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Je suis un peu triste, comme souvent ces temps-ci, la tête dans les nuages ou plutôt,  devrais-je  dire, dans un nuage particulier, qui me sourit, plus blanc, aux reflets bleutés, plus scintillant, si haut, inaccessible !

 

Bagnoles de l’Orne est une jolie station thermale dont j’ai vaguement entendu vanter les qualités. Son eau de source est riche en oligo-éléments, sa minéralisation légère, ses vertus sédatives, anti-inflammatoires, phlébotoniques ..... en font l’élément idéal pour apporter  des soins profondément bénéfiques. 

Ma sympathique collègue Marie-Claire, se trouve en cure dans cette station,  elle occupe un superbe appartement, face au Lac et à l’Etablissement thermal.  Avant de partir elle me vante les mérites de la station, d’un changement bénéfique pour moi en ces temps difficiles. 

Je prends une décision rapide, téléphone  au Syndicat d’Initiative et l’affaire est conclue. Marie-Claire alertée va voir l’Hôtel, « c’est bien me dit-elle, tout près du centre et pas loin de ma Résidence ». Gentille fille, amie j’ose l’espérer, qui me donne en quelque sorte son feu vert.

 

Je pars, train de 7h10, super,  j’aime  les trains qui roulent tôt comme moi ; correspondance à la gare de Briouze et le car nous dépose au Syndicat d’Initiative.

Je me retourne et surprise,  je découvre un Bâtiment cerné par les fleurs, des bouquets, des compositions, sur les marches, le toit, les plates-bandes ....Je ne sais plus où regarder, je ne peux pas résister. Vite,  je photographie cet écrin sans me douter que j’aurais bien d’autres occasions de m’extasier, de photographier les floraisons qui recouvrent  cette ville.

Après installation  dans ma chambre, je descends faire un tour. C’est encore plus beau que je ne le pensais. Marie-Claire, toujours prévenante, m’annonce : « je vous invite au restaurant (sa sœur est en vacances à Bagnoles, pour quelques jours).

 

Après le bon déjeuner raffiné, elle me fait les honneurs  de cette jolie ville, petite mais très coquette. Je découvre son environnement immédiat, le lac, avec ses pédalos, le Casino, la jolie Résidence où elle loge et de nouveau des fleurs harmonieusement plantées, tons dégradés, assortis. Je pense que l’équipe de jardiniers qui travaillent dans cette ville devrait mériter le prix de beauté. Même les lampadaires  sont recouverts de boules fleuries.

La promenade achevée, nous montons chez Marie-Claire, visite de son appartement confortable, magnifique terrasse vue lac,  détente. Mais en arrière pensée, une préoccupation qui ne me quitte pas, qui mobilise toute mon énergie ; j’aimerais bien avoir l’avis de Marie-Claire, j’en ai parlé avant de venir ; je sens bien son  hésitation, écrits personnels, mais son avis compte beaucoup pour moi et je balaye d’une phrases ses scrupules  « j’ai une grande confiance  en toi, aides-moi, STP, moi je n’y comprends plus rien ».

On s’installe, on discute, elle donne son avis mais ne sait pas que le simple fait de lire est un déchirement pour moi..... Elle résumera la situation en 2 phrases, un constat, un conseil pour les jours à venir.... Marie-Claire est « Sage » mais évidemment plus simple quand on n’est pas impliqué.

Généreuse fille, est-ce qu’en cet instant elle m’apaise vraiment, je n’en sais rien, mais  j’arrive à tenir le coup quand je rentre à Paris,  je m’étourdis en écoutant de la musique qui m’aide à surmonter, en douceur, on va dire des instants douloureux, irréels. 

Je pense soudainement à cette phrase de Picasso : 

« Quand viennent les larmes : accepte la souffrance, souffre et continue d’avancer ».

 

....« Allez, je te raccompagne un bout de chemin, bisous et je rentre à l’hôtel. Etourdie, je me repose un moment puis je descends au restaurent pour m’entendre dire : il est 20h et le repas est à 19h30, on ne peut pas vous servir maintenant. Je suis très surprise devant cette rigidité, la salle à manger est encore pleine, puis, bof, je vais bien trouver une Brasserie. En effet, sur la place de l’unique fontaine de Bagnoles de l’Orne, je dinerai tranquillement, personnel très aimable.

Le lendemain, j’arrive très tôt au petit déjeuner, je discute des bienfaits de la cure,  je me renseigne sur les visites proposées par le Syndicat d’Initiative et  appareil de photos en main, je pars à la découverte de cette jolie station ; je visite le quartier « Belle époque » aux jolies villas, je vais me renseigner à l’Etablissement Thermal sur les soins prodigués, j’essaie de voir Marie-Claire, en soins, le personnel ne la trouve pas sur l’ordinateur, et comme nous avons rendez-vous vers midi, je m’aventure près du lac, très bel ensemble avec le Casino, les jardins fleuris, les pédalos qui attendent les estivants et un joli petit pont décoré avec goût ; dans toutes ces  floraisons, ce qui m’intrigue le plus, c’est la légèreté  de l’ensemble.

Mon amie a changé d’avis, nous avions décidé  d’aller au restaurant mais elle insiste, j’ai tout à la maison. J’en profite pour prendre une leçon de cuisine légère.

 Une petite sieste, et nous partons pour une visite du château de Carrouges. C’est une belle Demeure de prestige du XIVe siècle en briques roses et noires dont les architectes ont tiré parti pour animer les façades ; elle est joliment meublée. Dans la cour et au 2ème étage une très originale exposition de sculptures présentées de façon inhabituelle sur un socle de sable frais ; les tons des personnages ocre, roses, se mêlent harmonieusement à la couleur du sable ; scènes de la vie quotidienne, famille nombreuse, pique-nique,  jeux d’enfants. La visite guidée du château  a occupé agréablement notre après-midi alors, merci « la belle »  toujours très prévenante.

 

Le lendemain, veille du départ, on me signale qu’il est possible d’essayer une formule de « soins découverte » sur 2 jours .Je n’ai plus le temps alors j’opte pour un massage aux huiles essentielles. 

Et là,  je découvre, ou plutôt je reçois un soin  divin, dans un environnement baigné  d’une musique  très douce, un peu étrange. ; Relaxation immédiate, tellement profonde qu’elle déclenche des larmes silencieuses si difficiles ..... Un peu de repos, je reprends mes esprits pour retrouver Marie-Claire. Nous déjeunons, petits bavardages, ballade pour faire des dernières photos. Pierre, le mari  de mon amie arrive pour passer la dernière semaine avec son épouse et  profiter du bon air et moi, je rentre demain matin dans mes foyers, ravie de mon séjour. Mais je n’en ai pas encore fini avec les émotions.

Après une journée bien remplie, je rejoins l’hôtel sur les hauteurs. J’arrive un peu fatiguée ; devant la porte sont disposées trois chaises pour permettre aux clients de reprendre leur souffle.

Alors, comme une chaise me tend les bras,  je m’assois près d’une dame qui a fait des emplettes, gros sac près d’elle. Facile d’engager la conversation, Colette est une charmante touriste, d’un abord agréable et le courant va passer entre nous tout en douceur ; de sourires, en confidences, je vais découvrir que cette dame de 84 ans, qui en paraît 10 de moins, a une passion immodérée pour la Princesse GRACE KELLY de Monaco; « je sais tout d’elle, me dit-elle et en baissant la voix craignant d’être entendue, elle a été amoureuse de beaucoup d’acteurs américains, forcément c’était une très belle femme. C’est mon idole, j’ai beaucoup d’objets chez moi.... » Je suis très surprise qu’on puisse avoir un tel engouement sincère pour une actrice américaine. Alors je demande : « et votre mari, comment perçoit-il cet « amour » pour la Princesse ? Oh me dit-elle, j’ai eu un mari exceptionnel, ouvert, qui m’a permis cette petite folie»

Après le décès de mon mari, j’ai eu une opportunité d’aller à Monaco me recueillir sur sa tombe  qui se trouve dans la cathédrale ; j’aurais bien aimé rencontrer le Prince Rainier, mais impossible...

Je suis très touchée par sa candeur, quel élan de générosité. Nous n’avons pas vu passer l’heure,  et je vais descendre  diner à l’hôtel pour la seule et unique fois (je pars le lendemain).

Je suis placée à une petite table seule et les autres dames sont installées par 4 ou 6. J’aperçois  Colette qui me fait un signe de la main.

De ma place,  j’ai une vue imprenable sur la salle à manger. Les résidents sont assis, la patronne passe avec une grosse soupière et sert 1 louche, 2 louches ? Et continue sa tournée. Si un résident s’absente pour téléphoner ou autre, imperturbable elle sert peu importe si le breuvage se refroidit. La salle servie et moi avec, elle fait les 100 pas, bras croisés, telle une Surveillante d’externat observant la progression du vide des assiettes. Je suis éberluée, prise par un fou-rire naissant et j’essaie de  rester zen  pour assister  au déroulement du repas.

Ensuite à une allure vertigineuse,  assiette garnie devant chaque convive, plateau de fromage servi par la patronne, dessert.

Le repas a été servi vite fait, bien fait et les résidents s’accordent un instant de bavardage. J’en profite pour parler un peu avec Colette et apprenant que je pars le lendemain à midi, elle s’affole, c’est pas possible, vous n’allez pas nous quitter si vite ? Alors je la rassure, nous nous voyons demain au petit déjeuner, moi je descends très tôt et vous ? A 9h me dit-elle, et rendez-vous est pris pour le lendemain (je pense qu’elle a envie de me raconter un épisode de sa vie peut être ....)

 

Après une nuit calme, 4h, c’est mon heure, je me lève, j’ouvre la porte de là salle de bain et là !  La trouille de ma vie,  6 abeilles volent gracieusement, non,  pas gracieusement mais plutôt lourdaudes, doute ?  Est-ce bien des abeilles, des grosses mouches ? Que voulez-vous je suis une fille des villes  et j’ai peur d’une fourmi.

Bizarrement, ces bestioles  volent d’une façon étrange, elles me font penser à des bébés qui viennent de naître si bien que je peux maitriser ma position de repli au cas ou elles décideraient de venir me faire un câlin. Douche tellement rapide que j’ai failli m’ébouillanter ; le temps de me sécher et j’en aperçois une sur ma brosse à dent, l’autre sur mon parfum (elles sont d’un sans gêne !), je me précipite dans la chambre et là, pitié, j’en vois une sur l’oreiller. C’en est trop, je craque, je m’habille, tee shirt à l’envers  et je descend prête à faire un scandale. J’explique  ma mésaventure, oh ! Me dit la patronne on va s’en occuper (sous-entendu, tu vas pas nous embêter pour quelques insectes).

Dégoûtée, je vais me réconforter à coup de tasses de rhum, non, non, de café noir, croissant, pain grillé ; peu à peu je me détends, les résidents arrivent, tout au moins ceux qui commencent leur cure assez tôt. 

Installés derrière moi, 2 petites dames, Eliane et Yvette me sourit, la salle à manger est presque vide et comme j’ai terminé mon petit déjeuner, et que je ne peux pas retourner dans  ma chambre, je change de place et explique à ces dames mon plaisir d’écrire, d’observer. Très intéressées elles s’écrient : « mais alors vous êtes une artiste » Non ! Non ! Je n’ai pas cette prétention, simplement je dépose sur les pages du Blog mon trop plein de  chagrin, des nuages de larmes ou à l’inverse la joie d’un grand bonheur, des lettres d’amour destinées à  ....

Tenez,  notre rencontre figurera dans une Nouvelle intitulée « Marie-Claire, Bagnoles de l’Orne et Moi». Du coup elles répondent volontiers à mes questions.

Elles sont amies de classe de longue date,  adhérentes  d’une Amicale des anciennes élèves (4 élèves) qui se réunissent pour des échanges. 

Yvette a des origines normandes, elle y a toujours gardé des relations.

Pour un changement d’air elles font une petite escapade à Bagnoles tous les ans ; pas de cure mais des sorties, conférences, cinéma, concert, excursions. Charmantes dames actives, curieuses de tout, s’intéressant à mon travail. Quel bonheur de savoir qu’il existe encore des séniors plus jeunes que des ados.

Colette n’est pas encore descendue et une de ses voisines de table me dira « mais vous l’avez envoutée, hier elle n’a parlé que de vous, elle est tellement désolée que vous partiez ! Vous savez, je ne pense pas qu’il s’agisse d’envoutement mais plutôt d’une écoute dont elle a surement un grand besoin. Ceci dit,  je m’installe au salon et .... J’écris.

Colette arrive à l’heure du Rendez-vous, contente de me revoir, et me rejoins au salon, après avoir déjeuné. Nous parlons ou plutôt elle me parle de sa vie, elle aime beaucoup la lecture (j ‘ai des livres partout), de son mari qui lui a dit un jour« ne t’inquiète pas, tu auras toujours de quoi aller chez le coiffeur chaque semaine » (coquette ?)  Je peux supposer que nous parlons d’un homme chaleureux.

Et revient, au milieu de ses confidences, Monaco, la Princesse et le Prince Albert. Il semblerait que ce monsieur envisage de se marier l’année prochaine. C’est une grande préoccupation pour Colette et je donnerais un empire pour lui faire avoir un petit souvenir de ce mariage, qu’elle porterait aux nues probablement.

L’heure du départ approche, je brusque la séparation, descend ma valise et me dirige au point de rendez-vous à 5mn de l’hôtel. Samedi est le jour du marché, je fais un petit tour, tient il pleut ! Petite pluie, Marie-Claire est à sa cure ;  je fais un petit clin d’œil à Bagnoles la belle, « ne pleures pas jolie fille, si ma santé le permet,  je reviendrai avec ces personnes qui occupent mes pensées....

 

Danielle DARMON 

Paris le 15/8/2010

 

 

La tentation était forte et je n’ai pas résisté de chercher, sur Google, des renseignements sur ce mariage. Je me doute que vous en savez bien plus, mais je dépose cet article ici en souvenir de notre brève rencontre. Prenez soin de vous !

Un mariage estival pour le prince Albert de Monaco
Par TF1 News (D'après agence), le 24 juin 2010 à 06h42, mis à jour le 24 juin 2010 à 06:53
Les fiançailles du prince avec la Sud-Africaine Charlene Wittstock ont été annoncées mercredi ; et Albert II a dévoilé dans la foulée la période prévue du mariage : ce sera à l'été 2011.
Le prince Albert II de Monaco et Charlene Wittstock lors du mariage de la princesse Victoria de Suède et de Daniel Westling à Stockholm le 19 juin 2010. © Mousse-Nebinger-Orban/ABACAPRESS.COM
C'est le quotidien Nice-Matin qui a eu la faveur des confidences princières : le prince Albert II de Monaco, 52 ans, tout fraîchement fiancé à la Sud-Africaine Charlene Wittstock, 32 ans, annonce que les deux futurs époux comptent célébrer leur union à l'été 2011. Dans un entretien publié par Nice-Matin, Albert II se dit "heureux" de faire part de ses fiançailles, et de partager "(sa) joie" avec la population monégasque qui "était dans l'attente de ce moment".
Mariage avancé pour Albert II et Charlene Wittstock
La date du mariage d'Albert de Monaco enfin dévoilée
Albert de Monaco voudrait des enfants avec Charlène
Albert II intronisé à la tête de la Principauté de Monaco
Invité à décrire la personnalité de sa fiancée, le prince rappelle son passé de championne de natation et souligne que, "construite sur les valeurs du sport, elle a une personnalité affirmée". Mais au-delà de ce passé de grande sportive, "son intérêt pour les causes humanitaires, tout particulièrement pour les problèmes qui touchent à l'enfance, est l'expression de sa grande sensibilité et de son ouverture aux autres", ajoute-t-il.
Interrogé sur sa vision du rôle de la future princesse à ses côtés, le successeur de Rainier III dit souhaiter que "Charlene, qui aime Monaco et qui en a déjà une bonne connaissance, en comprenne toutes les spécificités afin de s'intégrer pleinement dans le vie de (son) pays". Et il "souhaite aussi que la population monégasque l'accueille avec bienveillance. Et qu'elle apprécie ce que sa culture et son regard nouveau peuvent nous apporter".
Une longue idylle
Le prince et la nageuse, qui se sont rencontrés il y a plusieurs années, faisaient fréquemment des apparitions publiques ensemble, dans des événements sportifs et culturels, ou au Bal de la Rose qui ouvre chaque année la saison monégasque. Ils avaient accordé il y a quelques mois une séance de photographie privée au magazine Point de vue, ce qui pour les observateurs du protocole des cours royales et princières était la pré-annonce officielle des fiançailles.
La blonde Charlène a commencé à attirer l'attention sur ses performances sportives à la fin des années 1990, avant de porter les couleurs sud-africaines aux Jeux olympiques de Sydney en 2000. Sa carrière a connu son apogée deux ans plus tard, lorsqu'elle a remporté trois médailles d'or à la Coupe du monde, en 50 mètres et 100 m dos crawlé, ainsi qu'au relais quatre fois 100 m.
Lui-même amoureux du sport, le prince a participé à cinq Jeux olympiques, de 1988 à Calgary à 2002 à Salt Lake City, en tant que membre de l'équipe nationale de bobsleig. Il est membre du Comité international olympique depuis 1985 et président du Comité olympique monégasque.