Et si on parlait de Ponctuation,

plus précisément du Point d’interrogation ?

 

 

Amoureuse du Point,

d’interrogation, évidemment,

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des questions, des réponses

Crainte du Point final.

 

 

Je tourne une page blanche, de mon cahier, je m’apprête à la couvrir de mots charmants pour en faire un récit quand, je t’aperçois, grand, magnifique, souriant légèrement, timide, toi qui fais partie d’une famille appelée « Ponctuation ». Je chéris particulièrement cette lignée sympathique, elle m’est nécessaire quand j’écris ou bien lorsque je lis mes Nouvelles en public…

Après une si longue absence, je me demande encore qu’as-tu fait sans moi ?   Je t’ai perdu il y a un an ou deux et je te retrouve aujourd’hui, en forme… quelle joie ! Moi je suis toujours la femme qui passe son temps a écrire, à s’interroger, à s’analyser, mais aussi charmée par ta présence ; Point d’interrogation, tu m’offres des réponses sur tous les sujets, à toutes mes questions, par tous les temps en hiver comme au Printemps, même au creux de mon oreiller quand la réponse tarde à venir et m’empêche de dormir. Mais aussi tu peux me dire, tu vas trop haut dans le rêve, ne crois-tu pas que la chute sera douloureuse ?

Très vite tu m’es devenu indispensable, j’ai osé te demander : « veux-tu être mon ami ? » feras-tu le serment de me servir loyalement, me dire le mot juste, la définition qui répond à mes attentes, afin de sortir de l’anonymat des banalités. 

Devenir ton ami ? mais je le suis depuis toujours, tu le sais bien, souviens toi, je t’ai proposé d’habiter ensemble pour travailler plus aisément. Tu n’arrêtes jamais de m’interroger sur tout, sur notre devenir, nos souhaits qui tombent à l’eau, …le nuage qui passe tranquillement en t’ignorant. 

Je me souviens, tu répétais sans cesse, j’aimerais me singulariser, me glisser à l’intérieur des mots pour changer leur sens, être quelqu’un d’autre, reprendre ma vraie place, faire peau neuve en quelque sorte.

Mes interrogations deviendront tes suggestions, tu espaceras tes fugues pour un suivi pointu de notre travail.

Je suis très contente de t’avoir retrouvé, le temps m’a paru long, on va pouvoir reprendre nos fou-rires, nos joies !!! J’ai perdu des amis, j’en ai consolé d’autres, mes Muses antiques sont toujours là, fidèles, une petite nouvelle se penche un peu trop sur mes écrits, elle s’applique à remplir mon réservoir d’idées.

Tu exagères, ce n’est pas sérieux de rester seule à travailler toute la journée, on devient fou à corriger ses écrits…

Écoute, si je devais te présenter, l’ami idéal, tranquille, qui donne sans rien donner, où voudrais-tu le rencontrer ?

J’aimerai bien près de cet arbre, adossée à son tronc, entourée de ses fleurs, je l’attendrai, en écrivant, sans m’apercevoir que tous mes écrits, parlent de lui…

 

Bercée par la musique « Après un rêve, Gabriel Fauré »,

je me réveillerai,

Un peu éblouie devant tant de beauté,

je le chercherai des yeux...

 

 « Nous ne voyons pas les choses telles quelles sont, nous les voyons telles que nous voulons qu’elles soient » (Talmud). 

                                                                                             

DANIDAR

Juin 2018 

 

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