L oin de nous, à table, tu es dans tes pensées,

A utour d’un bon repas, tu n’y goutes jamais

U lcérée d’avoir à avaler ce qui ne te plaît pas.

R arement tu t’exprimes en disant,  Je, et t’impliques

E s-tu si craintive, ne sais-tu que la famille présente

N’ est pour toi qu’écoute, intérêt, bienveillance.

 

M ais en as-tu besoin, toi l’élève brillante,

E tudiante sérieuse, fierté des enseignants

L asse de lutter pour conserver ta place,

L oin des distractions des jeunes filles de ton âge

U n masque sur ton visage, ton  aura, un jour, 

L ibérera  tes chaînes qui t’entravent et t’empêchent d’être toi, Lauren, fille à part entière.

 

Pourquoi  tellement d’efforts  pour montrer un visage, qui ne t’appartient pas ; 

Viens, il est temps de naître, grandir, t’épanouir.

On pourrait ensemble jeter au feu de joie, les abus, les peines, respirations tronquées,

Et ouvrir les bras, sur la pointe des pieds pour danser aux cotés de la fée qui t’attend.

 

Alors, je pourrais dire au creux de ton  oreille, 

« Au -revoir Lauren, Bonjour LAUREN ».

Le 10 mai 2009