison, je lui ai donné une impulsion sans le vouloir et elle a fait un changement radical ; l’ailleurs est devenu ici.

Quand tout fut presque terminé, une petite visite s’est imposée ; sincèrement je fus très surprise, la pièce bien plus spacieuse, allégée du superflu s’est transformée, agrandie. Alors,

Madame, je ne vous dirai qu’un mot,  BRAVO !

 

Te souviens-tu du bouquet de Pivoines

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Mais là où cette petite nièce va perdre la mesure, c’est quand elle m’écrit : HELP,  je t’en prie, écris-moi une lettre pour le Commissaire de Police, ... ma voiture mal garée, P.V.

Ah là, là, quelle famille...sympathique !! 

Ci-dessous,  la lettre que j’ai rédigé au Commissaire de Police, pour l’amadouer.

J’ai pris ma plus belle plume et

 

Paris, le 17 Mai 2010

 

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Monsieur le Commissaire,

Il y a des jours où une mauvaise surprise peut annuler les bienfaits de quelques jours de repos.

En effet avant de partir le  ....., j’ai pris  grand soin de garer ma voiture (immatriculée....) sur un emplacement autorisé, qui n’occasionnait aucune gêne.

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A ma grande surprise, à mon retour de vacances, la fourrière avait enlevé ma voiture sous le motif suivant « Gêne pour travaux dans la rue ».

J’ai expliqué  à la Police que j’étais partie en vacances et, par conséquent, il m’était donc impossible de prévoir avant mon départ, que des travaux se feraient juste à l’emplacement de ma voiture. Il m’a été répondu que j’aurais du me renseigner, avant de partir, auprès de la Voirie.

Monsieur le Commissaire, j’ai été très étonnée de cette réponse. Faut-il donc, si je m’absente 1 à 2 jours, passer par la case Voirie. Ne croyez-vous pas que de nos jours il est très difficile de trouver une place sans avoir à s’inquiéter d’éventuels travaux.

Je vous serais reconnaissante de bien vouloir examiner ma demande avec bienveillance, ma bonne foi devrait lever une sentence bien trop lourde pour moi.

Avec tous mes remerciements, veuillez croire, Monsieur le Commissaire, à l’assurance de ma considération distinguée. 

Danielle DARMON

pour V.M.

 

Voilà donc la lettre qui n’a pas abouti, petite nièce étourdie n’avait pas remarqué le panneau annonçant les travaux.

Mais qu’est-ce qu’il faut pas faire pour la famille, des lettres d’amour, des titres sur des tableaux, des déclarations mais  j’avoue que des Commissaires, c’était une première.


Après l’épisode du Commissaire, la même nièce V. m’envoie un autre  mail, un peu plus tard, rassurez-vous :

 

21 Mai 2010

Bonsoir Danielle,

Encore bravo pour ton dernier texte, je suis époustouflée par la facilité avec laquelle tu écris tous ces mots!

 (Admirez l’adresse pour introduire la demande ...)

J'ai besoin justement de tes idées pour aider L. dans un devoir de français.

Elle doit faire l'éloge d'un personnage réel ou fictif, vivant ou pas (en dehors des hommes politiques, tout est permis) en 40 lignes qu'elle devra lire devant toute la classe. Pour être bien notée, il faut que cet éloge émeuve ou fasse rire.

As-tu des idées qui puissent correspondre à une ado, il est bien entendu que je ne te demande pas de faire le devoir mais juste de lui donner quelques pistes qu'elle puisse exploiter pour démarrer (sont déjà pris, Michael Jackson, Gainsbourg, Nadale, Fédérer, Gad Elmaleh). Il faut que le personnage puisse l'inspirer.

Voilà, je te fais bosser un week-end, mais vu que les mots débordent chez toi, je suis là pour récupérer le trop plein. (quelle générosité).

Grosses bises

Ta nièce V.

 

Donc, vous avez bien compris, je dois me mettre dans la peau d’une adolescente, trouver un personnage qui l’inspire et qui lui plaise et faire en sorte qu’elle ait une bonne note.

Quand vous saurez que cette jeune fille est une brillante élève, 1ère de sa classe, Félicitations du Directeur de l’Etablissement, vous comprendrez ma stupéfaction. Quelques échanges téléphoniques pour expliquer que ce devoir est impossible à faire pour moi,  l’élève en question a déjà rédigé son travail, en ayant choisit « Anne Franck » ; elle fut vivement applaudie par ses camarades et obtient 19/20 (sans mon aide).

Ouf! Je l’ai échappé belle !

 

Je ne m’ennuie jamais avec ma famille. Et je ne vous rapporte ici que les  communications avec V. qui m’ont marqué. Les autres femmes ne sont pas en reste !!

Au fil de mes conversations avec ma nièce, elle me dit un jour, L. la jeune fille en question, adore nager, si tu voyais comme elle se débrouille bien, élégante, gracieuse. Seulement voilà, il faut faire attention aux mots que l’on prononce devant moi.

Encore imprégnée du devoir de L., j’ai du faire un amalgame personnage célèbre, qui fait rire etc. et la natation, sport avec qui j’ai un compte à régler. Alors du coup j'écris, comme pour m'excuser de ne pas avoir aidé la brillante élève, sans réfléchir : 

 

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MA NATATION

 

La natation est un sport qui me fascine. Sitôt le « plouf ! » dans l’eau, j’oublie l’environnement de la piscine ; plus de nageurs, plus de spectateurs, plus de Maître, nageur évidemment.

Alors bien tranquillement, de mes bras devenus très longs, gracieux,  légers, je fends l’eau comme une danseuse classique,  je la caresse, je lui dit « ma toute belle, faisons un rêve sur ta belle surface, » je navigue,  je deviens un voilier, je glisse sur l’onde transportant des passagers ...un signe de la main, « Bon Voyage ». Merveilleuse croisière, je me sens bien.

Après quelques longueurs pour rompre la monotonie, je décide de danser,  sur une musique dans ma tête, rythmée : je scande la mesure et me voilà partie pour un spectacle de Samba brésilienne, sur un air endiablé. Mes bras font des moulinets pour nager plus vite. Alors curieusement les spectateurs réapparaissent et pris par l’ambiance ils dansent tout autour de la piscine ; je suis devenue Maître de Ballet, je donne le tempo.

Mais j’avoue, une peur me taraude : pourvu qu’ils ne jettent pas leur maillot dans l’eau, je serais responsable d’une orgie ! La Police pourrait m’arrêter pour incitation à la débauche.

 

Je vois d’ici la tête des parents,

Maman me dira : « Après tous les sacrifices qu’on a fait pour toi... »,

Et papa « tu as de l’imagination ma fille, tu ne recules devant rien pour te faire remarquer !

 

Danielle DARMON

Pour L.

 

Aujourd’hui, je m’interroge, se peut-il que mes sœurs et nièces se soient souvenues d’une phrase que maman répétait sans cesse, à la fin de sa vie :

« Si vous avez un problème, demandez à Danielle, elle pourra vous aider ; si vous devez acheter un vêtement il faut qu’elle vous accompagne ! C’est elle qui a le plus de goût ;   « no comment !! »

Je vous dirai, Famille, vous avez beau être exigeante, je ne vous en veux pas, bien au contraire.

Que serais-je sans vous ? Votre seule présence m’est d’un grand réconfort, votre soutien décuple mes forces et m’encourage !

Surtout quand, emportés par votre enthousiasme, vous me couvrez de compliments :

A. Merci infiniment  ma petite sœur chérie pour ce texte mystique et très original, comme d’habitude.

V. Que je rigole quand je te lis et quel plaisir de rigoler !

V. Chère Danielle-Esther (ça me fait penser à un célèbre couturier)

V. J’ai trouvé ton acrostiche sur maman très émouvante, j’espère que ça lui a plu !

L. Je suis fière d’avoir une grande tante dotée d’une telle culture littéraire et qui poste des écrits beaucoup plus intéressants que mes cours de Lettres actuels, qui sont trop scolaires. J’attends tes autres textes avec impatience !

E. Il est difficile de partager le même élan amoureux, mais il n’y a pas d’explications.... c’est l’amour !

L. ....A propos, ne te sous-estime pas, tu as VRAIMENT un don pour l’écriture. Je ne suis pas la seule à l’avoir remarqué ! Tout le monde le dit.

OH ! Trop beau, merci ma chérie pour ce si gentil compliment.

 

J’arrête là, c’est simplement pour que vous soyez témoins de leur gentillesse à mon égard. En appui de ma famille, il y a également mes amis, que j’aime beaucoup, tout aussi chaleureux.....

 

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   Un grand merci à tous !

 

 

 

 

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14 mai 2011

GRACE JAPONAISE - Tableau d'Annie LASRY

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 Elle l'attend depuis une heure,

Elle n'ose pas s'asseoir, elle a peur

 De froisser, tout à son émoi, 

Son kimono de soie.

Elle pense à lui, à leurs projets,

A son accord qu'enfin, elle va lui signifier :

Oui, je pars avec toi, la nature si jolie

M'a soufflé à l'oreille OUI, dis-lui OUI.

Ces si jolies pensées qui l'habitent

La pousse, à son insu, à esquisser, gracieuse

Un joli pas de danse, moqueuse.

 

Danielle  DARMON

  14 Mai 2011


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11 mai 2011

LITTERATURE

Si tu pars avant moi, pour le très long voyage,

En souvenir de toi,  

J’irai te visiter les mains vides, un petit caillou dans ma poche.  Mais je ne mettrai pas sur ta sépulture, comme l’a fait Victor Hugo,

un bouquet de houx vert et de bruyère en fleurs (Demain dès l’aube).

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J’aurai bien rangé dans ma mémoire des vers de poésies que je te réciterai à voix basse. Mais j’y pense soudain, tu m’as dis un jour,  je ne suis pas réceptif, hermétique à cette musique.

Sur un coin de la pierre,  j’irai m’asseoir tranquille, essayant d’oublier nos querelles enfantines, implorant ton pardon pour ces fautes que je n’ai pas commises.

Je te dirai « écoute, ne te fâche pas, s’il te plaît,  si tu n’aimes pas mes poésies, j’irai porter mes mots, pour soulager mes maux, vers ceux qui les apprécieront ».

Tu n’as jamais aimé que je sois triste, ou chagrinée,  tu t’es quelquefois fâché mais tu me complimentes souvent pour les courriers que je t’adresse, ils sont si souriants, parfumés aux lambeaux de jardins, fleurs éparpillées.

Toi qui ne m’as pas écouté lorsque  je te disais, en vain, profite des beautés de la nature, vis à ton rythme, toi tout près de moi ;  sûrement, Lamartine, assis au bord du lac, aurait su te convaincre :

 

 

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 Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,

 Dans le nuit éternelle, emportés sans retour,

 Ne pourrons nous jamais sur l’océan des âges

 Jeter l’ancre un seul jour.

 

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Ronsard également a abordé ce thème : profitez de la vie pendant qu'il en est encore temps ;

 

 

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Alors, en sa mémoire je te chuchoterai :

Mignonne allons voir si la rose.....    

...Donc, si vous me croyez mignonne, 

 Tandis que votre âge fleuronne

En sa plus verte nouveauté,

 Cueillez, cueillez votre jeunesse :

 Comme à cette fleur, la vieillesse

 Fera ternir votre beauté.

 

Tu me laisseras seule, orpheline de toi, je suis si bien à tes côtés, si joyeuse pendant quelques années à faire des projets, à apprendre et comprendre ce qu’est le bonheur ; tu as tout essayé pour me redonner le goût de vivre, tu m’as dit oublie, regarde devant toi, ne te retourne pas.

 T’en souviens-tu, je t’ai proposé, marchant au bord de l’eau, lisons ensemble

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L’Invitation au voyage de Baudelaire

 Mon enfant, ma sœur,

 Songe à la douceur

 D’aller là-bas vivre ensemble !

 Aimer à loisir,

 Aimer et mourir,

 Au pays qui te ressemble ! ....

 Là tout n’est qu’ordre et beauté

 Luxe, calme et volupté.

 

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Mais, si c’est moi qui part la première,

En souvenir de moi,

Et si tu le veux bien, dépose une fleur dans un joli vase près de toi. Cet ornement te rappellera quel plaisir je prenais à t’écrire des Nouvelles particulières, qui te plaisaient beaucoup, mais tu n’en disais mot, ta pudeur excessive t’obligeant au silence. Moi je le sais bien, au bout de tant d’années, tu as tout conservé.

 

Ta personnalité authentique  je l’ai découverte tardivement, passant d’une personne qui s’intéresse à tout, à un refus total de tout.

Aujourd’hui, je m’interroge, après avoir engager une rébellion sévère, se peut-t-il que ton comportement ait servi de prétexte pour m’éloigner de  toi, essayer de me détacher d’un sentiment trop fort.

Si c’est le cas, je te dirai sans émoi, sans colère, tu t'es trompé, tu n’as pas réussi à faire aboutir ton projet insensé ; tu aurais du comprendre, ce n’était pas si difficile, que toi et moi c’était  la même respiration.

Que feras-tu sans moi ? Il me semble que débarrassé de ma présence, tu marcheras heureux, cœur léger, baisers envolés à jamais. Tu regarderas ton écran, bouquets abandonnés, fleurs fanées.

Et peut être, comme moi tu viendras

T’asseoir sur le coin de la pierre  et tu me chanteras, de ta voix si profonde, ce poème d’Aragon, ami de Jean Ferrat, l’époux d’Elsa.

 

  

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Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur

Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri

Il n’y a pas d’amour dont on ne soit  flétri

Et pas plus que de toi l’amour de la patrie

Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs

Il n’y a pas d’amour heureux

Mais c’est notre amour à tous les deux.

 

Mais vois-tu le plus merveilleux des souhaits, le vœu que je formule tous les jours est que nous partions ensemble pour l’éternité, que nous quittions la médiocrité pour un ailleurs meilleur. Je suis sure que ta seule présence à mes côtés me permettra une renaissance dans la beauté et la sérénité.

 

Paris le 4 mai 2011 (Happy Birthday Jojo)

Danielle DARMON

 

 

Un petit clin d’œil au seul candidat du Bac Français, que j’aime très fort.

Tu as étudié beaucoup de textes, es-tu prêt maintenant ?....

Alors, je voudrais te dire, loin des textes imposés, imprègne-toi de ceux que tu aimes,

adopte-les, la poésie est une autre sorte de richesse. 

    DownloadedFile_1  Good  Luck

 

 

 

 

 

 

 

 


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29 avril 2011

ETRE AMOUREUSE !

 

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Si tu savais, ma chérie, comme c’est joli d’être amoureuse, si tu savais, le paysage change, il devient plus riant, plus joyeux ;

Si tu savais comme c’est bon de se lever le matin, folle de joie, de se prendre pour la Callas et de chanter Norma. Tu rêves à coup sûr, il écoute le même air, en même temps, le même jour.

 

Si tu savais comme je suis heureuse, à tous les instants de ma vie, de le savoir existant.

 

 

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Etre amoureuse, c’est aussi marcher dans la rue, et se retrouver naturellement, à la hauteur de la cime des arbres ; c’est amusant, tu n’as pas idée, voir la ville d’en haut, plus rien n’a d’importance ;

C’est curieux de constater comme la nature est belle ; dis-moi, comment se fait-il, je ne l’ai jamais remarqué avec autant d’émerveillement, les couleurs dégradées des pétales de fleurs, leur délicatesse, cette variété  infinie qui change selon les saisons, selon les heures de la journée font, qu’à tout instant, j’ai envie de composer un nouveau bouquet.

 

Dans un magasin, hier, je me suis extasiée devant un gadget qui lui ressemblait, il a pris soudain des allures de Cadeau Princier.

 

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Mais c’est aussi marcher sur la frange blanche des vagues et d’une vague à l’autre se trouver au milieu de l’Océan ; rire des appels affolés « vous allez vous noyer » et continuer sa progression pour savoir ce qui se cache derrière la ligne d’horizon.

C’est prendre des bonnes résolutions  et, établir un emploi du temps raisonnable. Plus de tablettes de chocolat au moindre coup de fil ou si c’est trop difficile, quand j’en mange un carré, j’en mets trois de coté dans un papier argenté ;

A table,  c’est manger plus lentement en appréciant chaque bouchée, c’est être présente devant mon assiette et oublier mon décor pour être avec lui dans un restaurant aux grandes baies vitrées, on aperçoit la forêt ; si le Maître d’Hôtel arrive, être amoureuse c’est lui dire : proposez à Monsieur ce qu’il y a de mieux, c’est sa fête aujourd’hui (et ce n’est pas sa fête).

 

C’est de ne plus courir,  à peine levée, vers le Mac, impatient de me dire « doucement, il n’y a rien aujourd’hui » va d’abord déjeuner, va faire ta toilette  et après tu l’auras peut être, alors être amoureuse c’est d’en rire, de s’attarder sous le douche, plus que de coutume, faire ses 3 mn de méditation, savourer un petit déjeuner équilibré et alors plus détendue,  jeter un œil distrait vers son  courrier.

 

Pour rendre plus attrayant ce sentiment divin, on doit  se dire que l’on a une chance exceptionnelle de pouvoir regarder dans la même direction, de s’enrichir mutuellement de pensées philosophiques, de se battre comme des chiffonniers dans le seul but de se réconcilier tendrement.

C’est comprendre que l’attente peut être aussi la meilleure des choses. La promesse à venir récompensera les moments difficiles.

 

 

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C’est le prendre par la main et nous sentir légers, à la façon des personnages  de Chagall, on pourrait s’élever dans les airs sur un air de musique très douce et très poignante, je lui ferai écouter « In the Mood for love »  j’en suis sure,  il n’en as pas saisi tout le sens.

Alors, ma chérie,  si tu n’as toujours pas compris comme c’est joli d’être amoureuse,  si je suis à bout d’arguments, je ferai appel à des gens bien plus savants que moi qui te diront :

 

Le monde est un miroir,  si tu lui souris, il te sourira aussi ;

Si tu veux être aimé,  aime (Hecaton) ;

Aimer c’est trouver sa richesse hors de soi (Alain) ;

 

Et moi, qui ne suis pas philosophe mais qui lui voue un amour sans bornes, doublé d’un autre amour plutôt ambigu,  je lui dirai aussi : 


Toi qui as tout compris, parle-moi légèrement, explique-moi ce qui me chagrine, qui me cause tant de tourments. Nous pourrions en rire ensemble, je le sais, ce n’est rien de méchant, seulement une interrogation....

 

 

 

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Paris, le 28 avril 2011                                                  

Danielle DARMON

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