LE BLOG DE DANI D'ART

21 mai 2012

QUELLE AVENTURE mes amis, Mais QUELLE AVENTURE !

  

Avertissement

 

 

 Installez-vous  correctement, une bouteille d’eau a portée de main, faites quelques exercices de respiration pour ne pas lire en apnée.

 

Vous ne risquez rien, soyez Zen !

 

Vous pouvez sourire, ou bien rire, compatir à ma détresse ou mieux encore vous mettre en chasse pour me trouver ce qui me manque ;

mais attention je suis difficile, je tiens à l’excellence !  Merci

 

Bonne lecture dans la sérénité

 

Les trois coups, le rideau s’ouvre et .......

 

 

 

  DIMANCHE 29 avril 2012

 

 

Veille de mon Bouleversement  informatique, où « Bug »  tout est normal à la maison enfin, une normalité  chagrine, mais c’est habituel. Je range tous mes dossiers sur mon bureau, bonsoir charmant Mac, merci infiniment  et j’éteins avec la même pression du doigt sur la souris.

 

 

 Tous les évènements relaté ci-dessous, de cette période inoubliable, sont authentiques, peut être pas tout à fait dans le bon ordre, l’idée ne m’est pas venue de prendre des notes.

 

 

 

LUNDI 30 avril

 

 Le matin je me lève, je déjeune, et comme d’hab. je cours vers Lui,  j’allume mon ordinateur et là, une broutille, trois fois rien, mon MAC a décidé de ne pas s’ouvrir, il se connecte bien, mais il ne s’ouvre pas, je n’ai pas à l’écran le bleu de ses yeux qui apparaît, je recommence à appuyer légèrement sur l’interrupteur,  rien,  je comprends que l’instant est préoccupant, mais je ne mesure pas encore  l’horreur de la situation.


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J’en ai eu des petites pannes et j’ai souvent  fait appel à  "SOS Assistante familiale" , le petit problème a toujours été résolu rapidement.

Par téléphone,  je lui explique la Non Ouverture du Mac, Oh ! Là, là, me dit-elle,  tu as du mal appuyer sur l’interrupteur??... alors je recommence, encore et encore, je laisse le beau gosse se reposer, je lui promets « Monts et Merveilles », je dis sésame ouvre

toi » mais RIEN. 

« SOS Assistante familiale » située à l’autre bout du 15e arr. comprend ma détresse, ouvre ses bouquins,  lit à la vitesse  d’un Cheval au galop,  enfourche celui de la connaissance et 


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hurle au téléphone : « J’AI TROUVE ! » 


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Ecoute-moi bien, tu vas faire exactement ce que je te dis, tu appuies sur l’interrupteur de la main gauche et,  à la seconde précise, en même temps, tu enfonces la touche CMD et,  de la main droite tu appuies sur les lettres p et r ; tout en même temps, il va s’éteindre et se rallumer, tu dois compter 11 reprises, si tu faiblis, tout est à refaire.

Et pour clore la leçon ou pour m’encourager elle termine : mon amie l’a fait et cela a marché, exerce toi à blanc pour bien placer tes doigts, repère bien les touches.

Pourquoi une telle punition pour moi, un tel supplice pour le MAC, je ne suis pas bien, ça ne me dit rien qui vaille, cet exercice  n’est surement pas magique !

Je n’ai pas le choix, je dois le faire.

 

A partir de cet instant, ma vie va basculer,  une descente aux enfers.

Forcément je m’affole, comprendre que mon MAC est malade  m’est insupportable, il est presque tout pour moi,  une OUVERTURE sur le monde, un ECHANGE avec les gens que j’aime et qui compte beaucoup (les autres je les balaie d’un « Supprimer »), des SOUVENIRS  de vacances, des courriers fleuris,  et bien sûr la première étape  de NOMBREUX ECRITS qui seront installés sur mon BLOG. La MUSIQUE Magique.... Internet infaillible, je demande,  il m’offre la réponse en souriant, « c’est bien parce que c’est toi » et bien d’autres Services.

 

C’est la consternation chez moi, pendant qu’à l’extérieur, Paris s’apprête à fêter le 1er mai. Les uns ne pensent qu’aux manifestations, ils ont bourré leurs poches de barres chocolatées, de cannettes vitaminées, les pancartes sont prêtes.

 

Les autres ont d’autres préoccupations, bien plus modestes.  J’avais, deux jours auparavant, programmé chez  « Dromadaire » l’envoi d’une carte d’anniversaire à mon adorable petit fils  Gaëtan (10 ans), pour le 2 mai.

J’avais écrit un petit texte pour un autre petit-fils (Jordan 19 ans) à expédier le 4 mai.

Ce sont les premières contrariétés qui me sont venues à l’esprit.....

Ce courrier, perdu dans les entrailles du Mac,  allait-il aboutir ?

 

Plus tard, je me suis félicitée d’avoir expédié, chez une personne de confiance, des textes, le Journal des  épisodes douloureux de ma vie ; ne craignez rien  me dit-il, sortez ces textes de votre ordinateur, nous les classerons ensemble, on ouvrira des dossiers, mot de passe, ils seront à l’abri des regards indiscrets. Je me charge de la sauvegarde.

J’y tiens beaucoup, ce n’est pas une reconstitution de carrière, mais plutôt celle d’une vie pas ordinaire.

Aujourd’hui, je mesure la pertinence des conseils de cet ami.

 

Pendant la mise en place de l’exercice de sauvetage, comme il fallait s’y attendre j’ai senti venir la crampe, j’ai lâché... et tout a été à refaire...... Croyez-moi si le MAC a souffert  moi, j’étais au  bord de la crise de nerfs. Après cela il y eut d’autres trouvailles, d’autres essais, tous sans succès, Ordinateur  obstinément fermé.

Ma nuit fut épouvantable, MAC toujours au repos, à quoi pensait-il  dans sa solitude, habitué à voir tant de monde, qu’avait-il fait de mes cartes d’anniversaire ?

 

MARDI 1er mai

 Fête du Muguet 


Pas question d’avoir un secours, jour férié. Il fait beau, je sors m’aérer un peu. Dans un jardin, je téléphone à des amis, j’explique la panne dans l’espoir d’un réconfort ;  comme ils connaissent tous mon engouement pour le MAC, ils répondent aussitôt, un échantillon ci-dessous, je vous laisse juge :

 

... « Vivement que MAC soit sérieux et reprenne  son travail, car je vois que sa mère n’en peux plus.... Ce n’est pas sérieux, c’est de la dépendance, tu sais combien j’apprécie l’indépendance dans la sérénité et l’on arrive à tout...»

          @@@@@@@@@@@@@


 

.... « Chute de moral à cause du MAC ? Je reconnais que  c’est exaspérant quand nos machines tombent en panne, c’est pourquoi il faut être Zen et sans cesse se raisonner. Courage, MAC va se mettre au boulot.

                            @@@@@@@@@@@@@@@

 

 

 Et le plus beau :

 

«  Vous n’avez pas remarqué qu’on était le 1er mai, il manifeste tout simplement, vous le faites trop travailler.....ne vous inquiétez pas,  je vous envoie un « Bouquet de Muets »

                 

Je suis restée sans voix, plaisanterie ? Non, faute de frappe, correction immédiate, fou rire.



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Vous constaterez, comme moi, les amis sont précieux et plus particulièrement en cas de crise aiguë .... Heureusement qu’on les a, leur générosité, leur intelligence viennent parfois  à bout de bien des soucis.

 

MERCREDI 2 mai

 Au travail ! 


Il est temps, je dois prendre l’affaire en main  sérieusement.


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Je téléphone chez « Apple Service Clientèle »,  la voix mélodieuse des messages enregistrés me sussure son refrain.

Enfin j’ai un Technicien au bout du fil, Mr H.  J’explique, il comprend très vite, il est calme, précis dans ses explications, rassurant. Il m’indique des manipulations pour vérifier que tout est en ordre. Effectivement, tout est bon,  tout est Ok et moi aussi. Je commence à respirer normalement.

Dernière manipulation et le MAC.... ne s’ouvre pas. Bon me dit-il, il va falloir réinstaller les 2 CD, ne vous inquiétez pas je vais vous guider.

 

Je n’étais pas très tranquille  et à partir de ce moment, je vais vivre en compagnie de trois, ou quatre Techniciens  d’Apple, des inconnus, qui vont se succéder,  postés derrière mon écran, ils me guideront et je serai leurs yeux, pendant quatre jours.

Cette réinstallation dure très longtemps et Mr H. doit passer sur un autre dossier. Il m’indique la façon  de mettre le 2e  CD et me rassure, un autre Technicien prendra la suite, j’ai noté sur votre dossier n° XXX toutes les opérations que nous avons effectuées.

Très sympa,  au revoir Monsieur, Merci.

 

Surprise, enfin une bonne nouvelle, appel de mon petit fils, il a reçu sa carte de vœux et il me remercie.

- Alors, comment l’as-tu trouvé ? Je perçois une petite moue, oui moyen  


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-  Ça ne t’a pas amusé tous ces petits bonshommes qui dansent ?

 - moi je n’ai pas eu ça !

 - je crois que tu n’as pas bien lu, il faut passer tout doucement ta souris sous chaque bonhomme et tu verras, ils vont danser, chacun à leur tour. Et voilà, il a compris,  il est content et moi donc !  Dromadaire s’est arrangé pour être à l’heure !

 

Voilà,  le premier CD est terminé, je lis sur l’écran, insérer le  CD 2, je me jette à l’eau,  ça fonctionne, j’entends le son rauque du disque qui tourne,  j’ai l’impression que le MAC souffre.

 

Il réinstalle toujours, va-t-il s’ouvrir ? L’opération tire à sa fin,  il est 22h, disque éjecté et là un écran apparaît que je ne connais pas, WELCOMME, BONJOUR, HELLO et quelques  langues encore.

L’horreur, je comprends que c’est un nouveau MAC, ce n’est pas le mien...

 « Mais enfin, c’est moi, tu ne me reconnais pas ? On a tellement travaillé ensemble ?

Puis, vous n’êtes pas mon MAC, qui êtes-vous ? Que faites-vous chez moi ?


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C’est lui ! Il est beau, non !

 

  

Et  c’est le  vrai miracle, les yeux bleus apparaissent, mes petits logiciels bien rangés, mes dossiers, ce fond d’écran si familier,  je l’aurai embrassé.

 

J’envoie un mail à "SOS Assistante pour la rassurer", C’EST UN MIRACLE me dit-elle 

Quel bonheur d’être apaisée avant de dormir,  avec un enfant guéri dans sa maison et non pas à Hôpital Apple !

 

 

 

JEUDI 3 mai

Des enfants rebelles

 

Je suis tranquille, je suis les conseils des amis, je respire, je suis zen, enfin une zen attitude  légèrement crispée à l’ouverture du Mac. Ouf, tout se passe bien et je fais rapidement le tour des logiciels pour m’assurer qu’ils travaillent tous. 

Hélas de nouveaux ennuis m’attendent :


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  i Tunes requiert Quick Time pour

vous permettre d’écouter

Votre musique  préférée !


logo_msn-150x150Le couple MSN requiert une nouvelle version

on est jeunes, nous !

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 * Safari flaire la présence d’un Léopard




images-24* Le pigeon voyageur du Mail se charge de votre courrier, il  transportera vos  missives fleuries

lorsque  vous vous serez identifiée ??

 

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* i Photo me rappelle, vous n'avez pas assez de fleurs!

* Skype a disparu, une récompense sera offerte......images-23

et beaucoup d'autres encore. 

 

 

 

Le Trousseau prend la clef des champs

 

 

Vous le constatez, la vie est simple pour moi,  une fois de plus je téléphone chez Apple, mon n°.... de  dossier est un sésame, j’ai un nouveau Technicien, il s’appelle A. 


Il fait connaissance de mon MAC et de ses problèmes, je vois, je vois .... On va changer tous les mots de passe, c’est le trousseau qui bloque, allez sur.....Cherchez le Trousseau, regardez bien, les Applications, le Finder....on cherche partout.... RIEN, pas de clefs qui gardent tous les mots de Passe ; j’appelle SOS, c’est toujours elle qui fouille les entrailles du Mac

 

- Ou as-tu mis le Trousseau de clefs ? C’est urgent !

-  mais je n’ai pas pris ton Trousseau.... j’ai compris tu l’as jeté ! (Déduction simple et sans appel). Je garde mon calme et j’explique, je n’ai jamais vu ce Trousseau et je ne jette rien  surtout pas les Applications. Après un long moment Mr A, toujours très calme me dit, introduisez le 1er CD (j’ai décidé de ne plus poser de questions), petites manipulations et le CD tourne ; quand le CD sera terminé vous irez dans les Applications et vous devez  retrouver le Trousseau. Là, sentant venir ma mort prochaine, je pose la question idiote, mais il a quelle forme ? Comment est-il ?  Je comprends, que c’est ma dernière chance pour en finir avec ces problèmes, sinon ?? SOS Assistante qui suit de temps en temps les opérations me réconforte d’un : il faudra le porter chez Apple  pour le soigner sérieusement ..., si tu ne trouves pas ce Trousseau, C’EST GRAVE, le tout sur un ton légèrement  accusateur.

Avant de partir Mr A. conclue, si vous le retrouvez, envoyez-moi un Mail ! (Pour lui dire la bonne nouvelle ?).

Le CD tourne, le temps passe, enfin, c’est terminé.

L’instant est dramatique, je n’arrive pas à appuyer sur la souris, mais je suis très calme (mon œil). L’écran apparaît, je vais sur les Applications et, devinez qui se présente devant moi ? LUI !



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« Ah qu’il était joli le Trousseau retrouvé 

« En métal argenté, avec des clefs  dentelées,

« Gentiment revenu au bercail, la tête basse

« Il m’ouvrit les portes et me dit  PASSE »

 

 Je fus tentée à mon tour, de clamer ma tirade :

 

« Ah te voilà, toi,

« Qui t’a permis de prendre la Clef des champs,

« De partir avec elle, de verrouiller mon Mac,

« Bien sûr, on l’a comprit, tu ne souhaitais pas,

Qu’il  soit le témoin gênant de ton humeur volage ?

(Ça me défoule d’écrire, ça m’empêche de crier !)

 

J’ai envoyé l’information à SOS qui me réponds « tu l’as échappé belle » et pour ne pas que je m’habitue au Bonheur, attends, je veux vérifier quelque chose, vas sur ....et dis moi si tu Le vois ?

Je clame un Oui, franc et puissant

Une dernière vérification ... Oui Il est là !

AMEN ! Conclue-t-elle, tu peux avertir ton  Technicien sauveur !

 

Avec ce Sauveur discret, lors de tout ce temps passé ensemble, nous eûmes peu de conversations personnelles.

 

Mais un jour ou SOS Assistante était près de moi, ce monsieur nous indiquait la marche à suivre, quand voyant la fatigue s’installer chez ma compagne, je demande,  je te fais couler un café ? Je réalise immédiatement que le Technicien est là, il m’a entendu et je rebondis en m’excusant d’être dans l’impossibilité de lui offrir une boisson.

 

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une ou deux bières peut-être ?

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- Vous êtes à Paris ? (J’espérais, un Oui, rue de Vaugirard)

- Ah non, je suis en Irlande !

- Surprise, je précise, j’ai beaucoup aimé mon voyage en Irlande, j’en ai de beaux souvenirs des magnifiques paysages et de l’hospitalité particulièrement généreuse des Irlandais.

Il est Breton et connaît Paris....

Mais, Le Mac reprend ses droits et je stoppe.

 

 

VENDREDI 4 mai

 Le Trousseau se met au travail

 

Le Trousseau nous ayant rejoint, on a « des serrures sur la planche ». Nous passons tout au crible, nouveaux Mots de Passe, on avance lentement mais surement,  avec des grains de sable, de temps en temps, qui grippent la machine.

Mr A. nommé « le Grand » m’accompagne patiemment, gentil, compétent, de temps en temps il consulte ses bouquins, cherche pour moi, trouve, installe.

 

i Tunes doit être réinstallé et c’est un bonheur ineffable  que de retrouver ma musique , sans fausses notes .....

Tout est en place, mon Technicien doit s’absenter, on se retrouve demain.

Ça sent la fin du supplice !

 

Je vérifie l’ensemble de la machine, j’envoie au 2e petit-fils sa petite Nouvelle pour son anniversaire ; ça fonctionne, le courrier s’envole .....

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Jojo le Guitariste

 

En fin d’après-midi je reçois un Mail d’Apple : merci d’avoir choisi Apple  comme compagnon de galère  (non je blague) mais on m’envoie une information,  je souhaite l’imprimer, l’imprimante m’envoie un message rassurant, imprimante bien connectée, Prête, mais elle ne précise pas « prête à vous achever », j’envoie et.... pas d’impression. Curieusement je trouve la solution rapidement : je vais la balancer et j’en achète une autre ; tout est simple.

 

 

 

 

SAMEDI 5 mai

 Y a-t-il un Pilote en réserve ?


 

 

Je suis un peu sonnée. Comme par hasard il fait beau, les gens sont dehors, mais moi,  j’ai les yeux rivés sur mon écran.

 

Le Mac se croit malin et me chante

 Ne me quitte pas,

arrête de stresser,

je suis toujours là,

serré contre toi,

 

Et il ajoute

 

« Un jour, un jour, un jour peut-être, 

 Les temps changeront, sur une autre Planète,

 Tu auras un beau MAC, garanti anti crise

 Et tu regretteras, tout ce qui fait mon charme.....

 

 

 

Il a de la chance, Jean Ferrat, j’aime, je fais la sourde d’oreille.....

 

Après l’instant musical, Mr A. revient  l’après-midi. Nous travaillons, nous sautons les obstacles, lui devant son magnifique paysage verdoyant ;

 

Moi toujours devant mon écran.


Je lui raconte "le coup de l’imprimante", on fait des essais, RIEN.

 La cause de la panne : le Pilote. Vous saviez vous que le Pilote doit être compatible avec l’imprimante ? Il cherche le Pilote et moi, en silence, j’attrape un fou rire nerveux, je fais un amalgame entre le nom de Mr A, et le Pilote. Je n’ai pas eu de mérite, facile! !

Comme toujours au début tout paraît simple. On réinstalle l’imprimante, je suis pas à pas les instructions puis,

- Quelle est la marque de votre imprimante ?

- Fastoche : EPSON Stylus SX400

Maintenant c’est simple, indiquer la marque de votre imprimante sur le cadre prévu à cet effet, dérouler le menu déroulant et chercher le nom de votre imprimante

(Une petite voix me dit Zen Danielle, respirez et tout s’arrangera). J’ai plutôt l’habitude de vivre en apnée mais là je crois, j’avale trop d’air !

Et bien rien ne s’arrange, sur le nombre impressionnant d’imprimantes Epson, aucune ne ressemble à la mienne. Mr A. insiste, cherchez bien, je lui lis tous les noms, recherchons par un autre moyen, rien, je lui précise,  elle a toujours très bien fonctionné.

Nous étions à la fin de la galère, tout semblait réparé et voilà que Miss imprimante fait un caprice.



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Je m’absente une ½ h me dit le Technicien (je l’imagine très bien, footing au bord de la mer, fouetté par le vent, et hurlant à pleins poumons, cherchez bien,  vous devez voir Stylus SX 400. Je découvre un paquet  d’EPSON, j’ai l’impression de ne plus savoir lire, il faut se rendre à l’évidence, la mienne n’est pas sur la liste.

Je tombe dans un coma informatique, je rêve des frères et sœurs d’EPSON.

Complètement dépassée par la situation, je crie du plus profond de mon être  Help ! Au lieu de dire Zen !

Nous reprenons, je vous envoie le lien, avec un nouveau Pilote, je reçois son mail, Bingo!  Il ne s’ouvre pas. Cela arrive, (of course !) petite panne qui ne dure pas, on va essayer avec un autre Pilote plus lourd, je me rebiffe, j’ai peur pour le MAC. Alors, juste à temps, avant la fermeture des bureaux,  (le Dieu des Mac se décide à m’accorder sa clémence).

Le premier lien/Pilote s’ouvre. On l’installe et l’imprimante, en tutu, sur les pointes, gracieuse, l’air de n’avoir rien vu, me dit : « beaucoup de bruit pour rien, tiens, le voilà ton mail imprimé » et elle m'envoie le papier au visage.

A cet instant précis, j’aurais pu prendre une cartouche et l’achever,  mais elle risque de me manquer.


In extremis, Mr A. arrête son travail. C’est samedi 17h.

 

 Je le remercie, l’informe de mon souhait de relater ces péripéties, puis-je vous envoyer cette Nouvelle ? Avec plaisir !

 Aujourd’hui, avec le recul, je pense que pour lui c’était de la routine, mais pour moi, une drôle d’épreuve.

 

 On dit parfois, d’un mal sort souvent un bien !

 

Je l’attends, je ne suis pas pressée.

 

 

 

Dialogue avec mon MAC

 

 

 

Enfin, tu peux me dire, pourquoi cette fugue ? Tu pars sans rien dire, tu cours je ne sais où, tu vas « faire la java » et tu casses tout.

 

As-tu compris les conséquences de tes turpitudes, tu as failli mourir et moi avec toi, sans ces gentils techniciens que serions nous devenus ?

 

Apprends à parler, tu peux me dire je suis trop  surmené, arrête,  je travaille beaucoup pour un Mec sensible,

 

Oui, je peux te dire aussi tu commences ton travail à 5h,  tu finis à 22h , moi aussi je vais me plaindre au Syndicat des MAC opprimes, toi aussi tu fais n’importe quoi, quel micmac !


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-  OK ! On oublie tout, je vais changer, c’est promis,

                                       allez viens m’embrasser !

 

-  Quand je pense que j’ai une amie qui t’appelle « Machine »

 

-  Oh ! Elle ose, elle n’a rien compris, toi et moi ça relève de l’exception, en un mot

  

ON S’AIME !


 

 

DIMANCHE 6 mai

 

 

 

J’émerge, je range tous les papiers sur mon bureau.

 

Ça ne s’invente pas, vous avouerez,  il y a de drôles de coïncidences.

 

J’allume l’ordinateur, je reçois un mail et je m’étonne ;

 

Une surprise, cadeau du MAC pour se faire pardonner ? Je n’en crois pas mes yeux, comment ont-ils été au courant de mon cauchemar EPSON, je lis :

 

 

Copie du courrier :


 

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IMPRIMANTES CONCERNÉES PAR LA PROMOTION

 

Epson Stylus
SX235W, SX430W, SX435W, SX440W, SX445W, SX535WD

 

Epson Stylus Photo
PX730WD, PX830FWD

 

Epson Stylus Photo
1500W

 

Epson Stylus Office
BX305FW Plus, BX320FW, BX535WD, BX630FW, BX635FWD, BX935FWD,      

  

Cher client Epson,

 

Achetez un modèle d'imprimante Epson concerné par la promotion entre le 01/05/2012 et le 31/07/2012 et demandez gratuitement votre carte Club Restaurant Epson, utilisable dans des centaines de restaurants à travers tout le pays. Que ce soit pour des sorties en famille ou des tête-à-tête romantiques, vous trouverez votre bonheur ! Notre Club Restaurant Epson vous permet de profiter de deux plats principaux pour le prix d'un, pendant un an.

 

 

Il fallait s’en douter, la mienne n’y était pas !  Cela tombe bien, le restaurant sous conditions, ce n’est pas mon truc !


 

REMERCIEMENTS

 

 

 

* A "SOS Assistante Familiale" Pour son

 aide rapide et efficace,

 Sa présence a permis, quelques fois, de faire équipe à trois.

 

* Aux Techniciens d’Apple qui ont fait preuve d’un grand professionnalisme. Leurs compétences, leur sang froid, leur réconfort devant mes moments de désespoir ont largement contribué à la réussite du sauvetage.

 

* Une mention particulière au dernier intervenant, Mr A. P. pour sa ténacité et sa compétence et sa gentillesse

 

 Il nous sauva, le MAC et moi,

d’une mort certaine.

 

Un grand MERCI à tous.

 

 

 

Aujourd'hui, mon souhait, devenir indépendante face à l’adversité. Comprendre la panne, l'affronter sans trembler pour éviter la panique ;  c’est mon vœu le plus cher.

Je ne tiens pas à faire subir à mon Mac, une épreuve similaire.

 Je ne dédaignerai pas un Prof de MAC, attaché à ma personne, pour apprendre

pas à pas tous les rouages de cette merveille.

(vos adresses et conseils seront les bienvenus)

MERCI

 

 

 

 

 

A Paris, le 20 Mai 2012

 Danielle DARMON

 

 

 

A l’heure où je vous poste cette Nouvelle, la famille, les amis, inquiets, demandent des  nouvelles de la bizutée que je suis.

 

Et je lis sur l’écran, vous voyez de qui ça vient

 

 

SERVICE APRES-VENTE,   Bonjour !

 

      * Réinstallation comme avant

  * Logiciels obéissants

  * Souris au goût de gruyère

 * Porte-clefs attaché.....

 *Service en groupe,

*Tourisme garanti !

Avec, inclus dans le Prix, une soirée dans un Pub Irlandais


 

 

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                                            Apple en robe de soirée






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06 mai 2012

La GUITARE à JOJO

 

Appuyée dans un coin de la chambre, la Guitare "LES PAUL" s’ennuie, son moral est en baisse.

Jojo le guitariste ne la regarde plus, penché sur ses classeurs, ses livres ou ses cahiers. Autrefois, ils jouaient ensemble, il lui pinçait les cordes  et elle aimait bien ça.

 

                                                        ♪♫♪♫ to •♪♫  •♪♫


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♪♫♪♫  •♪♫  •♪♫

              ♪♫♪♫ to •♪♫  •♪♫

 

Mais aujourd’hui, tout est fini, si la Guitare insiste,  vient jouer avec moi !  Jojo répond toujours, je ne peux pas, je passe le BAC, je révise le BAC, LE BAC BLANC  vêtu de sa tunique, et le vrai BAC ensuite .... Puis il part en vitesse, une tartine entre les dents, il s’envole pour le Lycée.

Pauvre Guitare, elle entend  souvent la même rengaine : ma belle, le BAC approche, sois raisonnable, regarde sur mon bureau cette colonne de livre, je dois tout savoir, tout connaître, crois-tu que je n’aimerais pas mieux te prendre entre  mes bras et chanter avec toi ? Si tu savais ce que je me fais .... Oh, pardon !

 

C’est un très gentil garçon, Jojo, calme, réfléchis, intelligent. Des bonnes notes à gogo,  il veut voir du pays, alors il s’inscrit pour des concours  en Province, Faculté à Paris .... On verra bien, il emmènera sa guitare sur les routes et enfin ils pourront  vivre leur vie, chanter, voyager ....

 

 

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Soudain Jojo pris de remord, décide de faire une surprise à sa jolie Guitare. Il va rentrer plus tôt ce soir, un Prof malade,   et il s’accordera une heure de Musique. Elle va être folle de joie ma Guitare, pas de BAC ce soir, rien qu’elle et moi. Il est si content de sa décision, ça lui donne des ailes, il est sur un nuage et il obtient un 18 en poésie.....

Et voilà, en rentrant à la maison, dans sa chambre, il y a quelque chose de changé, un je ne sais quoi de nouveau. La Guitare a fait briller son bois, elle s'est faite jolie et Jojo ravi, lui dit : que tu es belle ce soir,  finalement tu as raison je m’accorde 1h de répit,  écoute ma chanson « malade,.... je ne suis plus, malade ...., j’arrête les révisions du BAC pour jouer avec  ma jolie .....

 

Oh, quelle joie dit la Guitare, moi par contre j’ai commencé mes révisions, j’ai voulu faire comme toi, j’ai cherché dans mes partitions un morceau qui pourrait te plaire  pour

 

 

TON ANNIVERSAIRE

Pour tes 19 ans

Comme toi, j’ai appris le  BACH !!

 

Et je te souhaite  tout le succès que tu mérites.

 

Très Affectueusement

 

Mamy Danielle

Paris le 4 Mai 2012

 


Lorsque  tous les examens  seront terminés, les tiens, ceux de Tony  le Batteur, et ceux de Starlolo, nous jetterons les cahiers au feu, nous chanterons HALLELUJAH !!


 

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27 avril 2012

ITINERAIRES du PETIT POUCET

 

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COMME le Petit Poucet, sur un itinéraire bien précis, j’ai semé des cailloux pour avoir des repaires ; des petites pierres pour une halte bien brève, des plus grosses pour le temps d’un compte rendu, détaillé à souhait ; tes réflexions me  font réfléchir et m’aident à  prendre une décision.

 Ces cailloux, tu t’en doutes,  sont des bornes d’arrêts, non pas pour me désaltérer, mais pour évoquer des instants de conversations,  qu’ici où là, nous avons échangé  ; Comme si je pouvais  l’oublier !!!



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Ainsi, vois-tu, il m’arrive quelques fois de les chercher des yeux comme si la seule pensée de leur présence me rappelait à toi, réveillait des moments pleins d’émotions, surprenants.

 

Tes appels  téléphoniques brefs, mais plus souvent très, très longs, essaient  de  me convaincre, de trouver des arguments .... « Vous y arriverez,  j’en suis sûre..... »

 

Tu l’ignores,  mais la plupart du temps,  je te donne raison, je vais faire durer notre entretien,  je fais semblant d’hésiter pour conclure par un « d’accord, je vais essayer pour te faire plaisir ; tu n’aimes pas le « te faire plaisir », c’est pour vous  avant tout....».

 

Ce n’est pas honnête, mais ce qui compte pour moi, à cet instant,  c’est de te garder au bout du fil, le plus longtemps possible.

Pendant que nous parlons,  je cherche un banc des yeux, un jardin public pour savourer ces instants dans une belle ambiance.

Toi, les fleurs, le banc, c’est mon décor préféré. 


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Il m’est arrivé, dans une rue trop bruyante, de m’engouffrer à la suite d’une dame qui rentrait dans son immeuble. Là, à l’abri, derrière une baie  vitrée,  je t’explique, je te dis mon chagrin,  je te parle tranquillement, malgré les regards étonnés des habitants qui entrent et sortent ; que s’imaginent-ils ? C’est trop drôle !

Bizarre, dans ces cas-là, je ne sens  plus rien, ni la fatigue de parler debout, ni le froid, seulement le bonheur d’être avec toi.

 

J’imagine bien, tu dois te dire :  pourquoi, aujourd’hui,  me  racontez-vous  tous ces  arrêts qui vous émeuvent tant, lorsque vous passez devant ?


Je ralentis à leur endroit et spontanément tu surgis, ton sourire rassurant, ta voix si douce  me répète sans cesse : « allez de l’avant, balayez ce passé qui n’est pas digne de vous, maintenant vous avez compris, je suis à vos côtés.... Ensemble, nous irons au bord de la mer jeter ces mensonges immondes ».

 

Aujourd’hui, nous avons modifié nos habitudes, moins d’appels plus,  d’itinéraires. Je change selon mon humeur, selon le temps, mais toi, ton changement est devenu  beaucoup plus tranquille, plus naturel, tu m’acceptes enfin ; tu laisses échapper de petites confidences qui me touchent à un point dont tu n’as pas idée ; alors,  lorsque tu me parles, je n’ose plus bouger, je retiens mon souffle, je crains que tu ne t’interrompes.

 

Le Petit Poucet que je suis pose, en cachette, des cailloux sur ses routes, des pierres qui brillent en plein soleil,  des arrêts fictifs en priant qu’ils s’animent, qu’ils ne sonnent que pour moi. Alors là, ça devient une joie magnifique, démesurée.

 

Puis vient parfois  le temps des reproches, il ne dure pas longtemps, c’est souvent moi qui te demande pardon .... D’être insatiable, de te demander d’alimenter  sans cesse, encore et encore mon  trop plein de joies, d’apprendre  l’émerveillement ...... Par toi.

 

Excuse mon exubérance, ce n’est rien à côté de tout ce que tu m’as donné, crois-moi je suis en dette envers toi pour le restant de mes jours. C’est si rare cette gentillesse désintéressée,  cette bonté infinie,  j’en suis tellement sensible !

 

Aujourd’hui, je peux dire qu’à toi seul, tu peuples le désert affectif de ma vie. Certes c’est peut être un peu lourd, j’ai tout gommé, il y a longtemps, nous avons tout repris  et tu t’en sors si bien. J’entends ton rire même à travers les nuages.

 

 

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Bien sûr, à présent, j’aimerais tant qu’on s’invente  d’autres trajets, dans de nouveaux quartiers, j’aimerais que tu me surprennes ici où là, que tu me dises, mais où étais-tu ?  Certainement,  je prendrai mon temps pour te raconter ce qui m’est arrivé, la rencontre  d’un ami si lointain, dont j’ai gardé un souvenir ému, une bouffée de jeunesse, si tu savais le plaisir que j’ai eu à le revoir.....

A cet instant ce serait  un pur régal de t’entendre me questionner avec un intérêt  croissant,

....de comprendre,  par tes paroles du bout des lèvres, tes non-dits.


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Sur ces nouveaux parcours, comme il se doit,  je poserai, les cailloux du Petit Poucet. Bientôt la ville en sera pleine, bientôt tu seras partout, te rends–tu compte,  je pourrai me balader n’importe où,  ta présence me suivra légère, pour partager des lambeaux de ta vie, pour déchirer et bruler des lambeaux de la mienne,  pour que tu me dises tout bas les mots affectueux que je n’ai pas connu, tous les compliments sincères qui m’étonnent, et me bouleversent. 

 

 

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Passants,  si au cours de vos promenades vos pieds heurtent mes petits cailloux, écoutez ma prière, ne les ramassez pas. Vous en trouverez de toutes sortes, de toutes les couleurs, arrêtez-vous et laissez-vous conter "La Nouvelle Histoire du Petit Poucet" qui vous expliquera comment, l’indifférence, la bêtise ou la méchanceté peut parfois  se transformer en un bonheur indescriptible.

 

 

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Je ne pourrai plus vivre sans cette félicité, sans toi, TOI dont la seule existence est un cadeau du ciel, un peu comme une seconde naissance.

La première n’a jamais eu lieu.

 


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« Rappelez-vous que de ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance (Dalaï-Lama). »

 

 

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« Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l’amour infini me montera dans l’âme ..... » (Arthur Rimbaud)

 

 




A TOI !

 

Paris, le 27 Avril 2012

Danielle DARMON 





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30 mars 2012

LA TASSE DE CAFE


Il m'arrive quelque fois, levée très tôt le matin, d'activer  mon téléphone et d'y voir ton nom s’afficher. Quelle émotion ! J’ai du mal à lire,  tout ce que tu m'écris. Immédiatement,  dans ma tête, en guise de brouillon, je formule une réponse, mais tes mots mêles aux miens, un peu désordonnés,  tombent au fond de ma tasse de café.

Je plonge mes doigts pour les rattraper, ils glissent, l’horreur, je vais les lâcher. Je m'affole, plutôt mourir que de les perdre ! 

Alors, je trouve la solution, j'avale mon café tiède enrichi de tes mots ; je pense qu'ainsi ils ne seront jamais perdus, ils resteront en moi et au moment venu, ils reverront le jour. 

Je ne tiens pas très longtemps, impatiente de savoir ce que tu m'as écris, je fais des hypothèses, dans le meilleurs des cas tu m'as dit : "hier ton écriture m'a manqué, deux jours sans te lire, quel supplice !  N’as-tu rien à me dire ? 

Ou bien : le Printemps arrive, je vais battre les tapis, changer de Télé, mettre des fleurs dans les vases ; 

Ou bien : je te souhaite une belle journée ensoleillée, ne prend pas au sérieux tous nos échanges pleins de promesses ! 

De cette dernière phrase si douloureuse, à cet instant précis, j'ai rendu mon café, j'ai repris tous tes mots, et rapidement je les ai  rangé sur une serviette dans le bon ordre. Voilà,  tout est revenu à sa place, j'ai même rattrapé les points et les virgules, quel bonheur!

Au moment de te lire, je l'avoue, j'ai eu peur et puis j'ai saisi le sens de tes paroles : "Comment veux-tu que l'on s'entende, moi je suis une eau dormante, sans rêve, sans surprise, alors que toi, trop vivante pour moi, tu es une eau tumultueuse, de grosses vagues qui s'échouent sur la plage, qui fouettent les rochers, tu éclabousses »

Je me suis retrouvée sans voix, tremblante. J'ai avalé la dernière gorgée de café , et SURPRISE, merveilleuse surprise, la phrase la plus importante de ton  courrier était restée collée sur le sucre fondu,  dans le fond de la tasse :

 

« Ce sont nos différences qui font tout le charme de notre amitié sincère et plus" .

 

Et là, croyez moi, ma respiration bloquée, j’ai rangé ces mots délicatement, j’ai mis la phrase sur mon cœur, décidée à savourer ses paroles,  toute la journée.


J’avais une envie  folle de voir du monde, le printemps était là..... Pour embellir le tout.

Je suis allée au marché en chantonnant sur un air, devenu mien, il y a fort longtemps.

J’ai pensé, ces paroles sont toujours d’actualité  pour moi. Après tant d’années, comment cet air est arrivé sur mes lèvres :

 

 

Lorsqu'on est heureux,

On devrait pouvoir arrêter la vie ;

Arrêter le temps,

La terre et les gens qui n'ont rien compris.

Lorsqu'on est heureux,

On devrait avoir pour unique envie

Tout au long des jours

Encore et toujours

De s'aimer d'amour

Pour tout partager

Ces joies, ces baisers.

Au même soupir

On devrait mourir

Lorsqu'on est heureux.

 

Le temps ronge les plus beaux jours

Quand je pense à ça mon amour,

J'ai peur d'un jour, nous réveiller

Indifférents, désenchantés.

 

Lorsqu'on est heureux,

On devrait pouvoir arrêter la vie,

Car le temps qui court

Moissonne l'amour,

L'emporte avec lui.

Lorsqu'on est heureux

Et que vient s'assoir la mélancolie,

Pour ne pas sentir son bonheur finir,

On devrait partir

Pour ne pas pleurer,

Ne pas regretter

Et ne pas vieillir.

On devrait mourir

Lorsqu'on est heureux.

Francis Läi / Jacqueline  Dulac

 

J’aime bien les marchés, ils sont colorés, si variés, qu’on ne s’ennuie jamais.... sur les marchés. Aujourd’hui, un monde fou, je n’ai jamais vu une telle agitation. De la musique, des badauds et bien sur de beaux légumes.

Les marchés sont la vitrine de nos saisons, ils nous suggèrent  des idées de repas et l’on entend souvent des petites réflexions étonnées : « tiens ! Déjà des asperges, c’est le printemps ».



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Sur des tréteaux, plus ou moins décorés, installés avec goût, les légumes, lorsqu’ils sont bien frais, sont brillants et bien fermes. Ils peuvent nous rappeler notre enfance « lorsque j’étais enfant ils avaient un goût sans pareil, je n’ai plus jamais ressenti un tel plaisir ». Ou bien « ce n’est pas possible ça fait des années que je n’ai plus mangé de cardes ; maman les cuisinait  avec des boulettes de viande ou de poisson.....

 

Je dois l’admettre, c’est une journée particulière, un peu magique.

 

Comme je m’informe de tout ce monde on me dit : « comment, vous n’êtes pas au courant, une Princesse se marie aujourd’hui, elle s’installe dans notre quartier et tient à saluer tous les Marchands des Quatre saisons »

 

- Vous plaisantez !  Une Princesse qui salut des légumes, de nos jours ?

 - vous êtes encore sur votre nuage ? Des Princesses, de nos jours, il y en a beaucoup, elles sont gentilles, simples, à l’écoute des plus modestes ..... Allons la saluer, elle est  si jolie dans sa robe de  mariée en feuilles de salade croquante, elle tient un beau bouquet, le Brocolis vitaminé,  et son cousin le Chou fleur. Bouquets blancs, Bouquets verts, quel assortiment pour un Bouquet de Mariée !

 

Je le constate, en effet, sa beauté m’émeut !


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Un grand orchestre est installé dans la rue, je me sens bizarre mi- heureuse, mi- nostalgique. Tout à coup, une belle musique retentit, l’Arlésienne entraine les invités dans une farandole  endiablée ;  je m’étonne, l’Arlésienne s’est décidée à sortir de chez elle ?  C’est la première fois que je la vois ! Venez, venez, il faut faire honneur aux mariés !

 

J’avance  au milieu des étals, toute chavirée de cette nouvelle, je suis accompagnée des  voix fortes et chantantes des marchands qui nous hèlent : « venez voir ma pet’ ite dame, que du beau, que du frais et un petit cadeau en prime pour fêter le mariage!  Ils m’amusent ces sympathiques vendeurs à m’offrir, selon les saisons, une fraise, un morceau de pomme, une cerise, un morceau de mangue savamment présentée.  Je suis distraite par ces joyeux vendeurs, j’en oublie de faire mes achats tant les légumes me divertissent.



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Que font ici les « Avocats-conseils », contrat de mariage ?


Bien sûr, au printemps, après un long hiver, lorsque l’on découvre sur les tréteaux de belles asperges blanches ou vertes présentées debout, bien raides, retenues par une petite ficelle en guise de ceinture, on dirait de belles demoiselles, fières, qui font un clin d’œil aux passants ;  près d’elles les bottes d’artichauts violets « poivrade »,  de la vue au goût il n’y a qu’un pas, l’artichaut me rappelle  la vinaigrette onctueuse dans laquelle on trempe les petites feuilles de ce légume qu’on déshabille tendrement ou violemment selon son appétit.


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L’aubergine qui ne se lasse pas d’être en robe du soir, d’un joli noir brillant, petite collerette verte, un peu ventrue, un légume « bon enfant »  délicieuse en gratin, faites-moi confiance !


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Aujourd’hui, elles ont des excuses, leur robe habillée, élégante s’impose pour un mariage princier ......

 

Et tout à coup, j’avais pourtant mis un bémol à mes émotions, une lubie soudaine me frappe,  et si j’avais un « invité surprise »  ce soir. Je sais que c’est impossible mais, comme les enfants, « je fais semblant »....

Alors, le marché prend une autre importance, Les tomates tiennent une place de choix, bonnes joues bien rondes, je sens immédiatement l’ail et le persil quand elles sont à la Provençale !  Les poireaux, en dégradés vert et blanc, adossés à un muret, ne les quittent pas des yeux, ah quand la nature s’éveille !

On vend également les haricots verts liés en petits fagots, sympathiques autour d’un rôti, ceinture sombre de pruneaux d’Agen. 

Vite je ne flâne plus, ma promenade est intéressée, que faire à diner ce soir ? Je n’y comprends rien, tout le marché est au courant et l’on m’appelle de tous coté : prenez un beau rôti de veau chez le boucher, un assortiment de champignons sautés, quelle bonne odeur de la forêt, la botte de persil c’est cadeau !

Je suis très touchée  de cette attention, j’en ai la gorge serrée je sens des larmes  et j’aperçois Mr Haendel qui lève sa baguette pour noyer mes larmes dans sa Water Music.


Je jette un coup d’œil aux mariés, la Princesse est radieuse, je me dis c’est le moment, je me jette dans ses bras pour l’embrasser très fort,  la féliciter ; je le vois bien, j’ai commis une faute, même un jour de mariage pas de familiarité. Alors, je me ressaisis et je m'efface.

 

Mais que les gens sont gentils, dépêchez-vous vous paierez demain, j’ai mon caddie plein de bonnes choses, je prends des fraises, des brochettes de fruits assortis, des figues à la robe d’un sombre violet !

 

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                                                                                Quel délice!


Une dame qui semble un peu espiègle m’appelle, attendez ! Vous oubliez les Grenades, (que dire je ne connais pas très bien ce fruit), alors elle m’explique, écoutez-moi,  je vous donne ce petit dépliant,  lisez :

 

« La  Grenade est un fruit apprécié en Turquie, elle possède une symbolique très forte, car elle représente à la fois, la vie et la fertilité, mais également la puissance, le sang et la mort. Tout au long de l’hiver la Grenade tient une place de choix sur les stands des primeurs »

 

C’est un porte-bonheur, il faut en manger aujourd’hui ». Je suis surprise et j’en prends deux, pour goûter.


 

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La foule se presse autour des mariés, on livre un Beau Bouquet, la Princesse me fait signe, au revoir, à bientôt......


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A peine mes achats terminés, ma joie est retombée, elle a emporté avec elle, les légumes, les recettes, la jolie table fleurie, je me suis dit,  tu n’es pas raisonnable, une  pensée fugace t’envahit et te voilà à attendre ton Prince d’exception.


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 Combien de fois ne m’a-t’on dit, il faut avoir les pieds sur terre, arrêtez de rêver, regardez devant vous, ne vous retournez pas, vous ne changerez pas le passé !  

Bien sûr,  mais moi j’ai expliqué que la réalité ne me convenait pas, trop douloureuse, trop décevante,  alors je m’évade sur un nuage où je m’installe pour travailler, sur un voilier où je vogue sur une eau tranquille , dans un jardin à faire des projets fous, à rêver d’invités impossibles, ....

Certains seront éternellement réalistes,  j’ai essayé de les emmener dans mes rêves, mais je n’ai jamais réussi.

On ne change pas sa nature.



Evidemment, en rentrant à la maison, j’ai rangé mes achats, j’ai mis la musique à fond, mais je l’avoue, je n’ai pas eu envie de cuisiner.

Sur la table de la cuisine, ma tasse était encore  là, il me semblait qu’elle était différente.

Alors, pour en finir avec mes émotions, tout doucement j’ai pris ce récipient  et je l’ai jeté violemment sur le sol ; je serais sûre ainsi qu’elle ne contenait plus rien.

Lorsque je me suis baissée, j’ai mis les petits morceaux de porcelaine dans ma main et tranquillement, comme si c’était du terreau, de petites fleurs ont poussé, ravissantes.

J'ai trouvé naturel qu’au milieu des pétales, il me pose cette question :

 

« Et si tu  m’invitais à diner ce soir ?

                  Tu as déjà les fleurs .... »


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Alors,  qui a dit que j’étais une rêveuse ?

 

 

Danielle DARMON

PARIS le 30 Mars 2012

 

 

A ceux qui ne vivent que dans « l’instant présent »

 J’opposerai l’ineffable bonheur du rêve !

 

 


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27 février 2012

LE PETIT PAIN AU CHOCOLAT

   

 

 

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Entre lui et moi il y eut des « « vas t’en », « je ne veux plus te voir »,  « la tentation ça suffit », mais il revient toujours, c’est dramatique.


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                            C’est une ancienne histoire d’amour, qui dure, toujours présente. Malgré tout mon dédain, rien à faire, je n’ai jamais vu une Viennoiserie m’aimer à ce point.

Enfin, j’exagère, c’est moi qui AIME, oui, j’ose le dire, j’AIME très fort et si je l’écris aujourd’hui c’est dans le fol espoir d’obtenir,  grâce votre expérience, votre culture,  votre sagesse, un remède pour me  délivrer et me dire : Ouf ! Voilà, c’est fini, maintenant tu peux  marcher dans la rue,  du pas de la femme soulagée.

 

Vous n'y comprenez rien ? Alors, je vous explique.

Depuis quelques années je souffre d'une addiction ou envie irrésistible de déguster des petits pains au chocolat.

Tous les jours, malgré ma vigilance, il m'en faut un. Je sors faire des courses, je résiste un moment, « tu n'es pas raisonnable » ! Rien n'y fait, je craque et même s'il est midi je me régale, n'écoutant jamais ma conscience qui me culpabilise.

Il n'y a rien de risible à cela, c'est douloureux et je souffre avant et après la dégustation.


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J’ai traversé des périodes  calmes, pas de crampes d’estomac, j’allais tranquille, pensant à des évènements tantôt joyeux, un tantinet euphoriques, tantôt nuageux, moroses ; et rien, je le jure, mon mental au repos, rien ne faisait naitre dans ma tête cette envie irrésistible de cette viennoiserie, sortant du four, ou à peine tiède. 


C’était la  période des temps heureux.

 

Hélas cela n’a pas duré. Une belle Image de Pain au chocolat, brillante,  a fait subitement irruption sous mon front, elle  s’est installée, pour un  peu elle m’aurait demandé  un  transat pour être bien à son aise. Puis, le Petit pain  m’a envoyé un signal,  - ça parle un Pain au chocolat - un beau vocabulaire, clair, précis : «ça suffit cette comédie de régime, justement je sors du four, si tu veux bien  m’emmener dehors, le temps de tiédir, je te ferai un brin de causette ». Comment voulez-vous que je résiste ? Et là il ne s’agit que d’une boulangerie.... classique.

 

Mais si je passe dans des quartiers plus élégants, jolies vitrines, les pains au chocolat se déchainent. Au lieu de se tenir correctement, c’est l’inverse dans le 16e arrondissement et j’entends : « Psst, Psst, par ici ma belle, dépêche-toi, le chocolat coule, tu vas en perdre la moitié sur le papier, allons chez toi prendre un café ».

 

Là, vous le comprenez bien, ce sont de vrais voyous, ma vie devient un enfer, j’aime trop ces voyous-là !

 

Alors,  aujourd’hui, je suis dans un état de désespoir profond. Ce n’est pas une vie de mourir d’envie de lui.

 

Un jour,  pleine de courage, j’ai commencé par des  consultations auprès  de médecins divers et variés, des hôpitaux, ils ont levé les bras au ciel, « quoi, vous ne pouvez pas résister ?  Achetez-les et venez les apporter ici, on ne vous fera pas payer la consultation » (8 années d’études pour entendre des bêtises pareilles). 

 

J’ai pensé à faire courir des bruits de petits pains empoisonnés afin d’inciter  les boulangers à supprimer la fabrication de ce délice, je l’ai inscrit  sur Internet sur le site « SUVEILLEZ CE QUE VOUS MANGEZ » mais là , cela a bien failli me couter cher ; les boulangers bien plus malins que moi ont retourné la situation  à leur avantage, ils ont publié sur Facebook , « Surveillez ce que vous mangez, dans toutes les boulangeries une journée étonnante initiée par une grand-mère, pour un Petit Pain au Chocolat acheté,  les 2 suivants  seront offerts , afin de gouter à la qualité Facebook. J’en ai entendu de toutes sortes en rasant les murs : 

 

- "Elle a eu une bonne idée celle-ci, moi j’ai  fait le plein  dans mon congélateur"

 

- "Ou bien, mon fils a invité toute sa classe pour son « Anniversaire Petit Pain au  Chocolat"  

 

- "Ou  les grands-mères d’aujourd’hui sont drôlement capables, elles font de la publicité,  elles tapent sur un ordinateur à la vitesse de l’éclair, forcément elles ont commencé sur une machine à écrire bien avant nous " 

Hélas pour moi la boulimie des uns ne m’a pas coupé l’appétit,  j’étais  écœurée.

Tenez, prenez aujourd’hui, je passe  au Laboratoire chercher des résultats. J’en ressort tranquillement, bonne  analyse,  et subitement, une morsure au creux de l’estomac, celle du petit pain.......

Comme il se doit, toujours à côté d’un laboratoire d’analyses médicales, s’installe une boulangerie. Je comprends très bien qu’après les prélèvements  à jeun, on ne résiste pas au  café et au petit  pain, mais pour les résultats il n’y a pas de raison d’avoir envie de petits pains sauf si les résultats sont très mauvais .....

  

Alors, que faire ?

 

Quelques mois passent, je cours toujours de boulangerie en boulangerie. Et je pense curieusement, avec toutes les viennoiseries qui s’étalent sur les comptoirs, comment se fait-il que je n’en change jamais, toujours lui, rien que lui ?


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A la fin de la semaine, l’arrivée du  Printemps et le souhait de guérir m’incitent  à chercher des solutions. Moi je n’ai plus d’idée alors  je pleure auprès  de mes amies, j’en parle à des relations, des commerçants de toutes sortes,  je dis : mon désarroi de cette lubie qui me colle à l’estomac, me gâche la vie.

 

La plupart ont ri : « mais ce n’est rien, on vous trouve une  solution rapidement ».

 

Réunion, discussions,  la solution imparable  se profile...... j’entends on peaufine et on t’appelle !

 

Hier, enfin, bonheur, l’une de mes meilleures amies me téléphone «  j’ai compris,

pourquoi ..... C’est parce que tu t’obstines à manger la même chose tous les jours, change et achète un croissant, le Pain au Chocolat s’éloignera »

 

«  Mais enfin Mathilde, ce n’est pas possible, c’est de lui dont j’ai envie, tu n’as rien compris !!! C’est un dialogue de sourds. Si je te disais change de mari pour un plus drôle, que dirais-tu ?"

 

Silence, je me suis sentie très mal d’un coup, je crois que le mari en question était  à côté ou bien, non ! Elle voulait me dire,  j’aimerais bien !! Je n’ai pas cherché à comprendre, merci beaucoup, on se rappelle.

  

Ça commençait  plutôt mal, je devais impérativement surveiller mon langage.

  

Puis j’ai eu un mail pour me dire :

 

Ne t’inquiète pas, je cherche, je trouve, j’appelle  ou bien fastoche, je te fais un mail, ou bien on s’y met  mon mari et moi et je te téléphone. Ma belle, ne te fais pas de soucis, il y a des choses plus graves dans la vie, crois-moi et  elle enchaîne pendant ½ heures sur sa cousine qui vient de se découvrir une boule dans  chaque sein. 

 

Merci bien, à bientôt, je compte sur toi (ça c’était peut-être de trop).

 

Et bien, j’ai été médisante, elle m’a rappelé deux jours après....Héloïse !

 

HELOISE  - Si tu savais le travail de recherche que nous avons entrepris Charles et moi,

 

MOI - Mais de quoi parles-tu, je ne voulais pas de recettes, tu ne crois pas que je vais m’en faire à la maison.....

 

HELOISE - Mais non, ne t’énerve pas, va boire un grand verre d’eau, assieds toi, branche ton Skipe et écoutes-moi.

 

HELOISE- Tu connais Marcel ?

 

MOI - Celui de l’accordéon  à qui l’on dit « Chauffe, Marcel » pour l’encourager ?

 

HELOISE- Tu exagères, tu as la Culture au ras des pâquerettes !!

 

MOI – Mais enfin, tu t’expliques ?

 

HELOISE- Je parle de Marcel Proust, celui des Madeleines

 

MOI -  Mon Dieu,  je rêve, le petit prétentieux, je n’ai jamais pu lire plus de dix lignes, c’est d’un rasoir, alors ses Madeleines, j’imagine ? à quoi penses-tu ?

 

HELOISE- Bon on se calme, je te lis un passage 


 

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Extrait de « Du côté de chez Swann »

(Passage sur « la Madeleine de Proust »)

 

 ..... Elle m’envoya chercher un de ces gâteaux  courts et dodus appelés Petites Madeleines  qui semblent avoir été  moulées dans la valve rainurée d’une Coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perceptive d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de Madeleine. Mais à l’instant même  où la gorgée mêlée des miettes du gâteau  toucha mon palais,  je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire  en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférente, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire,  de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse....... 

 

MOI – Trop c’est trop, tu n’as rien compris, je me f.... de l’orgueilleux,  du  vaniteux, Observe,  j’ai bien fait d’en  écouter  un peu plus, c’est intéressant mais je ne suis pas sure d’avoir vraiment compris le sens de ce texte, le temps qu’il finisse sa description  alambiquée, j’aurais pu terminer un paquet entier de Madeleines ; et il paraît qu’il y en a des pages d’une description unique, mais où as-tu trouvé ce fat ? .... « .....Semblent avoir été  moulées dans la valve rainurée d’une Coquille de Saint-Jacques »,  je rêve, mais  je rêve,  il faut l’écrire ce truc là ! Mais explique-moi, où as-tu été trouver ce bellâtre ?

 

HELOISE - À la bibliothèque voyons et c’est Charles  qui a lu tout  un rayonnage avant de tomber sur la Madeleine. 

J’ai subitement pensé, pas folle la guêpe, donner ça à Charles, c’est inhumain ! 

Voilà me dit Héloïse, un petit aperçu d’une description littéraire d’un merveilleux gâteau. (Oh là, là, c’est contagieux, cette écriture).  Alors, je te propose de changer progressivement la viennoiserie au chocolat contre une petite Madeleine de Proust ; écoute-moi, elles sont délicieuses, tu auras vite fait de faire des infidélités  au voyou chocolaté »


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Que choisir ?


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– (MOI retenez-moi)  Ciel, on est partis d’un pain au chocolat classique, banal et on arrive à la Madeleine du Père Proust accouchée par une coquille St Jacques!!!!!!!

Maintenant tu vas m’écouter, nous sommes en plein dialogue de sourds, je ne veux pas remplacer le Pain au Chocolat  par ta Madeleine, mais L’ELIMINER ; et je ne veux pas devenir accroc de tes Madeleines. As-tu pensé que je pourrais manger les deux ? Catastrophe !!

Et d’abord ça ne se fabrique  plus  l’invention de Marcel !

HELOISE - Mais voyons, va Place du Trocadéro ou rue de Passy ou à Neuilly ..... »

MOI - Je rêve, je rêve, c’est très gentil, Héloïse, je n’ai que ça à faire  au prix de la Madeleine, et avec le trajet sous la neige, j’aurais vite fait de revenir à mes premières amours.

 

Je suis désolée pour Charles, lire tous ces bouquins,  c’est cruel, le moins que je puisse faire,  c’est de l’inviter à boire un thé Madeleine. 


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 Après cette idée  complètement farfelue, j’ai mis plusieurs jours à m’en remettre. Je n’avais plus le goût à rien, toutes les propositions pour m’en sortir n’aboutissaient pas. Je pensais toujours à ce maudit petit pain, à des solutions radicales de rétrécissement de l’estomac. Mais du Généraliste  au Chirurgien, on m’a dit NON, vous faites fausse route, écoutez-nous :

 

« Il ne faut jamais compter sur personne, il ne faut pas être « attendente », c’est vous qui devez trouver la solution »

 

Alors j’ai pris une sage décision, j’ai pensé à un plan d’enfer, si ça fonctionne, je suis sauvée.

  

C’est simple, devant la porte de la plupart des Boulangeries, une  femme est assise en tailleur, à même le sol.

 

C’est triste d’avoir faim, de sentir de bonnes odeurs de pâtisseries qui cuisent.  J’ai donc décidé d’acheter chaque jour un pain au chocolat  et de l’offrir à une de ces dames, une bonne action d’une part  et un en moins pour moi.

 

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                     Petit pain au  chocolat en forme de Pavé 


1ere tentative : je marche tranquillement, respiration profonde, je passe devant la 1e boulangerie, en souriant aux passants que je croise, GAGNE !  J’ai résisté. BRAVO ! Respiration. Pour faire diversion, je m’arrête pour acheter quelques légumes,  soi disant pour maigrir...

Je continue ma route, 2e Boulangerie je ne regarde pas la vitrine, une sueur perle sur mon front. La dame assise sur une marche résignée, mourant de faim, m’attend surement. Je m’engouffre à l’intérieur de la boutique, je paie en vitesse mon pain au chocolat et je ressors aussi vite en lançant presque  la viennoiserie sur les genoux de la dame.

Je pars  en courant et je m’entends dire : « Madame, madame, je vous remercie beaucoup, mais je préfère plutôt un sandwich, ça nourrit plus qu’un pain au chocolat » 


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Je n’ose à peine vous le dire, que s’est-il passé dans ma tête, c’est sûr, je n’ai pas réfléchi, j’ai acheté un gros sandwich, je l’ai donné à la dame  et..... j’ai repris le Pain au Chocolat.

 

Je suis partie  en égrenant un chapelet de jurons. Quelle honte, c’est une maladie imprévisible, qui se moque des envies.... il faut me guérir rapidement.

 

Vous comprenez bien, que tous les conseils n’ont pu  faire face à cet amour immense que j’éprouve pour lui, retirer le pain de là bouche à une « sans abri » ! C’est honteux.


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                                       J'ai trois amours !

 

Ce - jour là,  j’étais  anéantie, les Psychologues  auront beau me dire « il faut avoir « l’Estime de Soi » et bien, « mon Estime  »  était restée sur les genoux d’une certaine dame.


Après cette épreuve, les jours se sont écoulés sans joie. Plus rien, plus de téléphone, je pleurais facilement et peu à peu j’ai espacé les rencontres, les sorties, les visites.

 

Sans m’en rendre compte, le goût pour le petit pain s’est éloigné, il est devenu terne. Moi qui salivais à l’approche d’une boulangerie, me voilà devenue plus que rassasiée, écœurée presque.

 


EPILOGUE

 

 Moralement  j’allais mieux, j’ai repris l’écriture,  revu mes amies.


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Un jour Héloïse  me dit : "pourquoi ne pas raconter l’histoire de ton petit pain" ? 

J’ai bien ri et si ça réactive mon envie, qui est presque terminée ?

Justement, donne toi une chance de consolider cette guérison, vas-y commence et tu me tiens au courant !

 

Et voilà, il n’en fallait pas plus me pousser, j’ai écrit ce que vous venez de lire, une sorte d’Epitaphe du petit pain. Pendant que j’enjolivais mon texte, en plaçant mes illustrations de Pain au chocolat, je reçois un mail :

 

"Madame,  je cherchais sur Internet le nom d’une galette délicieuse que j’avais goûté à Saujon. Je tombe sur le compte rendu, en 2011, de votre cure Thermale. Vous m’avez rappelé mon séjour et le goût délicieux de cette spécialité. Je n’ai pas retrouvé le nom.....Ainsi, pendant que je mettais un point final à mon  amour particulier, que  j’essayais d’éloigner mon pain au chocolat en essuyant une larme .....

Cette dame cherchait  en vain à ramener dans sa maison, sa délicieuse Galette.

 

Intriguée, j’ai  recherché puis téléphoné  au « Petit Fournil de Saujon », les sympathiques Boulangers avec qui j’avais eu l’occasion de discuter temps de cuisson de leur pain particulier et voilà, j’ai mon renseignement, Madame est servie.

 

Amusant de constater, cette dame  m’avait écrit, par hasard, juste au moment où je postais  mon inscription à la Cure Thermale de Saujon. Quelques échanges et nous nous découvrons beaucoup de points communs ; bizarre, bizarre, à suivre.....



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 A l’angélique de Niort

 

RECETTE POUR MARYVONNE

 

Pour trois galettes :

 

450 gr de farine

240 gr de beurre salé

210 gr de sucre

1 paquet de levure

3 œufs

1 pincée de sel

1 cuillère à soupe de Cognac

 

Battre les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux.

Ajouter le Cognac, le sel. Dans une  jatte disposer la farine en fontaine, mettre l’appareil œufs, sucre et la levure, mélanger .Puis incorporer le beurre ramolli

Répartir la pâte sur 1 cm d’épaisseur dans un moule à tarte beurré (diamètre 22cm)

Dorer à l’œuf

Cuire à feu doux 120° - 150° pendant 30 minutes…

Quel délice ! BON APPETIT

 

 Maryvonne attention aux addictions !!!


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                 Je vous engage à y passer un jour ....


 

MES REMERCIEMENTS

 

Aux Boulangers de mon quartier et Au petit fournil de Saujon

        Pour leur « savoir faire » trop bon !

 

A mon petit fils Jordan qui a bien voulu se distraire de ses révisions,  pour assurer une relecture de cette Nouvelle.

Ses fous rires ont été ma meilleure récompense !

 

 

 

Danielle DARMON

Paris le 25 Février 2012



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03 février 2012

BON ANNIVERSAIRE Anthony

 

Nous l’avons bien compris

Il est charmant,

Il est gentil

ANTHONY,

Il aime ses cousins, cousines,

Il a le sens de la famille

ANTHONY,

Il est d’une élégance parfaite,

Les plus belles chemises sont pour lui,

Sur Facebook il a plein d’amis

ANTHONY,

Il est sérieux, quand il travaille

Sur mon écran, je le taquine,

Alors on bosse, Beau Gosse ?

ANTHONY,

Pour finir j’allais oublier

Spécialiste en organisation,

D’évènements amusants,

De Surprises étonnantes.

ANTHONY, 

 

Ce  pet’it  poème n’est que pour lui

C’est ma façon de me réjouir

 De faire chanter les mots jolis de

SON ANNIVERSAIRE.

 

Il a 16 ans aujourd’hui


ANTHONY

Mes Souhaits, Mes Baisers

Et pourquoi pas les vôtres aussi !

  

 

 

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Vendredi 3 Février 2012

Danielle DARMON ou Mamy 

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26 décembre 2011

BONNE ET HEUREUSE ANNEE

 

DANIDAR vous présente ses

 

VŒUX POUR L'ANNEE 2012

 

Que cette nouvelle année vous soit légère,

Alourdie simplement, d’une belle santé.

Du Bonheur, installé dans un joli panier

De la tendresse, délicate comme une nappe en dentelle.

 

 

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A mes lecteurs, 

Mes amis sincères, ma famille

A ceux qui comprennent ceux que les autres ne voient pas.

 

 

 

A ceux qui m’ont dit  Waouh ! Super !

je reste  interloquée, comment te souviens-tu ?

A ceux qui ont avoué, quelle émotion ! je me suis retournée sur nos  années passées !

Aux Bravos, quel joli texte et quelle présentation ! Vous êtes une artiste !

Aux tristes, aux moroses qui lisent en cachette, les mains sur les yeux en écartant les doigts !

Quand une Nouvelle paraît, je laisse tout tomber, je m’installe et je lis.

A travers ton écriture, je pars en voyage, bien au chaud sous la couette,

Bravo Mamy, j'ai bien rigollé en lisant ce texte, tu as beaucoup d'imagination!

Très beau texte, tu as décidément un vrai talent pour l’écriture,

Merci de tout cœur de ce magnifique témoignage d’amitié ; je vous savais artiste, créatrice, mais narratrice aussi ...


Et bien d’autres encore.....

 

 

Je souhaite vous dire

 UN GRAND MERCI !

 

Votre chaleur, votre générosité me vont droit au cœur, me font rire ou me bouleversent !

 

« L’amour c’est le cœur qui s’émeut en même temps que l’intelligence »

Georges Perros

 

 

 

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16 décembre 2011

UN GRAND PATISSIER s'est INSTALLE DANS MON QUARTIER

 

Laurent DUCHENE, Meilleurs Ouvrier de France

(Avertissement du Rédacteur : cette Nouvelle est à lire avec modération)

 

 

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Bonne nouvelle, mes amis, un grand Pâtissier vient de s’installer dans le quinzième arrondissement, tout près de ma maison. Par chance mes pas,  ou plutôt mes commerçants,  sont sur le trottoir d’en face si bien que j’ai bonne conscience à ne pas traverser pour faire du lèche–gâteaux.

Seulement voilà,  j’ai une amie,  Petit Clairon,  qui bien qu’ayant une discipline de fer, pas pour tout, je vous rassure, sans le vouloir, sur le trottoir interdit, ralentit devant la vitrine du pâtissier et s’arrête.  On regarde, on commente : « comme ces gâteaux sont beaux, bien présentés, jolies couleurs,  ils doivent être délicieux .... Puis elle fait mine de partir pendant que je m’attarde et revient tout doucement pour me chuchoter à l’oreille : » regarde le rose on dirait un sein avec son téton ».

Ce genre d’observation lui  ressemble si peu que je suis très surprise. Je rétorque aussitôt : « mais ou vas-tu chercher cette ressemblance, tu ne deviendrais pas un peu obsédée à mon contact ».

 

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On rit on se sépare….bonne cure me dit-elle. Tout pourrait s’arrêter là mais Clairon n’a pas réalisé ce que sa petite phrase amusante  va faire naitre en moi.

Et l’amie au grand cœur, le Petit Clairon, me console, ne t’en fais pas, reposes toi bien  et de sa belle voix de Clairon chantonne « ce n’est qu’un au revoir ! » pour alléger notre séparation.

 

Le lendemain, le rideau du pâtissier est encore baissé, il est tôt, il est cinq  heures, le quinzième s’éveille ;  pendant que certains parisiens s’étirent dans un demi sommeil, dans la boutique du Pâtissier Laurent Duchêne,  on est réveillé depuis longtemps, on s’affaire, on se bouscule. Une certaine tension dans l’air, un je ne sais quoi....

Le Maître de maison veille, c’est un homme de perfection, un coloriste tout en douceur.

Premier jour de rentrée des classes,  les élèves finissent de s’installer,  les visages sont reposés, les esprits attentifs.

Comme tous les ans, le Pâtissier propose de faire le point sur les évènements vécus lors des vacances.... Racontez-moi en levant la main, chacun son tour.

 

Tout à coup, il s’impatiente : «  les Eclairs ! Il me semble vous avoir dit, ne vous mettez plus ensemble, évitez de vous mélanger les crèmes, toi le chocolat met toi à l’ombre, et toi le café installe toi près du Bar. Croyez-vous qu’un jour vous obéirez, c’est épuisant à la fin.

Chaque gâteau sentant la nervosité du chef, raconte brièvement :

 

Le Millefeuille lève timidement le doigt : « je voudrais changer de nom, je ne veux plus m’appeler millefeuille »

- Mais enfin c’est quoi cette fantaisie, viens ici, explique à tes camarades le pourquoi de ce caprice !!

- Et bien, quand on me déguste, tous les convives soulèvent mes feuilles une à une pour voir ce qu’il y a dessous, c’est insupportable,  c’est obscène, je ne veux plus avoir 1000 feuilles !

 

 

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- La Religieuse  au chocolat se lève calmement et dit tout doucement :

« pouvez-vous, s’il vous plaît, installer sur ma collerette un livre de prière en pâte d’amande pistache ? J’en serais ravie, le chocolat et la pistache  

 

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s’entendent à merveille  ; dans la vitrine, j’emploierai mon temps libre à prier.

-  Le Baba au rhum, un peu pataud, tout emprunté, réclame un peu plus de liqueur, QUOI ! S’écrie Laurent, mais tu t’es vu, regarde tes pieds, tu dégoulines de partout, ce liquide jaunâtre, je ne te fais pas un dessin !!

Le Maitre Pâtissier éclate en sanglots, pitié  il n’en peut plus de ces gâteaux, c’est quoi ça, une manifestation !

Du coup, les pâtisseries se déchaînent, courent dans tous les sens, les Tartelettes Pomme Caramel  dégoulinent, les tranches de pommes se transforment en compote,

Les cakes maison bombent le torse brillant décorés de fruits, orange ou chocolat, ils font les fiers,  ils se prennent pour le Chef et passent en revue les Petits Gâteaux.....

Les Verrines  « Murmure » et « Volupté » glissent sur les glaçages et se renversent, catastrophe !!!!

SILENCE ! SILENCE le Maitre Pâtissier hurle, il sanglote,  il craque.

Alors, du fond de la salle, arrive en courant la Critique Pâtissière - Danidar – mandatée par son Journal « La Gazette du palais » . Elle doit écrire un article sur le Pâtissier Laurent Duchêne.

Danidar est écœurée  devant le comportement des gâteaux, émue aux larmes de comprendre que le Chef n’est pas loin de la dépression. Alors,  elle prend l’affaire en main, elle monte sur l’estrade et tape de grands coups de règle sur le bureau TAISEZ VOUS !!! c’est une honte, je vous plains, vous n’avez pas de cœur, pendant que vous partez en vacances, dans les belles pâtisseries de Tôkyô, lui, pauvre Laurent, enfermé dans son laboratoire, fait des recherches pour des meilleures crèmes, des nouveautés, toujours se remettre en question ;   Danidar s’approche de Laurent, le console, l’embrasse, voyons mon ami, reprenez vous, ce ne sont que des enfants insouciants, ça va aller.... elle chuchote à l’Eclair « va vite lui chercher un Café Gourmand »

 

 

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Voilà ! Dégustez tranquillement et après repos obligatoire. Laurent remercie, que ferait-il sans cette amie sincère..... Les gâteaux se regardent, Danidar serait-elle amoureuse de Laurent ? Ce serait formidable si on préparait une Noce !

 

Tout à coup !! Deux petits coups timides à la porte Toc ! Toc ! Les gâteaux s'inquiétent, qui ça peut bien être ? La porte s’ouvre et...... OHHHHH, qu’elle est belle, magnifique, dans cette agitation, personne n’avait remarqué l’absence  de la plus belle pâtisserie,

 

 

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gâteau Fraîcheur 

 

Le gâteau FRAICHEUR, une Princesse, une Reine  d’une élégance parfaite, Dacquoise amande, Mousse pamplemousse rose, Confiture de fraise.

 

Mais oui,  vous l’avez tous compris, c’est bien lui, le petit têton de mon amie Clairon, qui installé dans la vitrine de la pâtisserie lui a fait un clin d’œil ! Ah ! Ce Clairon quel coquin ! Si son ami savait ça ?

  

L’arrivée de Fraîcheur a changé l’atmosphère,  tous les petits diables l’entourent, que vous êtes belle, un peu dénudée certes mais  ça vous va si bien et des yeux tellement beaux......

 

Alors Fraîcheur,  de sa petite voix douce annonce, j’ai quelque chose d’important à vous dire, asseyez-vous SVP ! Ecoutez-moi, voilà, le 31 décembre vous êtes tous conviés à une Noce spéciale, beaucoup d’invités, grandiose. Alors,  devinez, d’après vous, qui sont les époux ?? Les petits ne comprennent  rien, ils ne voient vraiment pas, ils jettent des coups d’œil furtifs, à Danidar,  à  ....Laurent,  on donne notre langue de chat, on ne voit pas ....

 

 

Tendrement, « Fraîcheur » se retourne, tend la main vers  Laurent ragaillardi et glisse sa main sous son bras. Voilà mon époux que pour le meilleur, j’espère, venez vite nous embrasser.... C’est l’euphorie générale, les gâteaux courent embrasser « Fraîcheur » ils en profitent pour lécher sa robe rose, ils sont heureux sincèrement ; Danidar restée en arrière regarde la scène avec attendrissement, évidemment elle était au courant, surement elle était là pour couvrir l’événement.

Le quart d’heure tendresse s’effiloche, Danidar suggère aux 

 

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Gâteaux de passer en cuisine pour faire une bonne toilette, n’oubliez pas de changer votre caissette et allez prendre un peu de repos, à toute à l’heure.

 

Après ces émotions, les pâtisseries,  dans leurs papillotes se sont prises à rêver..... De la belle fête qu’on allait organiser, de la toilette qu’ils porteraient, du beau garçon délicat, prévenant, généreux  ou de la jolie fille  gracieuse, enfin ils pensent tous à leur propre mariage. 

Les Macarons rêvent du jour où ils prendront le train pour aller retrouver leurs amis au bord de la mer. Dès  que les Ado les aperçoivent, ils courent sur la plage et font du bouche à bouche en criant : hum ! Quel délice, quel régal ! Sacré petits gourmands de Caen !

 

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La Duchesse  des beaux quartiers vient montrer sa toilette ; les gâteaux sont ébahis, quelle élégance  chère Madame, vous allez faire sensation ! Venez  DANIDAR nous donner votre avis, que pensez vous de cette symphonie en rose ?

 

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J’en pense que du bien, c’est parfait, nous allons tous œuvrer pour que ce mariage  soit une réussite.

 

A partir de cet instant, on  alla quérir un chargé en Organisation d’événements, un as en la matière, Mr Tony, qui vint prendre les mesures des pièces pour la décoration, il donna des idées pour le repas qui ne devait pas être que sucré. Il se chargea également de la liste des invités.

 

 

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Décoration de la salle 

 

 

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Chorale de Père Noël

 

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Mr Tony fit livrer le Champagne

Alors on pensa à la musique, le choix des morceaux, l’entrée des mariés. On fit appel au talentueux  Jojobac  qui nous proposa  des musiques entrainantes OLE !  OLE ! D’autres plus mélancoliques où plus endiablées pour entrainer les Hora..... Bref, on travailla dur et de répétitions en répétitions le grand jour arriva.

 

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Alors, pour l’entrée des mariés on avait placé des petits gâteaux pour former une haie d’honneur et « Fraicheur » avait insisté pour que Clairon joue la Marche Nuptiale et Danidar tienne la traîne. 

Après l’émotion passée, on se déchaîna, Jojobac,  un pied en l’air,  se mit à jouer avec ses copains, il créa une ambiance du tonnerre ; il fit le tour des tables en chipant au passage un macaron par-ci , un macaron par-là, on dansa, on prit une collation, on applaudit vivement  Mr Tony pour la déco de la salle très réussie ;

 

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Il y vit rapidement un avantage et distribua largement ses cartes de visites

 

  

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L'animateur, associé à Jojobac à réussi à entraîner tous les invités

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Un peu lasse Danidar alla s’asseoir au fond de la salle. La Duchesse rose la rejoignit : « allons ma chère pourquoi cette mélancolie sur votre visage, que se passe-t-il ?

Ce n’est rien Duchesse,  juste un souvenir des temps heureux, sur une jolie plage, 3 enfants mes 2 frères et moi, ils s’amusaient  à prendre avec leurs mains en coupe, la dentelle de l’écume des vagues, ils s’en faisait  des barbes blanches et me criaient « viens vite on va te faire une robe de mariée. Ils étaient drôles, ils étaient heureux, ils riaient......

Mais c’est un très joli souvenir ! Bravo de l’avoir gardé en mémoire.

Allez Duchesse, je vous invite à danser, sur la Musique Klezmer, j’adore, on y va !! et 

 

VIVE LES MARIES!!!!! 

Regardez,  les patisseries offrent ce cadeau aux mariés


Sur You Tube - Verdi - Traviata Gourmande - Choeur des Bohémiens

  Ce petit spectacle est attrissant !

Bravo!

 

 Paris le 16 Décembre 2011

 Danielle DARMON

 Merci, petit Clairon, pour m'avoir inspiré

 cette Nouvelle peu ordinaire !

 

 

 

 

 

 

 


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17 novembre 2011

AUX ARMES, ma FAMILLE !! AUX ARMES, mes AMIS !!

Il est de bon ton d’expliquer, de donner une définition pour que vous compreniez, pour que vous vous fassiez une idée du MAL.

La Dépression Bipolaire est une gueuse,  une méchante, une infâme dont j’ai été la proie.

Je vous explique, j’ai besoin de vous, c’est urgent, ne vous défilez pas, je pense que vous pouvez m’aider à combattre cette calamité.

 

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J’ai préparé le nécessaire, un grand sac rempli de couteaux, des aiguilles assez longues, des tenailles, des fourches ....

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Je lui ai tendu un piège,  organisé un Guet-Apens. Comprenez-moi, elle a jeté son dévolu sur moi, je lui ai plu,  la salope!

Chacun de vous aura un rôle étudié ... selon ses aptitudes à faire du mal.

 

Donc, je reprends :

Mon but est que cette dépression soit anéantie, ne détruise plus jamais personne.

Comme je la connais bien,  je sais qu’elle emprunte tous les lundis, le même chemin. Avec moi, elle ne se méfiera pas, l ‘horrible fille, j’irai à sa rencontre, je lui parlerai de tout et de rien.... Vous, cachés, à mon  signal, je lèverai ce petit bâton derrière mon dos,  alors vous interviendrez tel un commando.

     Allons  voyons, écoutez–moi, soyez attentifs :

 - Toi qui es grande et musclée, l’honneur te revient pour donner le premier coup. D’un large revers de main tu la jettes sur le sol, de préférence sur le bord du trottoir et tu la menottes rapidement ;

 


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- Toi, la Dentiste, arracher des dents tu sais faire, il ne s’agit pas d’une anesthésie, mais plutôt de te servir de ces grandes tenailles, tu dois arracher ses grosses dents de monstre en  retirant des morceaux de gencives, ne t’occupe pas de ses hurlements, souviens-toi qu’elle est sans pitié quand elle frappe, elle enferme la personnalité des malades affaiblis pour les réduire à néant, pour les donner en pâture aux profiteurs sans scrupules ;  Ne t’inquiète pas, nous serons tous à tes côtés pour intervenir si besoin est.

 

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 - Toi qui a toujours aimé la couture, je t’ai trouvé des aiguilles longues, longues, tu les enfonceras dans les yeux, elle perdra la vue, elle ne pourra plus repérer ses proies......

Voyez-vous ce qui est terrible avec cette scélérate, c’est qu’elle vous fait croire que vous êtes guéri : « tu as bonne mine aujourd’hui me disait-elle, inscrits toi à des Ateliers, fais de l’encadrement, c’est formidable, tu es douée, c’est très joli ...; et maintenant pourquoi pas de la Sculpture, chante pour faire plaisir à ton frère et voilà comment elle m’a fait tomber dans ses filets, puis reprendre un fol espoir, celui d’en finir avec le malheur.

J’ai fait tout ce qu’elle m’avait recommandé chaleureusement,  j’ai eu du succès dans mes ateliers mais, inexorablement, la gueuse est revenue pour faire son travail de destruction.... 

 

Excusez-moi, je me reprends, quand elle ne sera plus qu’une loque, tous les coups seront permis, à  coups de pieds, à l’aide de fourches, vous la ferez rouler jusqu’au bord de sa fosse, je l’ai faite creuser en lisière de bois, je serai au fond, je vous attendrai pour réceptionner le cadavre puant.

 

 

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Oh ! La ! Là ! C’est l’heure, allons-y, vous avez bien compris ?.... Très bien. Les outils sont là, j’ai fait porter l’huile bouillante près de la fosse !!

 

La voilà, regardez-là, personne ne peut imaginer  ce que contient cette horreur, c’est une malédiction !...... OUI ! ALLEZ-Y, BRAVO, frappez, là c’est bien, trop drôle, formidable, allez les amis, tapez sur vos casseroles, il  faut faire beaucoup de bruit pour l’impressionner,  FRAPPEZ, les dents, arrachez, frappez, crevez-lui les yeux,  continuez,  je cours  près de la fosse... Je descends tout au fond, je vous attends.

Ne hurlez pas, jetez-là, BRAVO ! C’est du bon travail, elle n’en a plus pour très longtemps....

 


Mais alors,  que fais-tu, remonte, on t’attend pour jeter l’huile bouillante...

Enfin,  tu dors, on t’a installé une échelle, monte, on va t’aider, ne nous oblige pas à descendre....

 

 

Je vous en prie, taisez-vous, je ne peux pas, je ne veux pas la tuer, c’est impossible, impensable pour moi ; écoutez moi au lieu de crier, taisez-vous, je suis si lasse :

C’est par sa volonté farouche d’être odieuse, une perfidie  agrippée à moi, dans le seul but de me faire souffrir, c’est au milieu de cette noirceur que, tranquillement, dans un halo de douceur, par le plus grand des hasards, j’ai rencontré un Etre peu ordinaire, je l’appellerai « Mon Ange ». Il est tantôt ici, tantôt là-bas, tout près de moi à dire ne t’inquiète pas, écoute mes conseils, tu verras des jours meilleurs changeront le cours de ta vie ...

Alors, prisonnière de mon malheur, Mon  Ange,  très rapidement, m’a sorti des ténèbres, m’a installé au soleil,  administré ses remèdes magiques. Et le miracle a opéré.

 

 

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Se peut-il que cette  méchanceté immonde m’ait mené vers un si grand bonheur. Après avoir tellement souffert, reprendre goût à la vie, me retrouver à faire des projets merveilleux, des envies irrésistibles de remuer ciel et terre pour qu’il me regarde et me baigne de son sourire, avoir des trésors d’imagination pour disposer, sur du papier,  des écrits délirants, du plus sage au plus fou. 

 

 

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Mes fleurs, du jardin magique, ont-elles trouvé grâce à tes yeux ? Ne respirer que par lui, ne voir que par ses yeux et enfin  lui faire don de ma personne.


 

Pourquoi ma destinée a-t-elle été si cruelle ? J’ai perdu mon enfance, ma jeunesse, j’ai raté l’occasion de vivre ma vie de jeune adulte insouciante, entièrement tournée vers la joie que me procurait mes enfants ; faire de si jolies rencontres enrichissantes, moi qui aime tant les  gens !  Mais toi mon Ange merveilleux, quand je t’ai rencontré, toi que je place si haut, tu m’as fait partager tant de moments d’émotion, tu as fais naître sur mes lèvres un vocabulaire nouveau, étrange et je me suis étonnée devant ces mots que je te disais ; la jolie poésie a servi d’échange entre nous, la tendresse, la musique  qui nous console où nous exalte, les promenades en forêt,  les bouquets de fleurs que nous avons cueilli en riant,  nos rires confondus,  emmêles comme les branches des arbres.

 

 

 

 

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Vous comprenez, cet Ange particulier ne ressemble à personne, il me déroute, tantôt d’une douceur extrême, tantôt sévère me plongeant au bord du désespoir ; alors, j’attends sans espérance, son retour généreux. Que lui dire, j’ai si peur, je lui parle sur la pointe du cœur, lui semble avoir oublié et, à nouveau, ses paroles, comme un baume, sa voix unique soignent mon chagrin toujours présent, même dans les bons moments.

J’ai eu des instants très difficiles, seule au fond de mon lit, j’ai pleuré bien souvent habitée par la peur de mourir et puis souhaitant qu’elle arrive enfin. Une amélioration et mon caractère volontaire, sa main dans la mienne a fait en sorte que la cruauté s’est effacée et j’ai retrouvé la vie dans la proximité de la mort.

Aujourd’hui je peux dire, l’égoïsme, la bêtise,  se sont  acharnés à me détruire  mais Mon Ange défenseur,  jamais très loin,  m’a protégé.

C’est pour cette raison ou plutôt pour ce grand bonheur si étonnant, au-delà du raisonnable, que je ne veux pas l’achever, elle est à l’origine d’une perfidie, d’une noirceur sans pareille, mais surtout, indépendamment de sa volonté,  elle m’a permis d’accueillir cet Ange merveilleux.

Nous avons mené  un combat sans merci, lui et moi, affaiblie, amputée d’une partie de ma vie,  lorsqu’il  s’éloignait de moi.

"Un membre en moins c’est dur, alors vous pensez, le cœur en mille morceaux...."

 

Aujourd’hui, je le sais,  j’ai semé en lui quelques petites graines d’immortalité ; lorsque qu’il partira, où qu’il aille, obligatoirement, je le suivrai, parce qu’il est ce qu’il y a de plus beau dans ma vie, un cadeau que rien n’arrivera jamais à égaler.

Tu as réussi, Bel Ange, réjouis toi, mission accomplie, pardonne moi mes excès, mes débordements, mais tu m’as procuré tant de joie, si peu habituée  à un tel éblouissement. Après un chemin  si long, si douloureux  pour arriver à cet instant de plénitude, et pouvoir te dire  à ce jour, « J’ai presque tout compris enfin,  je suis sur une piste de sable et de soleil » mais je ne  peux encore ignorer la nausée si présente en moi. Peut être, un jour, forte de tes conseils, j’arriverai à devenir indifférente, à regarder ailleurs vers l’espoir, à laisser tomber la bêtise à mes pieds sans me retourner. Un bienfait pour toi, tu as tant œuvré pour ce résultat....

 

Aujourd’hui, je peux vous dire avec sérénité, c’est fini ! J’ai tourné une page particulièrement douloureuse, cette page qui a failli me détruire. Je l’ai expulsé de mon cœur, jeté au fond de cette fosse, elle y restera à tout jamais.

 

Voilà, je vous ai tout dit, enfin presque, maintenant, je remonte parmi vous, je crois que c’est fini, elle ne bouge plus, jetez votre huile bouillante  et elle disparaîtra à tout jamais .....

 

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Merci à tous, famille, amis,  pour votre aide précieuse.


 

 

Je dédie cette Nouvelle

 

A mon Bel Ange !

Pour tout ce qu’il sait de moi,

Pour certains de mes écrits qui l’ont bouleversé

Pour le rôle multiple qu’il a occupé  dans mon cœur.


Avec tous mes remerciements affectueux!

 

Danielle DARMON

Paris le 3 novembre 2011

 

 

L’équipe qui a rayonné autour de moi, Médecins, amis, journalistes a été particulièrement chaleureuse et patiente, d’une grande écoute ; ce fut un échange, un enseignement réciproque qui  a fait ce que je suis devenue,

Aujourd’hui  ils insistent pour que je raconte mon « Histoire Hors Normes »,  pour mes Petits-Enfants., disent-ils!

Ecrivez me dit-on, ne vous censurez pas, plus tard ils apprendront qui était leur véritable Grand-Mère.

Confiez ce recueil à une personne de confiance.

 

Alors j’écris .....

 

 

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La vie est une fleur, l'amour en est le miel

(Victor Hugo)

 


 

 

Posté par danidar à 20:21 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
01 octobre 2011

CROISIERE sur le DOURO (Portugal)

Du ler au 8 Août 2011

Sur le MS VASCO de GAMA 

 

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Ma valise bouclée, je réalise soudain, je ne me suis pas documentée, je n’ai pas acheté de guide, ça va être dur de paraître  « Madame je sais tout ».... on verra bien, j’ai des souvenirs de ce pays  alors ....

Aéroport ....on s’installe, pour ne pas perdre mon temps,  je sors mon bloc, compagnon de tous les instants,  pour prendre des notes, j’engrange les mots perdus, ceux qui tombent à mes pieds ; les impressions, les situations cocasses s’installent en moi, les mots me reconnaissent...et les sourires aussi.

 

Lorsque nous arrivons à Porto, mes souvenirs du Portugal sont revenus en force. Je m’attendais vraiment à voir les splendeurs de ce pays, avec le modernisme, toutes les images seraient encore plus belles.

Je partais sur un charmant bateau CroisiEurope  faire une croisière,  sur un fleuve mythique nommé DOURO.

 

 

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               Vasco de Gama

            Navigateur Portugais

 

Un pied sur la passerelle, je cours, je monte sur le pont et je me penche.... je cherche.

On vogue sur une eau claire, nous croisons des jolies barques pleines de fruits juteux, des bambins  aux joues rosies par le soleil, me font signe « Et !  les français, on arrive, on va monter sur le bateau vous offrir tous ces fruits, ....on arrive ». Quelle grâce, quelle gentillesse !

 

 

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Et de l’autre côté, d’autres barques, les unes chargées de Porto,  d’autres  de nappes ornées, pochettes finement brodées, petits paniers remplis de bijoux ciselés en filigrane ... Mesdames, c’est pour vous, on arrive !

Je pensais voir sur l’eau, la longue silhouette d’Amalia Rodrigues, la chanteuse fadiste, la Reine du Fado qui me faisait pleurer, des larmes libératrices d’un trop-plein d’émotion..... Agrippée sur le pont, j’ai un peu attendu, on  nous a prévenu, repas dans 20 mn, j’ai regardé le Douro « Ça t’arrive souvent de te moquer des gens ? De leur faire perdre leurs illusions ?

 

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Pauvre Douro, il n’était pas responsable, tout était de ma faute, j’avais confondu mes rêves de beauté, mes illusions de bonheur ineffable et la réalité tout simple.

 

Un adage évoque le caractère des différentes villes portugaises : « Pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille ». Alors Porto, je vais te regarder travailler.

Je découvre  ma Cabine spacieuse, fort agréable, la fenêtre sur le Douro laisse apparaître le fleuve, petite activité.

 

Toutes  personnes ayant participé à une Croisière, savent que tout se joue au premier repas.

En effet, l’instant est décisif, du choix  des passagers de notre table va dépendre la réussite ou non de là Croisière. Si vos compagnons sont sympas,  votre voyage sera agréable. A l’inverse,  s’ils font la tête, taciturnes, attitudes qui vont vous faire dire « mais que viennent-ils faire sur cette Croisière », alors c’est fichu, voyager sans pouvoir dire un mot (merci,  j’ai déjà donné), sans échanger des anecdotes de voyages, c’est perdu d’avance.

 

 

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Le cœur battant nous nous présentons dans la salle à manger, une hôtesse nous dit mettez-vous à cette table, je déplace ce monsieur tout seul et vous aurez 2 places. Très gentiment le monsieur accepte de glisser sur la table d’à côté, Ciel ! Seul homme à coté de cinq femmes, le pauvre, ça va être difficile ou peut être va-t-il découvrir des horizons nouveaux.

 

A notre table, un grand Monsieur filiforme nous dit brusquement,  je vais vous aider à vous placer. Un peu surprise, je me dis c’est un « petit plus » des Voyages Rive Gauche qui ont décidé de nous encadrer, et il continue sa mission : « je vous conseille vivement de changer de place à chaque repas de façon que personne ne soit lésé et profite de la vue sur le Douro (très pertinent !) Mais ne séparez pas les couples, (MDR)  je ne veux pas de larmes à la fin de la Croisière. Alors, je me hasarde,  pour décrisper les rictus qui s’installent sur les lèvres : « et qui vous dit que justement ce n’est pas l’occasion de se connaître, Rive Gauche est bien directive cette année ». Alors, le grand farceur éclate de rire, « mais je suis passager comme vous, ça réussit à tous les coups, vous voyez, à peine installés  vous vous connaissez tous ! Quel homme généreux ce Jean Pierre !

Nous voilà donc installés à table, je suis détendue, ce que je perçois de la conversation me laisse supposer,  je suis entourée de passagers sympathiques, qui se racontent facilement ; ont-ils pressenti qu’ils ont en ma personne, une Artiste sensible qui va se faire un plaisir de raconter leur vie, leurs petits défauts,  leurs grandes qualités ?

Au déjeuner, on parle de voyages, de ceux que l’on a fait, de ceux que l’on fera, de nos nombreux projets....

Et de l’incontournable cuisine portugaise, des beignets de morue,  plats bien présentés ,mais hélas un peu gras, un peu trop copieux, mais surtout les conversations tourneront autour du vin servi sans restrictions aucune. 

Le rosé, bien frais, le délice de Michèle, le Vin rouge que tout le monde veut goûter, le Vin blanc qui arrive avec le poisson, et s’avère assez bon.

Nous sommes 6 à table, je suis la seule à ne pas apprécier le vin ou très peu. Les passagers, l’œil brillant, sont ravis, par la force du destin, d’avoir à leur table une buveuse d’eau qui leur cède sa part de breuvage sacré. Mais pas un seul n’a eu la politesse de me remercier, « Danielle, par votre abstinence, nous avons eu quelques verres supplémentaires de vin, merci ».

 

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Il arrive que pour un seul repas nous buvons une bouteille de rosé, une de rouge, une de blanc, deux bouteilles d’eau gazeuses, une  d’eau plate. 1 ou 2 bières.  Normal ou énorme, je n’en sais rien, quand on aime on ne compte pas.

En plus de son  bon goût, ce breuvage crée une atmosphère légèrement joyeuse, sourires un peu béats. C’est joli d’être détendu, on s’aime, on se dit des mots gentils, s’il te plaît, merci, après vous. De mémoire de Douro on n’a jamais vu ça !

 

 

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A notre table,  Jean le bâtisseur, d’origine italienne. Je l’imagine très bien construisant des maisons en chantant « quand le bâtiment va, tout va, tout va !»

C’est un homme grand,  il parle très peu mais, il observe beaucoup...

C’est aussi un sportif qui joue aux cartes de temps en temps, pour rencontrer..... des amis.

Jean, les photos ci-dessus sont placées à votre attention, vous constaterez le temps presse, vous devez aider Porto à sa reconstruction !

 

 Sa charmante épouse, Gabrielle, répondra à mes questions, sur le Pont Soleil.  Gabrielle adore l’eau gazeuse, ça pétille....me dit-elle, est adhérente à un club de Gym, et passe le plus clair de son temps à participer à des voyages variés. Adepte, des l’Agence Rive Gauche, surtout pour le 

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qui vient vous chercher à domicile ; Gabrielle me précise, bientôt nous irons à la fête de la châtaigne, puis à Deauville pour un séjour Bien Etre.

Alors là, je n’y comprends plus rien, pourquoi passer par un voyage organisé pour aller à Deauville ?

« On ne s’occupe de rien, tout est réservé, Bel Hôtel, les  clapotis des vaguelettes, massages, repas .... Evidemment, vu sous cet angle, elle a raison.

 

Gabrielle sait vivre !

 


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Quel bonheur, Gabrielle apprécie (non pas elle mais son sosie)

 

 

Michèle, épouse de Jean Pierre le farceur,   (vous suivez,  j’espère) adore nous faire participer à ses petites mésaventures. De nature généreuse, elle n’omet aucun détail et commence au début.

En l’an 19.... Nous avons été cambriolés. En rentrant du travail, un jour où les astres  s’étaient ligués contre nous, je m’aperçus,  soudain....s’en suit profusion de détails qui vont nous mener tranquillement vers la chute ; dans mon armoire, en soulevant le drap rose, repaire où je planquais ma réserve de chéquiers neufs, je m’aperçu, Oh ! Fatale imprudence, que l’un d’entre eux avait disparu.

Déclaration à la police, quand le Commissaire est venu à la maison.... (Et là, Jean-Pierre, assis près de moi,  marmonne à voix basse : « on s’en fout du Commissaire !! »). Il m’a fallu beaucoup de sang froid pour contenir mon fou rire.

 

 

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Michèle imperturbable raconte la suite, je vous mets en garde, vous ne pouvez pas savoir tous les problèmes que ce chéquier a provoqués, les coups de téléphone à tous les commerçants, incroyable !!!

 

Après ce récit, nous étions consternés et je fis signe au Maître d’Hôtel, de servir un supplément de dessert, un supplément de bonne humeur à notre table,  afin que les passagers retrouvent le sourire.

Je ne sais plus qui a raconté une histoire un peu grivoise et le chagrin fut oublié rapidement.

 

Michèle,  encore en  activité,  travaille à Air France. Elle a une tâche délicate, importante, La  Formation du Personnel. Et entre deux cours, elle voyage aux quatre coins de là Planète. La Veinarde !!

 

 

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C’est  une bonne vivante, doublée d’une bavarde sympathique.

Il est à parier que Jean-Pierre et Michèle se sont rencontrés en l’air, chacun sur son avion, coucou par hublot !

L’Homme volant au-dessus des nuages,

La Femme, rêveuse, pensant à son voyage 

 

 

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Jean-Pierre, en activité, était entre autre,  responsable de l’équipage commercial, d’un Boeing 747. Chef de Cabine, il attribuait  leur rôle aux Hôtesses, répartissait leur poste de travail.

De surcroit également  Responsable de la sécurité à bord.

Ce qui compte pour lui c’est le service impeccable, pour des passagers jamais très rassurés, jamais contents de la place qui leur est attribuée, du whisky qu’ils souhaitent boire pour s’enivrer un peu. Dans son avion, Jean-Pierre est maître à bord, sa ligne d’horizon,  son harem d’hôtesses.

 

 

 

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Il a bon goût le Chef !


 

A la retraite, il a été élu,  Président d’un club de Bridge.

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A l’instant où je vois les bridgeurs, il me vient cette écriture :

 

Lorsque le Pique prétentieux

S’installe dans la main

Il annonce  l’Atout

Je réaliserai mon Contrat

Mais le ur sensible et délicat

S’installe près du Carreau

Pour voir passer la Belle

S’il entame une idylle

S’il a une ouverture

Il lui offrira, à coup sur

Un bouquet de Trèfles frais

Avant que le Mort ne se relève

Pour une nouvelle partie.

 

Un clin d’œil à Annie et Jean

Chers bridgeurs,

Et Jean-Pierre le farceur.

 

 

Il sait parfaitement  jouer au Golf. 

Retraité actif, mots croisés (je peux témoigner) esprit curieux, bavard (oh là, là, vaut mieux que je me taise), toujours en mouvement.....

 

 

Françoise n’est pas vraiment à notre table, mais c’est tout comme, elle est installée tout près, à la table d’à côté.

Au cours d’une excursion, je me trouve près d’elle, nous marchons côte à côte, une ou deux phrases et nous nous reconnaissons, compagnes de galère.  Fille sympa, elle s’est battue et a vaincu en brandissant le drapeau de la victoire. Aujourd’hui, sac à dos bien posé, tel un globe trotteur, elle parcourt le monde  elle rattrape le temps perdu.

Le soir au dîner, je la cherche des yeux, non pas pour faire la mère poule, qui s’inquiète de son poussin, mais pour admirer ses jolies tenues vestimentaires ; chaque soir une nouvelle tunique qu’elle porte avec élégance.

Mais quel genre de valise a-t-elle pour contenir tous ces frous-frous ?

 

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Appétissant  ce beau raisin !

 

 

 

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Lorsque je vois ce beau raisin,

Je rédige un petit acrostiche !

 

Porto noyée dans tes tonneaux

     Boit ton breuvage sucré

Oublie tes enfants qui ont faim

     Parents forcés de s’exiler

Rince ton linge coloré qui

     Sèche au soleil brulant

Tu diras au Douro, éternel voyageur,

     Qu’il raconte ton histoire

Ou qu’il chante ton espoir de devenir un jour,

 une ville dorée, parée de ses dentelles,

     De son Or ciselé, enivrée de son vin

     A la célèbre renommée.

 

 

Tout au long de la Croisière, nous avons participé à de nombreuses excursions. Elles furent intéressantes.

 

Pour mémoire, 

 

PORTO, une des plus anciennes villes d’Europe, dont le centre historique est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mais Porto, c’est avant tout, le vin de Porto.

Visite des Caves où vieillissent lentement, et dans le plus grand secret, ce vin d’exception.

Dégustation des « précieux nectars »

 

 

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Nous avons passé des écluses magnifiques, immenses, une précision surprenante qui nous ont offert un spectacle grandiose. Ainsi, sur le Pont Soleil, nous avons commenté, un charmant grand-père et moi,  l’adresse du Commandant, l’efficacité du Personnel à mettre à l’abri chaises longues, matériel pour cause de chutes d’eau. Puis la conversation a dévié vers le sport ; classé en Hand-Ball, natation, ce Monsieur  était sur ce bateau avec ses adolescents de petits enfants et son épouse. Il avait une certaine philosophie de la vie, ses paroles m’ont réconforté .....

 

 

 

 

 

 

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J’ai fais  également une excursion à Salamanque en Espagne. Cette ville est éblouissante de beauté, pierres roses qui scintillent au soleil, trésors architecturaux.

 

 

 

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              Plazza Mayor à Salamanca

 

 

 

 

 

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Manoir de Solar de Mateus

Son plan d'eau , la noyée, les jardins

 

 

 

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Les jardins

 

 

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Nous avons beaucoup visité, nous avons eu des guides intéressants, et une bonne dose de dégustation de vins. Alors en rentrant de ces ballades, un jour,

 

 

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Sur le Pont Soleil, allongée,  j’oublie le Vin et ses adjectifs, je ferme les yeux derrière mes lunettes de soleil et je pense à « mes petits bonheurs ». Mais quand j’ouvre les yeux sur la montagne face à moi, Ciel ! Une publicité énorme de Porto Sandeman s’étale en lettres majuscules (non c'est moi qui a cru l'avoir vu)

 

 

PORTO JE N’OUBLIERAI JAMAIS

TON PORTO,

Qu’il soit rouge ou blanc,

dans tes tonneaux ou en bouteilles,

sur les montagnes, les autobus, dans les journaux,

PORTO, le DOURO est ton berceau odorant.

 

 

 

 

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  Les Vignes

 

 

 

La fin du voyage se profile avec son cortège de nostalgie, d’images de plage abandonnée, même le temps s’y met et le ciel nous regrette, touristes les plus sympas !

Alors la douce Gabrielle, la meilleure d’entre nous, sentant venir nos larmes, essaie de nous distraire en annonçant : « connaissez-vous le Carnaval de Dunkerque ? Non à l’unanimité, nous connaissons celui de Nice, celui de Venise, de Rio, mais Dunkerque !! Jamais entendu parler !!!!

Et Gabrielle ravie, tente de nous expliquer, c’est extraordinaire, plus de 1000 personnes, hommes déguisés en femmes avec de vieux vêtements colorés. Si vous y allez, soyez très prudents, vous serez entourés, serrés, prisonniers de ces hommes éméchés, qui vous conduiront à l’Hôtel de Ville.

Cette histoire m’intrigue, je ne comprends pas l’intérêt  de ce Carnaval. Alors je m’étonne, mais enfin que vont-ils faire à la Mairie ? Quand la foule arrive, 

 

 

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le Maire procède à des jets de Harengs sur les gens. C’est trop drôle, je vois très bien le tableau, tous ces gens qui sautent, bras tendus, pour attraper le précieux butin, bon appétit à tous, et merci Gabrielle, grâce à vous nous avons terminé la soirée dans la bonne humeur, nous avons une idée pour un prochain week-end.

 

 

 

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Des murs réveillés par la lumière des "Azulejos"

 

 

 

 

 

 

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Coucher de soleil sur Porto

elle n'est pas belle ma photo ?

 

L'Equipe du Bâteau

 

Le Commandant Raymond

La Commissaire de Bord Solange

L’Animatrice Sylvia

Le Cuisinier Alexandre et son équipe

L’équipe des hôtesses de Cabine

L’équipe de salle, barman, barmaid

La lingère......et bien d’autres

Je vous remercie de votre accueil sympathique, votre professionnalisme,

 présence discrète.

 

Un petit clin d’œil au Commissaire de Bord Solange qui a  glissé, dans ma cabine, les renseignements qui me manquaient.

Merci encore 

 

  

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Un dernier petit verre de Porto avant de se quitter,

près de ce

Tonneau Bar, très amusant TCHIN ! TCHIN !

 

Et vive les vacances !

  

 

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Danielle DARMON

1er Octobre 2011

Posté par danidar à 11:42 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]